‹ Théorie mécanique de la chaleurChapitre 22 sur 61 · CS« SH SO · texte numérisé non relu

CS« SH SO

CAz Az*0

Bo*a*'6

Sn«CI»

Ph Pb'Cl»

SiCl*'* As* Cl»

âo

là

SI

ii5,4

ii5,o

2,558io?

Oc'

5ooo

MX

tf

lis

lui

174 CHAPITRE VlU.

L'inspection de ce tablean prouye qu'il est nécessaire dan ce ffenre de recherches de tolérer des écarts de i à —, dont

les causes sont d'ailleurs connues. On n'hésitera point malgié

cela à admettre les lois^ serrant de base aux calculs qui pi- .1

cèdent^ si l'on remarque que^ dans la comparaison de l'hydro*

gène et du mercure, par exemple, on est forcé de se senrirde

la valeur de aa donnée par des moyens qui amènent des accn* I

mutations d'erreurs et de multiplier par 25oo la quantité On,

très-petite, et par conséc|uent difficile à déduire des expériences

avec une grande exactitude. Au reste je vais indiquer encore

quelques autres vérifications.

Chlorure de carbone. — A la température 75 degrés, on a,

d'après M. Regnault, A' = 22,214, * = 725,66; et, d'après

M. Is. Pierre, A =1,4823. En y joignant D = 5,3364, on

trouve

ce qui donne pour équation du bi- chlorure de carbone, en posant 71 = A:e,

74054 ={i + k*)aH + i2ke a?.

Pour savoir si la seconde loi s'appUque à cette substance il faat remplacer 6caS' par ùb , ce qui conduit à l'équation

(*« + 2k+i)an=[k+ i)*aH = 74054.

A: = 3 donne ensuite

e = ^> €rH=4628, Hlj acx=an.

C'est la seule valeur de k acceptable; elle va d'ailleurs être confirmée, et Ton peut regarder le corps qui nous occup6 comme offrant une vérification de la seconde loi. Èiher chlorhydrique. — A la température i2«,5 on a

ivec ces données on trouve

et^ pour Féquation de Féther chlorhydrique, après avoir remplacé â4oaS par — i43o4o et aa, a^ par leurs expressions en an qui viennent d'être obtenues,

310270 = 55,25aH + 5 X 71 ag.

En remplaçant 710^ par San il vient

ya2=aH=4447;

et Ton a une nouvelle vérification de la seconde loi.

Chloroforme. — A 60 degrés les données sont

et il en résulte

L'équation du chloroforme, après réductions produites par la substitution des quantités maintenant connues, se réduit à

Elle confirme avec une approximation suffisante ce qui a rapport au bi-chlorure de carbone et à l'éther chlorhydrique.

La valeur de e admise pour le chlore est les deux tiers de l'équivalent chimique 35,5. Si on remplaçait cet équivalent par 72, en changeant les formules usitées, il satisferait à la loi de Proust, se rapprocherait de 80 et de 127 admis pour deux corps analogues, le brome et l'iode ; enfin, il serait triple du nombre e obtenu par les attractions au contact, et ce rapport

se présente comme on va le voir pour le brome et l'iode. Brome. — Â la température 63 degrés, on a, d'après

M. Regnault, >. = 50,95; la chaleur spécifique est 0,107, ^

qui donne L = 44,21. On a d'ailleurs D = 5,544 et, d'après

M. Is. Pierre, A =2,9688; il en résulte

On en conclut e = -^» puis

Cette valeur est trop faible, et^ cependant, le dénominateur de e ne peut être remplacé ni par 2 ni par 4^ puisqu'il en résulterait pour aé^ les valeurs inacceptables i855 et 7420.

Éther bromhydrique. — A 38o,37 M. Regnault donne /i' = 3o,oo6, A = 760 et, d'après M. Is. Pierre, A= 1,8952; en y joignant D = 3,7008, on trouve

L'équation de Téther bromhydrique est, après réductions,

377710 = 5oaH + 3o X y aj' + 24 X 6 X -ô-aî:^

Il est évident que la seconde loi est ici en défaut, quoique les analogies du chlore et du brome portent d'abord à supposer le contraire.

Hydrocarbure de brome. — A la température i3i*°,6, on a

A' = 21,09, h = 'j6oy D = 6,5x4, ^ = 1^89;

il en résulte

et l'équation

Posons -:t- al' = X an et 6x-o^0'l'=^yciB; déjà nous avons appris, en étudiant Téther bromhydrique, que a? et y n'égalent point l'unité, comme le veut la seconde loi. Hais, si l'on profite

des deux équations qui renferment ces quantités pour en cal*

culer les valeurs, on trouve à peu près x = 2 et y=— ;» '

c'est-à-dire que Ton a

iX-ô-aH=2aH et 6x-5-«? = — «h.

Ces relations réduisent Téquation de Télber brombydrique à

aH=5io4y el celle de Thydro-carbure de brome à

aa = 5o4o.

En même temps elles conduisent à modifier et à étendre la seconde loi qu'on peut énoncer de la sorte :

Si, pour deux éléments quelconques, on forme le produit de leur attraction au contact par les nombres B, C en rapports simples avec leu\*s équivalents et que fait connaître leur étude on celle de Vensemble des composés dans lesquels ils entrent, ork obtient l'attraction au contact de Vhydrogéne ou un multiple par vin nombre K positif ou négatif simple:

Alors là première loi pourrait être généralisée de manière à comprendre la seconde^ mais la valeur

(216) c>- (^BP)'

pour un composé quelconque s'obtiendrait en divisant le carré de la formule mise en nombres par la somme des carrés de ses exposants et de leurs doubles produits multipliés respective- "tienl par les valeurs convenables de K. Cela résulte do Tapplieation de la formule (211) à un composé quelcoo^me; Si on la simplifie au moyen de (212) et (2i5), ce qui doifâè

on volt de suite qu'avec la définition précédente de e% la valeur ^ea suit pour les corps composés la même loi que pour les ^îorps simples. 11 y aura lieu de recbercher si les équivalents ^es composés définis delà sorte peuvent être utiles en cliimie. On pourrait peut-être faire rentrer dans cette loi 6x8ac et

178 CH%rrm nn.

Socf en les sappo^nt égaux, aa signe près, à -7^, ce qui

exigerait pour Oc la valenr aH=4620, et pour aô '«^ ^^l^^ur Oh =5364*

Iode. — A 173 degrés^ on a, d'après Mil. Favre et Silbermann, L=23,95; eo yjoignant 0 = 8,716 et A=3,9i8S, en trouve

a = 2,270, et l'on en conc!ut

Celte valeur du nombre fondamental est trop faible; mais elle serait pins considérable sans doute si Ton connaiss;iit la véritable Taleur de A au lieu de celle que j'ai calculée au moyen de coefQcients de dilatation pour des interrallcs de teni|)orature qui ne sont pas les mêmes que dans le calcul. Élher iodhydnque. — A 55 degrés, on a

Il en résulte

et l'équation

38o3co=5o^H-f-3oX-~^ciL+24x6x^ai.

Si Ton pose ^-^a\i=xan et 6x^«'c=ycie, on arrive, f" remarquant que 38o3oo égale 5i39X 74> à

3oa?-{-24y = 24.

Celte relation est vérifiée quand on y fait, parjuialogie avec I^

brome, x=2 et y = ; mais cette solution n'est pas ccf'

taine parce que le second membre 24 peut être modifié, elau^s* parce qu'il existe d'autres solutions simples entre lesquelles ^^ ne pourra choisir à coup sûr qu'en étudiant d'autres substan<^ contenant de l'iode.

ACTIONS MOLÉCCLAIRES. 179

Soufre. — A la température 45o degrés, on a, d'après

[. Regnault^

i Ton y joint D=: 6,654 et A=i,554 (?)> on oblicr.t

lien résulte

e=i6y ûe*=5556.

Sulfure de carbone^ CS*=:::38.— A 46 degrés, les données sont

ft^=23.954, ^=760, D=2,63, Ai=ij22.)8.

lien résulte

et

(-5-1 a = ac'i=436i.

Le sulfure de carbone fournit encore une vérification de la seconde loi.

Gaz sulfhydrique. — A o degré, on a

Il en résulte

a = 53,58 et Téqualion

15484=2 (îh -4-32 oj;

pour que la seconde loi fût applicable à cette substance avec le coefflcienl-» il faudrait qu'on eût

i6a^=-au et au=-— ^ = 5ï6i 2 3

Acide sulfureux, S0* = 32.— A la lemiiéralure — 10 degrés, on a

Avec ces données, on trouve

a = 25,3o ^l lï'qualion

259io = 5ÉrH4-4x8Xi6îi?.

iSO CHAPITRE YIII.

Il est probable que 8x i6a? est nul, et il en résulte

aH:=5i82.

Ammoniaque, — A la température lo degrés, M. Reguaull

donne

et, d'après M. d'Andréeff, on a A=r 0,6282. Si] Ton y joint

D =220,591, on trouve

L'étude de l'ensemble des composés d'azote montre que

58 646= i3aH-l- i2X7aH ,

e = — =7; réquation de Tammoniaque est

et Ton voit que ait est nul ou négatif. La première hypothèse

donne

Gh=45ii-

Cyanogène. — A 2<»,2 on a, d'après Faraday,

11 en résulte

a = 44^66 et réquation

30190 = 8 ÛH -h 8 X 6x 7 aê', d'où Ton conclut

— 6X7^0* =7^H, ai,=5o3i.

Protoxyde d'azote. — A o degré, on a, d'après M. Regnault?

et, d'après M. d'AndréeCT, A=o,937o. En y joignant D=i,52y?

on trouve

A 20 degrés les données sont

isulte

opte proYisoirement la valeur intermédiaire 3o; on 'équation

14520 z= San -1-4x7X80^.

it guère douter de Tapplication de la seconde loi avec

Bnt , et l'on a

7X8a;,= — ian, aH=484o.

•e de bore. — A 17 degrés, M. Regnault donne !,55i3o, et d'après MM. Wôhler et Deville, on a Si Ton y joint D = 4,07, on trouve

ant pour le bore e = — ^> il en résulte, pour le le bore, e= J^^ > ce qui donne

ae*=4722,

une nouvelle vérification de la seconde loi. re d'étain. —A ii5,4 degrés, on a

me

5q )robable que, pour l'étain, la valeur de e égale -^»

:ourni par la force de réunion de ce métal ; il en ré-

i3o ir le chlorure d'étain, e = -f- = 26, et par suite

ae*=4oo2.

182 CUAPITBE YIII.

Phosphore.— Pour ceiic subsîance les données précises manquent. M. Schrœller, dans le tome XXIV de la 3* série des Annales de Chimie et de Physique, f.4^S, donne avec réserve pour forces élastiques en millimètres aux températures i65, 170,

180, 200, 209, 218, 226, 280 degrés les nombres 120, 178, 204,

«)/ 266, 339, 359, 393, 5i4 J'en ai déduit pour log - aux terapc-

ratures 1670,5, 175, 190, 209, 221, 224, 228 degrés les valeurs 2,85947, 2,2i6o5, 2,12029, 2.18329, 2,o5320, 2,47445? 2,82463. Il est difficile de tirer parti de ces résultats pour calculer Taltraclion au conlact. J'ai préféré me servir de la \aleur

3, e = -T7-' obtenue par les forces de réunion pour le phosphore;

elle est probablement convenable aussi pour les attractions au contact, et elle donne

Si maintenant on emploie pour une première approximation 1,5 comme densité du phoî^pbore à 290 diigrés» la formul*î (202) donne ^

log- = 2,558 10.

Ce nombre ne sort pas des limites entre lesquelles se Irouven renfermes ceuxquisontdéduisdesexpérienccsde M. Schrœller Chlorure phosphoreux. — A 74 degrés, on a, d'aprè; M. Regnault, A'= 23,4566; A = 764,i534 et, d'âpre- M. Is. Pierre, A = 1,4825. Si on y joint D=: 4.742, on trouva

Le chlorure phosphoreux est composé de 3i de phosphore o de 106,5 de chlore. Sa formule, en employant les valeurs de équivalents données par les attractions au contact [H)ur 1 phosphore et le chlore, est Ph'Cl*''= 137,5. L'équivalei:

ACTlOIfS MOLÉGDLArRES. i83

«le ce composé est donc e =i-^ = i8,33 et Ton en conclut

ae» = 4 709,

ce qui conslilue une Térificalion de la seconde loi, Chlorure de silicium, ^X 60 degrés, on a

on en conclut

a = 4,864, eU'éqnation

ni 79o6or=2i,25au -f 9X21 x Vus!-

lle.U évilent que 21 x ^a^ est négatif; si noas lé supposons

è'é'àl à — en valeur absolue, il vient 2 '

Mais ce résultat aurait besoin d^ètre confirmé. Chlorure d'arsenic. — A 1 38^,8, on a

lien résulte

et, si l'on suppose pour l'arsenic c = 4-

ae* = l — i-j a=54oo.

Auracliun au contact dans les gaz. — Lorsqu'on tire de la

formule (90) les Valeui s de p eide-jj pour les substituer dans

(64) el qu'on s.ipprime les quantités négligeables, on trouve, pour vakur de Tattraction au contact dans un gaz,

M) ^-2(li} = A = io333^^=.o333^ïi=^.

484 CHAPITRE Ylll.

En proPilant de Téqualion (190] on peut encore écrire (219) (o,ooi3D)'o = io333^5^L=^.

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