CHALEURS LATKNTKS DANS LES CHANGEMENTS D^ÉTAT. 9I
alure T; on a donc
et, par suite,
on en déduit
dQ =Ldjc :=! —, di\
, dQ L .
d^^J-t~~T{u'—ii) ot, en vertu de la relation (III) du n'» 73,
dp\ L
Mais, tant qu'il reste en présence du liquide et de la vapeur, la pression p est indépendante de x et par conséquent du volume ç^; on a donc, d'une manière générale,
dp L
dï~ T(//'— //)' ou
Telle est la relation remarquable qui existe entre la chaleur latente et la pression normale de vaporisation, à la même température.
La vraie chaleur latente de vaporisation L', c'est-à-dire celle qui représente l'accroissement d'énergie du corps, a pour expression
h'—h — piu'—u).
On en déduit
ly L /?^//'— //)
et, d'après l'équation (i),
L' . , .dp piu' — n) , , .[dp
dï T "
ou
Eau et glace.
91 . La relation ( i ) s*applique également au phénomène de la solidification. En désignant toujours par u le volume spécifique du liquide, on appellera u' celui du solide; Télat du mélange sera défini par lé poids œ du solide. Mais, comme dans le passage de Tétat liquide à Tétat solide il y a dégagement de chaleur latente, il faudra changer le signe de L. De l'équation (i) on déduit ainsi
Ordinairement, u' est plus petit que w, et la température normale de fusion augmente avec la pression. Mais pour l'eau, /// étant plus grand que w, on en conclut que la température normale de fusion de la glace s'abaisse quand la pression augmente, (i'est le phénomène qui a déjà été signalé au n" 4^6, comme conséquence de la position des lignes isothermes. La formule précédente permet de calculer cet abaissement de température; à la température ^ = o ou T^^^syS, on a
n' — u I , o,ooi -. , ^ «,^^ . ^
On trouve ainsi qu'un accroissement de pression d'une atmosphère, loSSB*^», produit un abaissement de température de 1 J Â de degré C. Ce résultat, prévu par M. James Thomson, a été vérifié par M, William Thomson. M. Mousson a pu abaisser la température de fusion de la glace jusqu'à — i8% en exerçant une pression très grande.
M. Helmholtz a aussi démontré, par une expérience ingénieuse, que, réciproquement, si la pression diminue au-dessous de la pression atmosphérique, la température de fusion de la glace s'élève.
92. On peut de la môme manière expliquer les expériences curieuses de Faraday et de M. Tyndall. Une expérience de M. Tyndall consiste à placer delà glace pilée entre deux moiiles de buis très épais, creusés de cavités lenticulaires dans les deux faces en regard. On comprime énergiquement la glace