ETUDE DES PHÉNOMÈNES TU EBJUQUBS
L'air contenu dans le vase A avant le mélange esi à une température f et il possède une certaine énergie intérieure. Le vase B étant vide, le gaz double de volume, sans effectuer aucun travail extérieur; d'ailleurs le calorimètre D'indiquant aucune variation de température, la imri-.fi>rrnaliim s'est opérée sans absorption ni dégagement de chaleur. Si dans l'équation générale
(5) EQ = iU + S,
on fait S = o el Q = o, il vient AU = o. Ainsi, l'énergie intérieure du gaz est restée constante pendant la transformation; elle est donc indépendante du volume el fonction de la température seule.
Dans une autre expérience, M. Joule a séparé les deux vases et les a placés dans deux calorimètres différents, en avant soin d'entourer d'un manchon le tube de communication, alin d'éviter autant que possible les pertes de chaleur qui pourraient avoir lieu par ce tube. L'un des vases A renferme encore un gaz à la pression de 22 atmosphères, l'autre B étant vide à peu près. Quand on établit la communication, le calorimètre qui renfermait le gaz comprimé se refroidit, l'autre s'échauffe, mais il y a compensation exacte entre la chaleur absorbée d'un coté et la chaleur dégagée de l'autre. Le gaz comprimé prend pendant la détente une vitesse très-sensible qui donne lieu à une disparition d'énergie calorifique transformée en énergie sensible. Quand le gaz arrive dans le vase B, son mouvement de translation se transforme en mouvement vibratoire par les chocs contre les parois, l'énergie sensible disparaît et reproduit de l'énergie calorifique. Mais nous aurons l'occasion plus tard d'étudier ce phénomène.
Cette dernière expérience de M. Joule a été vérifiée par M. Regnault dans des circonstances très-variées.
PHEM1ËBE PiSTIB. - dlAClTRE II.