‹ Théorie mécanique de la chaleur ... [3 vol.] (volume 3)Chapitre 49 sur 136 · LIVRE H, CHAPITRE II · texte numérisé non relu

LIVRE H, CHAPITRE II

source de froid, et, par un travail externe, on le refoule à son volume initial. Tout flux dynamique du dedans au dehors ayant cessé, il est visible que l'énergie de la force calorique s'augmente proporlionnellement à ce travail externe et au travail interne dû au rapprochement des atomes par la foi'ce gravifique. La température, la Jbixe répulsive du calorique, la pression du corps reviennent donc à leur valeur primitive. Par la conduite même de ces quatre opérations, il se trouve que le flux dynamique du dehors au dedans a été plus grand que le flux du dedans au dehors. En d'autres ternies, on a rendu moins de chaleur à ta source de froid qu'on n'en avait pris à ta source de clialeiir. Ll résulte, par conséquent, du simple principe d'équilibre général des forces, que le travail externe d'abord produit a été supérieur au travail externe ensuite dépensé; mais comme te corps est revenu sous tous les rapports à son état primitif, la somme de travail interne d'abord produite, puis dépensée, se réduit à zéro. Il y a donc proportionnalité nécessaire entre le travail externe reçu définitivement et le déûcit trouvé entre les deux flux dyna-

Si le travail externe a consisté à surmonter des frottements, à écraser, à pulvériser des corps, le flux dynamique qui a fait déficit dans le moteur se retrouve ici intégralement , et il n'y a pas même disparition apparente de la chaleur. Si ce travail est employé à donner une impulsion à une masse libre de se mouvoir, il est évident que l'énei^ie de la force calorique restera abaissée, et n'importe où, tant que ce mouvement, qui est son effet, subsiste. Si la masse heurte un obstacle fixe de telle sorte que son mouvement de translation cesse, la force calorique reprend son énergie première.

En tout cela, comme on voit, il y a simplement équivalence, équilibre, mais nullement transformation.

Examinons ici le choc des corps, auquel nous avons été amenés naturellement. Prenons le cas te plus simple possible,

ÎOO UNIVERS INANIMÉ.

celui d'une bille ([ilomb ou ivoire) que aous laissons tomber d'une certaine hauteur (dans le vide , pour éviter la résislancc de l'air) sur un plan horizontal, rigide et bien résistant.

Que se passc-l-il ici? La bille étant supposée parrailemoKrrS libre et soumise à l'action de la seule force graîifiqne, el^B^ prend une vitesse continuellement croissante, cl son mouv^^ ment acquis représente nécessairement à chaque instant ^M somme d'effort qui a été dépensée pour le produire : cel^M somme est visiblement représentée par le produit du chemi -" parcouru (hauteur de ckule) et de l'effort exercé (poids d- ~" corps). Au moment même de son contact avec le plan resii: — r=itanl , la bille commence à se déformer, les forces internes qu^B^' tenaient les atomes dans leur position résistent à cette défoi — ^mation, et le mouvement de translation est rapidement, mai. -is non point inslaiitaDémenl , détruit. La somme d'énergie total» Me de ces forces se trouve donc nécessairement accrue propor — tïtionnellement à la grandeur du mouvement (force vive) dé- =^5truil. Cet accroissement d'énergie se traduit ici par uniw^z»^croisseMenl de lètapérature.

Selon la nature du corps, la déformation est définitive (bili JT le de plomb), et le corps prend une température définitivemeiTTawl plus élevée; ou la déformation n'est que temporaire (ivoire)^^, l'élévation de température n'est que temporaire aussi, et !^^*!s forces inlernes, ramenant les atomes dans leurs positions pci^rimitives, rendent à la masse le mouvement perdu , mais ^^« sens inverse : la bille rebondit.

Théoriquement , la bille devrait remonter à la hauteur d'«^û elle est tombée. On sait qu'en réalité cela n'a pas lieu ; *^ sorte qu'au bout d'un certain nombre de botids, la bille resie en repos sur le plan, sans cependant être déformée le moi*** du monde. On a expliqué ce déchet de mouvement en disa"' qu'aucun corps n'est parfaitement élastique, explication çwi ne nous apprend rien du tout. La raison de la perte finales' totale du mouvement est très-simple.

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