‹ Théorie mathématique des assurancesChapitre 44 sur 69 · CALCUL DES PRIMES DE L'ASSURANCE CONTRE L'INVALIDITÉ · texte numérisé non relu

CALCUL DES PRIMES DE L'ASSURANCE CONTRE L'INVALIDITÉ

qui suit son entrée en invalidité une pensiom:. Si {x -[- $) est rage auquel tout le monde est considéré comme invalide et où Ton cesse de payer sa cotisation , si (a? -[- r) est rage auquel il n'y a plus de vivants , l'égalité des valeurs actuelles des primes qui doivent être versées par les sociétaires valides et des pensions qui seront payées aux invalides nous donne la relation :

Si l'on pose *

on aura ;

Enfin, si Ton désigne par H^^.i et E^. les quantités suivantes:

la prime annuelle xs sera donnée par la relation •

On construira des tables des quantités A, F, H et E, et à l'aide de ces tables de commutations on obtiendra

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le rapport - de la cotisa tioa à la pensîon par une

formule analogue à celle qui donne l'annuité xiag^ère ordinaire.

Au lieu de servir une pension d'invalidité, la Caisse d'assurances pourrait attribuer un capital G à chacun des sociétaires qui devient invalide pernixanent. Si l'on suppose, comme d'habitude, que ces capitaux sont payés au milieu de l'année , ce qui revient à prévoir qu'il y aura autant de gens qui deviendront invalides dans le premier semestre que dans le second , on aura :

Par les commutations :

ic \ I / x + n arf»

On peut faire apparaître dans cette relation les probabilités d'atteindre un certain âge en restant valide. Ainsi, soit p^ la probabilité pour qu'une personne d'âge X atteigne Fâge {x -|- k) en restant valide :

* Remarquer que par hypothèse, Ux + ^ — 1, puisque (« + 5) est Tâge limite de validité.

CALCUL DES PRIMES DE L'ASSURANCE CONTRE L'INVALIDITE 347 fi. ^ ^ I.

on obtient:

Généralement les cotisations et rentes sont payables en plusieurs termes dans Tannée. On pourra faire alors un calcul analogue à celui qui a été fait à propos des annuités fractionnées. (Voir Assurances sur la vie, page III et suivantes.)

Supposons, par exemple, que la cotisation annuelle u soit payable en k fois par an. La valeur actuelle de toutes

les cotisations t: qui seront versées est ^ale à :

On peut supposer que la variation du nombre des valides est , dans Tannée , proportionnelle au temps :

> 2 =t> Y Iv V \

Xi- f? X fi \ X Xfl/

et porter ces valeurs des quantités Inconnues ;

dans l'expression précédente. On peut aussi plus simplement faire la même hypothèse sur les quantités A^.

et on obtient alors :

[A.+ A.,> + ...]=a[E,,, + ^Aj-

De même si la rente d'invalidité tu est payable en h! fois par an , elle aura pour valeur actuelle au début de l'assurance :

4h 4-^-^ir 1

et la relation entre cy et x s'écrira :

On voit que la possession des deux tables de valides et d'invalides dont nous avons indiqué la construction , suffit au calcul des primes pures des capitaux et rentes d'invalidité*.

* M. le D' Schaertlin vient de faire paraître à Berne, chez Staempfli et C^*, un opuscule ayant pour titre : Contributions à la théorie mathématique de Vassurance en cas d'invalidité. Les calculs y sont conduits d'une façon tout à fait difTérente de

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