APPLICATIONS A LA PHYSIQUE CÉLESTE
composée d'astéroïdes circulant autour du Soleil dans des orbites presque circulaires, comme les planètes. Le temps T de la révolution d*un astéroïde, décrivant un cercle d'un rayon très peu supérieur au fayon du Soleil, est donné par la troisième loi de Kepler,
1 an d'où
Ce temps est 280 fois plus petit que le temps de la rotation du Soleil sur lui-même, et, par conséquent, la vitesse de l'astéroïde est 280 fois plus grande que celle d'un point de la surface du Soleil à l'équateur. Lorsque, par l'effet de la résistance d'un milieu, le rayon de l'orbite diminue, et que l'astéroïde rencontre la surface du Soleil, il se produit un choc qui donne naissance à de la chaleur.
Un astéroïde venant de l'infini peut être assimilé à une comète décrivant une parabole. Or on sait qu'à la même distance du Soleil le carré de la vitesse sur une parabole est double du carré de la vitesse sur Torbite circulaire. Il en résulte que, au moment où un pareil astéroïde rencontre la surface du Soleil, il possède une force vive double de celle d'un astéroïde appartenant à la lumière zodiacale. Il faudrait donc, pour compenser la perte de chaleur due au rayonnement, une quantité de ces derniers astéroïdes double, c'est-à-dire environ 18. 10" kilogrammes par an. On serait obligé d'admettre que la lumière zodiacale a une gi'ande masse; par exemple, pour compenser la perte pendant un million d'années, il faudrait une quantité d'astéroïdes ayant une masse égale à la dixième partie de celle du Soleil. Une masse pareille, disposée en forme de lentille ou de disque plat autour du Soleil, produirait sur la planète Mercure, comme l'a montré Le Verrier, des perturbations beaucoup plus grandes que les perturbations observées.
IW. Enfin on a eu recours aux actions chimiques. Nous avons déjà fait observer (n*» IW) que la température très élevée du Soleil, maintenant les éléments dissociés, empêche les combinaisons chimiques de s'accomplir. Nous ajouterons
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l68 PREMIÈRE PARTIE. — CHAPITRE IX. — APPLICATIONS, ETC.
que, même si les combinaisons s'opéraient, les quantités de chaleur qu'elles produiraient seraient très petites par rapport aux quantités développées par les grandes actions mécaniques dont nous venons de parler. La combinaison chimique qui dégage le plus de chaleur est celle de l'hydrogène et de l'oxygène; I kilogramme d'hydrogène combiné à 8 kilogrammes d'oxygène, pour former 9 kilogrammes de vapeur d'eau, dégage 34460 calories. Supposons que la masse entière du Soleil soit formée d'hydrogène et d'oxygène dans le rapport de i à8;la quantité de chaleur que produirait la combinaison totale serait égale à 67.10'* calories; elle suffirait à peine à entretenir le foyer solaire pendant dix-huit cents ans.
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CAPILLARITÉ. i6q