CALCULÉE
1. La vapeur était produite dans une très f^ande chaudière, dont un manomètre à mercure, à air libre et à tube de cristal, indiquait la pression ; elle était amenée dans un réservoir résistant, en cuivre, de 3G litres, placé dans un bain d’huile dont on pouvait à volonté régler la température. Ce réservoir était pourvu de deux robinets, l’un d'introduction, l’autre de sortie Je pouvais ainsi faire passer par la chaudière ossex de vapeur pour ètro sûr qu’il ne restait plus d'air ; alors scolemeot je fermais le robinet d’échappement et j’attendais assez pour être sûr que la vapeur fût non-seulcmcntù la pression de la grande chaudière, ce qui avait lieu instantanément, ruais aus^i à la température du bain d'huile. Je n’ai pas besoin de dire que tout était disposé pour qu’il ne pût arriver aucune trace d'eau par le tuyau d’amenée de la vapeur, et que d’ailleurs les robinets eux-mèmes étaient & la température de ce bain. Dans cet état de choses, je formais le robinet d’inlroducUon, je dévissais le tuyau
On voit que, sauf deux exceptions, les nombres de l’observation concordent avec ceux du calcul autant qu’il est possible de le désirer. Je n’hésite d’ailleurs pas à admettre que c’est l’expérience qui est en faute.
4». Je passe enfin à un dernier genre de vérification à la fois plus utile encore que les trois précédents. 11 repose sur la solution du problème suivant : « Étant donnée une vapeur d’eau saturée ou sur- « chauffée à une pression connue, déterminer la chute de lempéra- « ture qu’éprouve cette vapeur en passant brusquement à une autre • pression donnée, sans rendre de travail e.\terne.»
Soient po, Ro, T». Eo les pressions externe et interne, la température et le volume de la vapeur avant la détente, soient pi la pression externe et Ri la pression interne après la détente brusque, et t, la surchauffe spontanée cherchée.
Nous avons :
Tl Eo
Ri = (Po "H Ro) TjT" • -gj Pi
En vertu de la relation (I), nous avons :
El =EoPo — d’où tJEi = — EoP»-^ pi P'
Il résulte de là :
RrfEi=-E„p„-^((p„-hR.)^.;^-p. )