‹ Théorie mécanique de la chaleur ... [3 vol.] (volume 2)Chapitre 37 sur 49 · AF = (P-^AP)AV · texte numérisé non relu

AF = (P-^AP)AV

qu'à la condition que l'accroissement de volume AV et la chute de pression AP qui en résulte soient très-petits ; mais, pour une vapeur saturée, cette condition prend un caractère accentué et spécial. T-.e volume V qui résulte de l'évaporation de l'unité de poids d'un liquide n'est pas quelconque, conune pour un gaz : il est spécifique. Nous ne pouvons point l'accroître ou le diminuer d'une quantité finie, si petite qu'elle soit, sans qu'il ne faille modifier d'une manière spécifique aussi et la pression et la température, si nous voulons que la vapeur reste saturée. Le travail P(V, — w,) = Pu, résultant du passage du volume spécifique iv, au volume spécifique V„ est, par conséquent, spécifique aussi, conmie l'établit d'ail-

leurs notre démonstration : l'élément différentiel pour ce travail est

dF = udV H- P(c?V — dw) = ud^ -t- Prfw,

et non pas simplement PrfV, comme cela a lieu en général quant aux gaz.

Afin de bien me faire comprendre, je prends deux exemples frappants, sur lesquels je reviendrai en temps et lieu. Lorsque la vapeur saturée de l'eau se détend d'une quantité finie, il s'y produit une condensation d*eau; lorsque la vapeur saturée de Féther sulfurique se détend d'une quantité finie, elle se surchauffe au contraire, c'est-à-dire que, bien que sa température baisse par l'acte de la détente, cet abaissement n'est pas assez grand pour tenir la vapeur au point de saturation. Ainsi, après la détente yfme, nous n'avons plus affaire au même genre de corps qu'avant la détente. Nous voyons donc que l'approximation à laquelle nous arrivons, en posant

Page 1