‹ Théorie nouvelle de la dispersionChapitre 7 sur 38 · DÉFINITION DU GROSSISSEMENT RÉEL DE LA LODPE · texte numérisé non relu

DÉFINITION DU GROSSISSEMENT RÉEL DE LA LODPE

L'angle w' est l'angle sous lequel l'observateur 0 voit l'objet agrandi à sa vision distincte minima, l'angle Wj est l'angle sous lequel il verrait sans lentille l'objet lui-même.

Si l'on nomme A la distance de la vision distincte minima où l'on suppose placée l'image de vision h', D la distance de l'objet de grandeur H à l'observateur 0 on a :

A = A tang Wj h' = \ tang w' d'où :

Si nous comparons cette définition du grossissement à celle à laquelle nous étions forcément conduit avec la lonpo à long foyer, on voit que la définition est rigoureusement la même. Nous reviendrons plus tard sur le véritable grossissement de la lunette astronomique, quand on ne néglige pas la réfraction de l'œil et le rôle physiologique de la rétine.

Mais ce qui est extraordinaire, c'est que les auteurs ayant défini le grossissement dans la lunette astronomique, ne se soient pas demandé pourquoi il était totalement différent de celui qu'ils donnaient dans la loupe.

Pourquoi, et avec raison, parce que ceci aurait été grotesque, ils n'ont pas eu l'idée de ramener l'objet placé au-delà de la vision distincte minima en grandeur à la vision distincte minima oii se trouve l'image de vision, comme ils Je font quand l'objet est en deçà de la vision distincte.

Ceci nous amène à étudier les oculaires à court foyer et à montrer qu'il existait deux grossissements, le grossissement apparent tel que les auteurs le mesurent, tel qu'ils le définissent, qui diffère peu du grossissement que l'œil sans loupe mesurerait, et le grossissement réel de la loupe, tel qu'on le définit dans la lunette astronomique, tel que nous l'avons défini et mesuré avec les loupes à long foyer.

L'erreur de tous les auteurs est d'avoir cru que dans les lentilles à court foyer, le grossissement apparent mesurait et représentait le grossissement réel de la loupe, alors qu'il n'en donnait aucune idée. C'est ce que nous allons montrer maintenant.

III. — GLrossissements des loupes a court foyer Grossissement apparent et grossissement réel de la loupe.

Avant d'aborder la théorie des loupes à court foyer, il convient de rappeler en commençant ce qui était enseigné jusqu'ici, de reproduire la figure classique conforme à la théorie et la définition donnée du grossissement, car on n'avait jamais eu l'idée que le grossissement représenté et mesuré ne représentait pas le grossissement réel de la loupe.

Voici la figure classique qui se trouve dans tous les ouvrages (Ganot- Maneuvrier, 20* édition, Opt., -p. 694,/?^. 56;; Daguin, p. 1611, Opt. p. 35o, 2*= édit. : Verdet, Cours de physique, t. II, Opt., p. 214, fig. 388),

Vh

Et le grossissement est ainsi défini (Ganot-Maneuvrier, p. 694). « On appelle grossissement le rapport du diamètre apparent de l'image au diamètre apparent de l'objet, supposés l'un et l'autre à la distance minimum de la vue distincte ». Et pour qu'il n'y ait pas d'erreur sur la définition, l'objet AB dans la figure 56; de Ganot est transporté en grandeur en a'b'.

Verdet définit ainsi (id. ihid., p. 214) de son côté le grossissement.

« On appelle, en général, grossissement d'un instrument d'optique le rapport entre le diamètre apparent de l'image et celui de l'objet, l'objet étant SUPPOSÉ p^acé dans les conditions ordinaires de' la contemplation directe. »

L'auteur complète ainsi sa pensée.

« Or, les objets qu'on examine à la loupe sont du nombre de ceux dont on pont faire varier à volonté la distance à l'œil. Aussi, lorsqu'on veut les

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