‹ Théorie mécanique de la chaleur ... [3 vol.] (volume 3)Chapitre 21 sur 136 · LIVRE II, CHAPITRE I · texte numérisé non relu

LIVRE II, CHAPITRE I

d'êlre dit des atomes uniques A , B. Mais alors déjà l'explication se complique ; il faul greffer sur elle des hypothèses accessoires et gratuites ; lu toutefois n'est pas le point vulnérable.

Une condition suprême est tm[)oséeà ce mouvement, oscillatoire ou translatoire , invisible, des [i ; il faut qu'il reslc inaltéré, lant qu'il ne se communique pas, tant que A et B i-estenl immobiles. Autrement la somme de travail qu'il représente irait en diminuant sans cesse et sans cause dans l'uifi- VERS : iiikil in nilùltim.

ilfaul, en un mot, que chaque ii-, après avoir frappé normalement A ou B, rebondisse sans perte de vitesse. Mais, pour rebrousser chemin ainsi , il faut que chaque n s'arrêle , passe nu repos pendant un instant infiniment petit. Il faut donc de loule nécessité que dans les [^ ou dans les atonies A et B euxmêmes, il y ait quelque chose qui soit capable, sans préexislence de mouvement, de faire passer la matière du repos au mouvement ou du mouvement au repos.

Je viens de considérer l'attraction dans toute sa généralité ; la même chose rigoureusement peut se dire de la répulsion , dans sa forme la plus générale aussi; pour être complet, je prends cependant un exemple spécial de ce dernier genre de phénomènes , et je suppose que les gaz soient constitués par des particules matérielles qui se meuvent dans toutes les directions possibles, chacune en ligne droite, et qui changent de direction sans changement de vitesse lorsqu'elles l'encontreiit un obstacle fixe.

Dans celte hypothèse , une dos plus claires et des plus iog-énieuses certes qui aient été proposées et que je choisis précisément par cette raison, dans cette hypothèse, dîs-je : l"la densité du gaz relève, comme de juste, du nombre relatif de molécules renfermées dans l'unité do volume ; S» la pression est due aux cliors des molécules du gaz contre les parois du vase qui le contient; 3° la température du gaz dépend de la

e des molécules. Le caloriqae n'est , dès ce mo^

vitesse absolui

menl, plus un principe particulier; les phénomènes de c leur dans les gaz sont dus désormais, et exclusivement, au mouvement roclilignc des particules constituantes : ce qu'on avait pris jusqu'ici pour une répidsion réciproque des [ gazeuses résulte des chocs de ces parties contre les parties eid repos ou en mouvement des corps qui servent de contenanta au gaz. Je reviendrai plus en détail, et comme il convientJ sur cette hypothèse. Pour le moment, je ne fais remarquerl qu'une chose.

Chaque atome, en frappant la surface d'un corps en repos (par exemple les parois du réservoir où se trouve le paz) , i relève avec toute sa vitesse initiale; autrement le travail t représente son mouvement diminuerait sans cause : nihil i. nikitum. Chacun, au moment du choc, commence par pei'drï toute sa vitesse, s'arrête un instant infiniment court, et re-j prend une vitesse égale en sens contraire,

Il faut donc que ces atomes ou ceux des corps frappés suienkj élastiques; il faut en un mot qu'il s'y trouve quelque chose qal A sans aucun mouvement antérieur, soit capable de tirer la t lière du repos ou de l'y faire rentrer.

Que l'on examine de près telle hypothèse qu'on voudra qtn tend à expliquer tous les mouvements du monde inanimé pal d'autres mouvements anlérieurs , et l'on verra que celle hypoH thèse peut finalement être réduite aux termes précédents, n'est en aucune façon nécessaire, pour airiver à cette réduc J lion , de remonter à l'origine des choses , de faire de l'hiS"! toire au lieu de faire de la physique. Partout où deux molé-H cules oscillent , sont dans un étal de va-et-vient et passent par des périodes alternatives de mouvement et de repos relatifs, il faut qu'il se trouve quelque chose d'absolument différent d'elles-mêmes en nature , qui soil capable de détruire le mou' vement établi , et de rétablir intégralement le mouvement c Iruil.

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