‹ Théorie mécanique de la chaleurChapitre 37 sur 89 · s = L. ïi^ -H( "c (, - îl) ^ ^jT · texte numérisé non relu

s = L. ïi^ -H( "c (, - îl) ^ ^jT

En comparant cette formule à la formule (6), et remarquant que m est à peu près égal à C, on voit que, dans la machine à vapeur surchauffée, il y a, pour l'^e de vapeur employée, une

Il6 PREMIÈRE PARTIE. — CHAPITRE VI.

augmentalion de travail égale à

(i3) AS~^'*cY,.-'!^^rry

Supposons que, la première chaudière étant à i5o« et le condenseur à 5o", comme précédemment, la vapeur soit surchauffée jusqu'à 3oo° et que ia détente soit complète. La chaleur spécifique C de la vapeur surchauffée est encore mal connue; nous la supposerons constante et égale à o,48o5. On trouve alors or, = 0,771, AS = 23E. L'augmentation de la quantité de travail fournie par 1*^8 de vapeur est égale à peu près au sixième de sa valeur.

109. Machine à deux liquides, — Il est important, comme nous l'avons vu, pour le rendement de la machine, que les deux températures T, et Ti, entre lesquelles elle fonctionne, soient, l'une aussi élevée, l'autre aussi basse que possible, el que la vapeur opère sa détente complète de l'une à l'autre. Mais cette dernière condition exigerait que la machine eût des dimensions impossibles à réaliser. On a essayé de résoudre la difficulté en employant deux liquides très inégalement volatils, par exemple l'eau et l'éther. La machine est double; la vapeur d'eau, produite dans la chaudière par la chaleur du foyer à la température T2, se rend dans un condenseur, qui est à une température T' intermédiaire entre Tg et T, ; la chaleur dégagée dans ce condenseur sert ensuite ù vaporiser l'éther; la vapeur d'élher, produite à la température T', pousse un second piston et se rend dans un second condenseur à la température Ti. Le premier condenseur joue ainsi le rôle de foyer pour la machine à éther. Or on peut choisir la température intermédiaire T', de manière à rendre possible la détente complète de la vapeur d'eau entre les températures Tj et T' et celle de la vapeur d'éther de T' à ïj.

Au point de vue théorique, une machine à deux liquides se comporte exactement comme une machine à un seul liquide fonctionnant entre les mêmes limites de température Tj etTi-

Supposons, en effet, les machines parfaites, c'est-à-dire fonctionnant suivant des cycles de Carnot. Dans la première

MACHINES A FEU. Il"

machine, fonctionnant entre les températures TjetT',le foyer fournit une quantité de chaleur Qa, dont une partie

est iransforniée en travail; l'autre partie

se dégage dans le premier condenseur et fait marcher la seconde machine. Cette quantité de chaleur Q' se divise en deux parMes : Tuno

est transformée en travail, Tautre

se dégage dans le deuxième condenseur et est définitivement perdue.

La quantité totale de chaleur transformée en travail est donc

V2 «. i- Kl TTT, - Kll Fj. ^ Via - rp — V?2 j

La chaleur perdue est

V rp/ V2 rp

Les résultats sont exactement les mêmes que si l'on avait employé une machine unique fonctionnant suivant un cycle de Carnot entre les deux températures extrêmes Tj et Tj des deux machines accouplées.

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