Considérons un système de corps conducteurs A, B
C sur lesquels sont répandues des charges électriques
Q,, Q,, Oi L'équilibre électrique étant établi, le potentiel a une valeur constante V, dans le corps A, une autre valeur constante V, dans le corps B, — Dans la somme^ Vrfy, les teintes, qui se rapportent aux différentes masses électriques loi andues sur le corps A, donnent une somme partielle Y.^dj ou V.Qij de même, les termes qui se rapportent aux masses électriques répandues sur le corps 1), donnent \a somme partielle V,Q„. . la relation (i) devient ainsi
Remarquons que, si un corps est resté complètement isolé pendant qu'on a chargé le système, et par conséquent n'a été
(* ) La qu.-tité^ Vrfï «l ee que B«r .pp.ll. fc da «««< ««-
Itit/orl uir rllel-mémrl, de lorle que rc qm- j'jji|»<ll<- ii-i rSuergir jinrrnlitllr dci malles clectrijuci n'est nul r.- rhn.c ((lie 1» ninilii; de ce [mlenliel.
244 DEUXIËHE PARTIE. — CH1FITU III.
êlectrisé que par influence, ce corps contenant des quantités égales d'électricité positive et d'électricité négative, sa charge Q est nulle, ainsi que le terme correspondant de l'énergie.
Si l'un des corps communique avec la terre, la terre et ce corps réunis seront regardés comme l'un des corps du système; à cause de la grandeur du globe terrestre, le potentiel y est sensiblement nul. Comme la quantité d'électricité libre développée par la machine a une valeur Unie, le ternie correspondant dans l'expression de l'énergie est aussi nul. Ainsi, les corps éleclrïsés par influence, et ceux qui communiquent avec la terre, donnent des termes nuls dans l'expression de l'énergie potentielle du système.
Il est clair que la quantité de travail nécessaire pour communiquer à un corps une charge électrique donnée est minimum, lorsque le corps est parfaitement conducteur; car, si l'on imagine une autre distribution à l'aide de résistances intérieures, telles que celles qui existent dans les corps imparfaitement conducteurs, et que l'on suppose ensuite que ces résistances diminuent peu à peu, le fluide reviendra à la première distribution, en surmontant les résistances, cl par conséquent accomplissant un travail positif.
B-tdMBOB d'uhb bouteille de lkyde.
SOI. Considérons une bouteille de Leyde à armatures complètes. On met l'armature intérieure en communication avec une source d'électricité qui possède un potentiel V,, et l'armature extérieure avec le sol ; quand la bouteille est chargée à refus, l'armature intérieure a acquis le même potentiel V,, et s'est chargée d'une quantité ■+- Q, d'électricité, 11 s'est produit sur l'armature extérieure une charge égale — Q, d'électricité contraire, et sur celle armature le potentiel V, est nul. La bouteille présente alors un étal particulier d'équilibre que noua avons étudié au n° 189; son potentiel à l'extérieur étant nul, elle n'exerce aucune action sur les corps environnants et se comporte à leur égard comme un corps neutre. Cependant
TRAVAIL tJSS FORCES EI.KCTRIQUBS.
elle renferme une quantité d'énergie égale à
jV.Q,.
Nous avons trouvé (u- 180)
si l'on désigne par * le rapport ^g^t qui est une consiantc pour la bouteille donnée, on a
Ainsi l'énergie potentielle d'une bouteille de Leyde est proportionnelle au carré de la charge.
Celte énergie se manifeste lorsqu'on réunit les deux armatures par un excitateur; la bouteille se décharge comptétc-
se traduit par une étincelle et par un échaufïemenl du fil de communication.
Une partie de l'énergie intérieure est employée à vaincre la résistance de l'air, c'est-à-dire a produire l'étincelle; le reste se change en énergie calorifique.
Quand le (11 de communication est gros et court, l'étincelle esi énergique, ei réchauffement du conducteur Irés-faible. Quand le fil est long et fin, l'étincelle est faible, mais le fît s'échauffe davantage.
Plusieurs expériences confirment les résultats de celte théorie. M. Riess a interposé une lame de mica ou une carte sur le passage de l'étincelle, et il a constaté qu'alors réchauffement du fil est plus faible. La résistance à vaincre étant plus grande, l'étincelle a absorbé une plus grande parité de l'énergie.
V, = XQ,,
et, par suite.
ment, et il y a production d'i
quantité de travail - ).Q\, qi
Si I ■ ■ti r. il ni I l > d-m iitni i l"f- [ fil »■'■> (■'■ne i"l ir »
(In, ['étincelle devient très-faible et le travail correspondant négligeable. En opérant dans ces conditions, M. Riess a trouve, bien avant la théorie, que, si l'on donne à une même bouteille des rhnrges différentes, h quantité de chaleur dégagée est proportionnelle ou carré de la charge.