THÉORIE DES LIQUIDES ET DES SOLIDES
Je donne ici telle quelle la traduction du beau travail de Zeuner sur l’application de la théorie mécanique de la chaleur à l’étude des liquides et des solides. A ma connai.v'^ance, très peu de données expérimentales nouvelles ont été ajoutées à celles dont Zeuner a pu disposer pour ce travail, et la plupart des lacunes qu’il signale existent encore. Je ne crois pas non plus que l’analyse mathématique ail fait faire un progrès sérieux à la question depuis celle époque.
Les principes de la théorie mécanique n’ont été , jusqu’ici, appliqués que dans quelques cas spéciaux à l’élude des manifestations de la chaleur dans les corps solides ou liquides : telles sont, par exemple, les recherches de JI. James Thomson sur les phénomènes que présente l’eau. Mais ce genre d’études a conduit à quelques découvertes théoriques très remarquables dont la jusle.sse a été, plus tard, constatée expérimentalement par MM. W. Tliomson et Joule. Comme ces recherches si éminemment intéressantes démontrent le plus puissamment l’exactitude de la nouvelle théorie, je vais m’en occuper encore plus particulièrement dans les p,iges suivantes et pré.-enter, sur les phénomènes des corps solides et liquides, une série d’études qui me sont propres.
Ainsi que nous l’avons fait pour les vapeurs et les gaz, il faut ici soigneusement distinguer si le corps soumis à l’étude .se trouve ou non modifié dans sa structure interne, dans son état d'aggrégalion pendant le cours d’une expérience. Nous supposerons d’abord qu’.iucunc semblable modification n’a lieu, et que le corps reste soit à l’état liquide, soit A l’état solide.
Les équations générales s’appliquent dès lors dans ce cas.
Soient v le volume de l’unilé de poids du corps, p la pression à laquelle il est soumis, t la température. Nous avons :