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Rapport des clés avec les voix. — Jadis on employait

La clé ut première ligne pour le premier dessus ou premier soprano ;

La clé ut deuxième ligne pour le contralto féminin et le deuxième dessus ;

La clé ut troisième ligne pour la haute-contre (premier ténor actuel);

La clé ut quatrième ligne pour le ténor ou taille (deuxième ténor actuel) ;

La clé fa troisième ligne pour le baryton ;

La clé fa quatrième ligne pour la basse.

Il en résultait qu’à l'inspection de la clé ou savait à quelle voix était destiné le morceau et la hauteur absolue des sons qui le composaient.

Plus tard on prit l'habitude, qui s'est perpétuée jusqu'à nos jours dans les conservatoires pour les études d’harmonie, de désigner les quatre groupes de voix par les quatre clés suivantes :

- lA du diapason

fii=

la du diapason

q la du diapason

Clé ut l re ligne pour les sopranos.

Clé ut 3 e ligne pour les contraltos.

Clé ut 4 e ligne pour les ténors.

m la du diapason

Clé fa 4 e ligne pour les basses.

En dehors des études d'harmonie dans les conservatoires, on les parties vocales, antres que les basses, en clé sol deuxième

note toutes ligne. 11 en

ÉCRITURE DE L’iNTONATION

résulte que les parties tic ténor, notées avec cette clé sol deuxième ligne, mentent d une octave : lorsque l'œil voit lut de la première octave aiguë] 1 oreille entend lut de I octave moyenne, c'est-à-dire que pour reproduire au piano, par exemple, une partie de ténor, il faut la jouer une octave plus bas qu elle n'est écrite, car- l'ut du milieu du clavier, l’ut qui se trouve au-dessous de la portée avec la clé sol, est l’ut aigu du ténor.

même son

Dans la notation chiffrée la hauteur des sons par rapport au son du diapason est indiquée de la manière suivante: on écrit, en tète de chaque partie la représentation du son du diapason par rapport à l'écriture employée dans cette partie. Exemples :

Voix de femmes : (d on [■] <S) 5 g 7 j 2 3 Voix d’hommes : (d°" < 3 ) 5 6 7 j 2 3

Pour l'œil les deux parties semblent chanter à l’unisson tandis qu’eu réalité elles chantent à l'octave. Celle différence d'une octave est représentée parles indications (d° n 6) (d°" 6) qui établissent que lorsque la voix de Temme chante un la (6) elle chante à I unisson du diapason, et que la voix d'homme chantant un la (6) produit 1 octave basse du son du diapason, puisqu'il est indiqué dans cette partie par un la pointé (6). [Voir au livre IV l’application aux instruments.]

. f «tf

I0n Remarques sur 1 application des clés au piano. — Il est utile de faire observer que le piano avec ses deux portées, armées l’une de la cle sol (deuxième ligne) pour la main droite, l’autre de la clé fa (quatrième ligne) pour la main gauche, n'emploie pas autre chose que la portée générale de onze lignes; car la ligne additionnelle qui se trouve entre les deux portées étant un ut, se trouve précisément être à la place qu'occupe la sixième ligne de la portée générale qui, on le sait, est armée de la clé ut. L'exemple suivant ne laisse pas le moindre doute sur cette identité.

la du diapason

i 1 ) Abréviation du mot diapason.

Ainsi on ne lit, en réalité, que sur la clé ut (sixième ligne de la portée générale) alors qu’on croit lire sur deux clés distinctes.

101. Écriture des dièses et des bémols sur la portée. — Tout ce que nous avons dit jusqu'ici de l'intonation sur la portée s'applique surtout à l'écriture des notes dites naturelles, c'est-à-dire qui ne sont ni dièses ni bémols.

Arrivons maintenant à l'écriture des gammes autres que la gamme d 'ut, de celles qui contiennent des dièses et des bémols.

Voici la règle générale relative aux dièses et aux bémols, aux doubles dièses et aux doubles bémols : qu'un son soit dièse, bémol , double dièse ou double bémol , il s'écrit comme s'il était naturel , cesl-à-dire sur la ligne ou l'interligne qui le recevrait s'il n'était ni diésé ni bèmolisè; seulement on fait précéder la note d'un signe qui représente dièse, bémol , double dièse ou double bémol de la manière suivante :

dièse double-dièse bémol double-bémol

102. Indication du ton. A. Mode majeur . — Quand les dièses et les bémols se rencontrent accidentellement au cours d'une mélodie, ils s'écrivent comme ci-dessus; mais quand l'air est écrit avec une autre gamme que celle d'ut, on emploie les dièses et les bémols d'une autre manière. Pour éviter de répéter devant chaque note les signes dièses ou bémols que renferme la gamme employée, on n'écrit ces dièses et ces bémols qu'une seule fois sur chaque ligne, à côté et à droite de la clé, et on convient que ces dièses et ces bémols, ainsi placés à la clé, auront de l'influence non seulement sur toutes les notes qui seront écrites sur la même ligne qu’eux, mais encore sur les mêmes notes prises à toutes les octaves supérieures ou inférieures.

Les doubles dièses et doubles bémols ne s’emploient jamais à la clé, on ne les rencontre qu'accidentellement.

Quand on veut écrire une gamme majeure quelconque, on met à droite de la clé’ et sur les lignes convenables, les dièses ou les bémols qui la caractérisent; on écrit ensuite les notes comme si elles étaient naturelles.

Ces signes que l'on place ainsi à la clé ont reçu le nom de dièses et bémols fondamentaux, par opposition aux dièses et aux bémols accidentels ; leur ensemble forme Varmure de la clé. C'est dans ce sens que l'on dit qu’une clé est armée par dièses ou par bémols. Donnons les exemples de toutes les armures par dièses ou par bémols, en reproduisant le tableau général des gammes.

Tableau des gammes avec l’indication des tonalités en écriture sur portée

Gammes

par bémols

Ut b (T’eu)

Sol b

(Jeu)

IJ

H -ffl

La b

(Leu)

ijnk—

IîloL

Mi b

(Meu)

Éf=

Si b (Seu)

Fa

y-P-jL

£zl?.-

Gamme type : Ut

Gammes par dièses

Ré

La

Mi

Si

Fa#

Nous avons donné ces exemples en n'employant que la clé sol (deuxième ligne) ; mais les armures s'emploient indifféremment avec toutes les autres clés.

B . Mode mineur. — On ne met point à la clé l'armure des gammes mineures ; la clé porte toujours une armure majeure ; c'est l'armure du majeur relatif de la gamme mineure que l'on veut écrire.

Voici pourquoi: chaque gamme mineure ne diffère que par une seule note de son majeur relatif et diffère au contraire par deux notes de son majeur de môme base (*).

On est donc convenu de mettre pour armure d'une gamme mineure l'armure de son majeur relatif. Mais comme le mineur a un dièse de plus que son majeur relatif (ou, ce qui revient au même, un bémol de moins), lorsqu’on rencontre la sensible mineure, on la fait précéder du signe d'élévation pour indiquer qu’il ne s'agit pas d’une dominante majeure, mais bien d'une sensible mineure.

Prenons, pour exemples, les trois tous mineurs de la , de fè et de fa. Pour le tou de la mineur nous mettons à la clé l'armure d 'ut, son relatif majeur; pour le ton de fè mineur nous mettrons l'armure de la , son relatif majeur; et pour celui de fa mineur, nous mettrons l’armure de leu, son relatif majeur.

Exemples :

Armure (l'ut majeur, Armure de la majeur,

relatif de la mineur . relatif de fè mineur .

rr-G-»-r

-~G-5yt - 0

VmT » #

fr TV ft

Armure de la \7 majeur, relatif de fa mineur .

103. Indication du ton en notation chiffrée. — Le ton dans l'écriture chiffrée est marqué par une lettre placée, suivant le mode, entre des parenthèses ou des crochets : lettre majuscule pour le mode majeur, lettre minuscule pour le mode mineur.

(*) Les deux sons s’écrivent sur la mémo ligue ou le même interligne.

ÉCRITURE DE L’iNTONATION

Tableau de la

concordance des lettres tonales et des

noms des notes (*)

| Majeur

La

Si

Do

Ré

Mi

Fa

Sol

J mineur

la

si

do

ré

mi

fa

sol

AÜ

Lè

Bj}

Sè

CÏ

Té

Ri

Mi

Fô

je

| Majeur

• IJ d*

cÿ

fi

| mineur

lé

sè

lè

lè

mè

fè

ji

Ai?

Bt,

cb

Eb

Fb

Gb

| Majeur

Leu

Seu

Tcu

Reu

Mcu

Feu

Jeu

ab

bb

cb

db

eb

fb

gb

| mineur

leu

seu

tcu

reu

meu

feu

jeu

Au livre IV traitant de la transposition,

nous verrons

ces

indications com-

plétées pur la désignation de la gamine employée.

104. Dièses et bémols accidentels. Bécarre. — Indépendamment des dièses et des bémols constitutifs des tons, on a souvent à diéser ou à bémoliser accidentellement une note ; on y arrive en plaçant un dièse ou un bémol devant cette note. Cela est toujours vrai quand le ton est sans armure; mais, quand le ton est indiqué à l’aide d’unç armure, on emploie souvent un signe particulier le bécarre

Comme son nom l'indique, le mot bécarre vient du b gothique ou b carré, qui désignait le si, par opposition au b rond ou b mol qui représentait le seu; ce bécarre t| qui désignait d'abord le si naturel , suivant l'expression consacrée, s'emploie maintenant pour désigner tous les sons naturels de l'échelle diatonique ut ré mi fa sol la si, quand ils ont été préalablement diésés ou bémolisés, soit à l’armure, soit accidentellement. Il en résulte que ce signe indique qu'il faut :

(*) Les lettres A B C D EF G représentaient avant l’écriture sur la portée les la si ut ré mi fa sol

notes de la gamme; l’usage s’en est conservé chez les fabricants d’instruments ainsi que dans les éditions allemandes et anglaises.

1° Quand il détruit un bémol, remplacer la note qu’il affecte par une note plus aiguë ;

2° Quand il détruit un dièse, remplacer la note qu’il affecte par une note plus grave.

Exemples :

(B) Faites un sol naturel.

(A) Faites un mi naturel.

(G) Faites un fa naturel.

Un accident : dièse , bémol, bécarre, affecte les mêmes notes dans une même mesure. Exemple :

(A) Faites un fè.

(B) Faites un seu .

(G) Faites un si naturel.

MM

MM

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