Un vieillard obtiendrait des résultats encore bien plus
considérables en faisant un même versement de 1000 francs à
l'âge de 90 ans pour en recevoir le produit 7 ans après; en
effet, comme il ne reste à cette époque que 9 vivants sur 1460,
chacun des survivants aurait a recevoir 1000 — ^ ^^^
ou 21 3 400 francs, ce qui représente un placement a intérêts
simples à 3ooo pour 100, et un placement à intérêts composés à i36 pour 100 par an.
Ces deux opérations, qui ne représentent que la combinaison initiale poussée à l'extrême dans un sens ou dans l'autre, n'ont jamais été appliquées. La première pourrait l'être, car elle correspond à un besoin; le capital touché par l'enfant à l'âge de 3 ans pourrait compenser pour sa famille les charges que doit entraîner son entretien et son éducation. Quant à la seconde, elle ne répond à aucun besoin réel, et, n'apportant pas la réparation d'un préjudice matériel, elle ne serait plus qu'une spéculation financière.
On a trouvé, pour l'assurance en cas de vie, comme pour l'assurance en cas de décès, une combinaison ingénieuse qui permet de lui faire rendre son maximum d'eff'et utile, et de la vivifier en l'adaptant aux besoins d'un grand nombre de personnes : c'est la rente viagère, immédiate ou différée. Cette combinaison apporte bien la réparation d'un dommage, et cette réparation se produit d'une manière continue, répondant ainsi au dommage, qui provient lui-même d'une cause permanente, la vie, et se perpétue tant que cette cause subsiste.