LIVRE II, CHAPITRE II
de l'intensité électrique ne peut se manifester au dehors par le tnouvement électrique qui lui correspond, elle sera représentée par un accroissement du mouvement calorifique.
Cet énoncé s'applique , par exemple, aux moteurs animés^ ux êtres vivants.
Notre corps, lorsqu'il se comporte comme machine, n'est pas un moteur thermique. La contraction musculaire est, comme nous verrons, due à un flux électrique. Et pourtant il apparaît ou il disparaît dans notre organisme une quantité de chaleur proporlionnelle au travail externe que nous recueil- Ions (en descendant un escalier, par exemple) ou que nous dépensons (en montant cet escalier).
Il résulte aussi de la proposition 11 : IV. Qu'une inême quantité d^ équilibre moléatlaire, rompue ou produite , donne toujours lim à la même somme de mouvement calorique ou électrique, que le phénomène ail lieu successivement et par intermittence, ou tout à la fois. Ainsi, deux corps capables de se combiner chimiquement en diverses proportions, donnent la même somme de chaleur ou d'électricité, soit qu'ils arrivent d'un coup à l'un des degrés de combinaison, soit qu'ils passent successivement par tous les degrés antérieurs. C'est encore là un fait parfaitement vérifié aujourd'hui. Le lecteur voit, en somme, que la synthèse naturelle à laquelle nous a conduits l'analyse des phénomènes nous fournit une interprétation aussi facile, une conception plus élevée surtout, quant à tous les problèmes de dynamique modernes, qu'aucune des prétendues interprétations explicatives et radicalement matérialistes, que nous avons réfutées.