‹ Théorie nerveuse du PsoriasisChapitre 8 sur 13 · CUBA : T'EU EC ENS · texte numérisé non relu

CUBA : T'EU EC ENS

traire une diminution de la lymphocytose à la seconde ponclion. Toutefois cette seconde ponction au lieu d'être faite vingt-deux jours après le début des poussées ne l’a été que trente-deux et trente-huit jours après.

Ainsi la réaction méningée s’atténuerait peu à peu à partir d'un certain maximum.

Il est bien difficile de déterminer le moment où se produit ce maximum, cependant l’ensemble de notre tableau nous permet de le placer entre. la troisième et la quatrième semaine. v ve

Passé deux mois, la réaction lymphocytaire, comme du reste dans les éruptions récentes mais discrèles, est toujours négative.

Aucune de nos observations n’est en contradiction avec cette assertion et nous pouvons penser qu'il doit en être ainsi dans tous les cas,

L’albuminimétrie nous a permis de faire des constatations à peu près identiques aux précédentes. Le taux de l’albumine est généralement augmenté dans les cas récents à éruption généralisée ; le plus souvent il atteint ou dépasse très- peu le chiffre de o gr. 30 par litre que Mestrezat considère comme la limite d’un état pathologique. Les variations sont parallèles à celles de la Iymphocytose et ne font en somme que les confirmer.

Le dosage du sucre n’a été pratiqué que dans huit cas (obs. 9, 24, 25, 26, 29, 29, 30, 32). Le sucre a été trouvé en quantité normale (o gr. 48 à o gr. 58

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par litre d’après Mestrezat) ou un peu supérieure à

la normale (obs. 24, 29, 30, 32).

Parmi ces quatre dernières observations, trois d’entre elles (obs. 24, 29, 32) indiquent en même

temps une réaction lymphocytaire. La quantité

de sucre la plus importante, o gr. 80 par litre

__(obs. 32), correspond à une poussée datant de

huit jours ; dans les deux autres cas le taux est beau-

coup moindre, o gr. 50 par litre, mais les poussées

datent respectivement de quatre et sept semaines. Ainsi, comme pour l’albumine, fa quantité de

sucre observée est en rapport avec la lymphocytose rachidienne et dépend également de l'âge et de

l'étendue des lésions du psoriasis

L'intérêt des fxits que nous venons de mettre en lumière est considérable. Dans presque tous les cas où la poussée de psoriasis est récente "et intense l’exploration chimique et cytologique du liquide céphalo-rachidien nous a permis de déceler une Ilymphocytose légère ou moyenne avec souvent un

peu d'augmentation d’albumine et le sucre normal

ou augmenté,

Or l’ensemble de ces modifications nous fournit la preuve certaine d’une altération des centres nerveux avec participation des méninges au processus morbide.

Ces altérations suivent la même évolution que

db ates ndlr:

l'éruption, elles ss can plus nettes que celle- 1 ci est plus intense, elles < s ’atténuent puis disparaissent “

avec elle. | kr % Pourquoi ne pas songer dès lors qu’elles peuvent

être à l’origine de la dermatose ? Nous ne voulons

pas dire que tous les psoriasis reconnaissent une

cause nerveuse, mais il est au moins certains cas où

il paraît difficile de soutenir le contraire. Les lésions sont certainement provisoires puisqu’à

un moment donné la peau et le liquide céphalorachidien recouvrent leur état normal. S'agit-il de

myélite ou de ganglio-radiculite ?

Pour avoir quelques précisions à ce sujet il nous manque les preuves que pourraient nous fournir des examens nécropsiques pratiqués à la période où les recherches sont positives.

C'est peut-être dans ce sens que l'étude pathogénique du psoriasis est susceptible de faire les plus

grands progrès. ;

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