SUBDIVISION
t^eda lliuli avec ■UaaKemeiit Picda Gnali non modifia
de U vojelU Rôtie.
Fondam. ^j"^ "
Variante J^^ "
Fondam. jXj^Uj w
Variante jJlsUt.* u
Pondam. ^jJhélX* ^
Pondam. ^JijuJur..* —
yjtib*
au lieu de î^y'^ '^
au lieu de iJ^asUj* vr
y«li; -
Bulieude ,^IJL*' ^
(iilii '
(iWii '
Sl'RDIVISION.
U lieu de ^Uîï.w.* -
Piedi ÛBét hh: ^langcineut Picdi flmli non modiCéi.
de la Toyelle fiude.
Fondam. ^LU» u«|-v^»,'^n| atilieude ||^U£« ^,u|-uu'-u „|
ij^\jii r|Ur^„i ^01; rjc^^i
Var. ' >X*Ax^ |!/^^':r^| tr^?^ |^«'-i.-,|
l^juirpè-i ^riûÀ.„i
Quelquefois, les exigences de la rime contraignent le poète de supprimer la voyelie flnale du mètre, c'est-à-dire d'employer les pieds Jyi*, J«*«LiX, oJlçli, au lieu dey^ , yii£U« et^j^U . Or, j'ai établi «jue lorsqu'une lettre de prolongation persiste devant une consonne djezmée, elle se fait suivre d'une voyelle épenthétique. Par conséquent, de même que JU., CîJ' ifj ** prononcent JtCL, ^*3|), i^^(cf- P- l 'Vnote i), de même J>ii, JsçLt» et tiiteli se prononcent J<^jû, J—A-cLu, iLf>lsti. On voit donc que la modification que subissent ici les pieds en question se réduit simplement à ceci : les syllabes finales y et j3 de jijii , ^AasU;* et ^^bisU sont remplacées respectivement par les syllabes équivalentes Jt , Js
«.( 150 )*^ et <î>t , qui se fondent avec la syllabe précédente. Ainsi , au lieu de :
nous avons :
nous avons :
' Lorsqu'un temps iôrt se fond avec un temps faible précédent, l'ictus devient presque imperceptible. C'est pourquoi Je ne figure pas rictuj sous-fort dans JJjJLl et J-sçIJu.Cesfonnes n'ont pas besoin no n plu s du point d'orgue /^, car la fusion de deui longues dans
u I L — -VJ n I S' "1* '™> ''"'* o 1 1 -V n I ^n 'ÎS"* '■*"•
Mais, outre ces modifications dans la syliabe finale , les poètes arabes, comme je l'ai dit, pour mieux marquer la pause, substituent souvent encore aux pieds fondamentaux des pieds équivalents, dans lesquels plusieurs, syllabes sont fondues ensemble, ou qui offrent un silence à la place de l'une des syllabes faibles. Ainsi , aux pieds finals :
> La véritalile mesure des syllabes ^S de ^ILslî est Ja . .'e . . 'a . . t* 3 ' , 3 __ iTC^j (ou, en reformant les syllabes composées, Id.. 'al C^)i '!*'' is#3> contient quatre «yllabes : ô > I J, dont la première est pourvue d'une longue normale, en raison de l'ictus qu'elle reçoit, et dont les trois dernières sont faiUes et forment triolet. Pour supprimer le triolet, je transforme ^7^ en Cest, d'ailleurs, pour la même cause
que nous notons j \j ^\ j lepied fondamental j^sUcU, au lieu de
le noter | l^j „ '-CT^ | ■ Cf. p. 8o. — Je conserve le point d'orgue sut
la syllabe ai de Fâ'ilaal, parce que l'ade at ne dure, pour sa part, qu'une demi-longue, et que cette demi-longue, même jointe à la longue précédente â, ne formerait pas un son d'une durée suffisante pour bien marquer la pause.
—t^i 152 )*. — ils substituent les pieds équivalents yJ^ et jiyti , dans lesquels, à la place des syllabes séparées aaU et JLéti, nous trouvons la syllabe doublement longue ^ de yi^,yj«i:
j yjpi rnrrr . i
Ils leur substituent encore les pieds (jiJti et jXii , où , cette fois , un silence remplace l'une des syllabes :
j^ mrc„i ^ rrcè„i'
' Quand les quatre variantes (jJyil, Py»*. (jJli*i pJ^i aonl, ou [pour employer le terme unique par lequel les métriciens arabes désignent ce» variantes) quand ^^J^ est une modification de ^jXesljLi et de ses Va riantes , le« Arabes nomment ce pied ^Llï; quand il exprime une modificatioQ de fj^sJi\Xi, ils le oomment J^LjL>. Et comme, orthographiqarmeat, les formes jLu et J.ÂLi,â viennent de ^tesLLt et j^xlfiLLipr suppression des syllabes ^ et ^, ils disent que le pied jLU est tronqué (cj^ô.^] . et que le pied JaLU est ampaÂé [ijjiai^]. Ces épithètes ne s'appliquent en réalité qu'au nom technique des pieds modifiés; car ^lù et JUlû ont la mémo mesure que ^^ (les métriciens arabes le reconnaissent], et^yL> est, •insi qu'on l'a vu , équivalent pour la mesure à (jAseIjL» et (jxJ«LjU, A notre point de vue, ces termes de jU.* et J-cU.* sont mal cboisJs, car ils ont l'inconvénient de représenter la syllabe qui reçoit l'ictus sous-fort (j de ^LU et J^ de JLaUL> correspondent, en effet, à ^ de ^y^) par le temps faible des pieds primitifs [j et J.e sont
— «.( 153 ]«^ ^ ^ Aux pieds (^U et ,jJUi , j)s\i et ^Ui dont la me; sure respective est :
IU„^ „l
IU„^„l
ils substituent les formes :
qui nous ofirent soit une double longue en remplacement des syllabes -v v , j% » , soit une longue et demie suivie d'un silence. On peut nommer les deux
faibles dans ^^J^sLu el^jAiUUj].!! vaut mieux appeler ces diverses variaotes : ^l>J-i et jJLî-* = ^y^ el>J^, ^^jJJi el>iu* = ^Lb ct^, ^iXi elj3U.' = ^^'ety^, j^iUJet^L^' = ijUi et jJLîi, )a syllabe Lï = lU eipri niant la fusion eo une longue douUe des sjllkbes jU et JléL3 de,jl«£LiU et ^^xULU. et la syllabe £3 eiprimaot la substitution à ces niâmes syllabes d'une longue et Jemie suivie d'un silence.
premières formes yJji et j)ji ou ^^Xà etjlX». tes deux dernières ^^ et ^ ou ,!^Jti» et ^Lm'.
Aux pieds fmab (.
et à leurs variantes :
1 QX«i,i.« 1 yiwUi „
' En e0êt, si de» pieds (jJyi», ^^, j^Lii, j ûi, i la syllabe >, on obtient tes pieds (^>£. ^i)^, i^^< y^> qui sont identiques pour le rhythme et la mesura aui formes (^L>, jJL* , ^jXï>, fXxi. Ces (juatre fonnes parient !e nom unique de ,^fiii, dans les trailéi arabes, parte que les métriclena ne font aucune distinction entre les syllabes fermées par une consonne forte et cdies qui sont terminées par une lettre de prolongation. Cette distinction doit être élablie, comme le démontre l'examen de la notation métrique de ^^\-i, P'-t. ^JÂ>, jiJli, Ces pieds sont équivalents : iU ne sont point identiques.
ils substituent les formes :
pour ^AkÎju, yMxi, (jWi
dans lesquelles la double longue __ ou la longue et demie suivie d'un silence, -<j n, remplacent les syllabes -u^J et j^ ^ des primitifs et de leurs variantes. On peut nommer les deux formes n' i (ji^^ et fiiy^ ou (jJTaw.» et jJuâLi, les deux formes n' i ^yUuU et yiitl* ou (!|fUML* etyÏM^, les deux formes n" 3 (jl>u et y^ ou ^îx* etyt^, enfm.lesdeux formes n° 4 ^^ii et ^l«i ou ijiJ^ et jXiU» '.
' ^yuLt et f3yJui oat la mesure de uly> et fl^ti, dans lesqueis on remplacerait la syllabe brève * par la sjillabe composée faible J*. Les formes i^U^' et yiX^'. qui équivalent i ^^juU et )Jf*îi,ofktal l'avantage d'indiquer la nature delà modification etde rappeler en Diême temps le pied pripiîtif. Semblablement ^Aui
Aux pieds finals :
et jJJLii équivalent à (jJ-^ etjjLÂJ, dans lesquds on substituerait la syllabe i a à la syllabe, i. Les Termes ''■■''- et fiJu^ZJ, composées comme (^^ùi et^LiJ^, sont égales à ^^i; i ?.'« et^^^JtlJl' . dont on retrancherait la syllabe ^ pour y sobsCituer un silence, ce qui a lieu en effet. Enfin, fji^Sj et >II-xJ, ,^^XiJ et ^liU*', constitués comme ^f*i, jJy^i i^^-*^ el ^ij^. indiquent bien que. dans un cas, les syllabes ^jb du primitir ont été fondues eu une double longue La, et que, dans l'autre cas, la syllabe ^ de |^J~uxa a ét^ supprimée et remplacée par un silence. Ces modifications du pied ijJ n-i.-.', — ^ et de ses variantes s'appuient, dans les traités arabes, il f^jjtJ, ou S-;JJJLi ei JmlU. et ces nouveaux pieds.
pour la raisO[i déjà exposée plus haut, sont dits anipaléi.
qui offrent également soit une double longue ,
soit une longue et demie suivie d'un silence, -u ^, en remplacement des syllabes -v « des primitifs et de leurs variantes. On peut appeler ces formes r (jltïiU et jJCiii, (^iïiili et jAiiii; a" yltiii et jJtiLi, (^iïixi et jJ«iii; 3° ylCti etjJtti. yUii et
Enfm le pied (jS^lcL» et sa variante yOUli , dont la mesure est ;
IL„i- I l'-..-ei
peuvent devenir, par la fusion de cl* en îi = ïli :
j ynti I L Lt I
' Ces formes sont respectivement égales à yJÛ, jJCj. (JJjL* , ylii . auxquels on préposerait x«>'. :^ et i.
et par la suppression de la secoode brève , A laquelle se substitue un silence équivalent :
jsiii I !v.L^ I
Je disais plus haut que la pause était quelquefois marquée par la suppression de syllabes à la Bn du vers. C'est ainsi qu'au Heu du pied :
on trouve le pied :
(yj)jii nrin I
au lieu de :
le pied :
w)jii. rn3„D I
ou même, avec la suppression de la syllabe i de
(ol)ji(i) „ I L„a I
Le pied ((^)jjû devient aussi, avec suppression de la syllabe i :
Le pied ^jIUU, dont la mesure est connue, est parfois remplacé par
ui.ii I L.;, . I >ii I L„'e„ I
Ses variantes (j3^>ti et (^:Mxi, par
j y^ I i^^~ I j Jli I '-.-e» I
Par conséquent j^^sMcU, (jSlfU et (jj^i» perdent la syilabe finale et y substituent un silence.
Le pied QJLeliil* ou plutôt ses variantes (jltJu* ,
^ti£^, f^^Uix*, (jjWjû* deviennent par la chute de la syllabe ^ :
' {^)Xjûii „. I !^-n I
I (yJ) Xl^ rTLTn I
I (yJ) ^ r.T C„ n I
(y]) ^ tTC. n I
Le pied final yJbubiw* et ses variantes perdent
— ^>.( 160 }^~ quelquefois le temps faible initiât du pied ZU- ou ■i, ce qui fournit les fonnes suivantes (je n'en cite que quelques-unes, les autres étant faciles à obtenir d'après ce spécimen) :
jUidi) .
i^iZi) .
jié(^i .
ïZ^^ 1
;&{Zi] .
La syllabe f^ tombe parfois aussi. Exemple :
y)JiS(i) „ I '^„n I
Une modiGcation qui se rencontre plus rarement à la iin d'un vers est l'addition d'une syllabe. Les poètes se sont permis cette licence quand ils avaient besoin, pour finir le vers, d'un mot qui se trouvait
— »*.( 161 )..*— être d'une sjllabe plus long que le pied exigé par le mètre. Ainsi on remplace quelquefois le pied final fjJksU par ^"^U, jAsIi par jj^U ou par son équivalent ûiviUti. Les variantes (jJtj et ^jiSt» deviennent encore :
^X I L ;^ I et »iSii I L „ ;^ I
Le pied (jj5>lftU devient dans quelques cas (!^^teU ou i^lteli, que nous devrions noter :
mais que, pour simplifier, nous noterons :
la longue surmontée du point d'orgue représentant ici l'allongement ad libitam de la syllabe yb ou ^.
Semblablement , ^^Ul* « ^ | -u ^, -u ^ | et ses va-
riantes - I -^J u '-^ ^ I
peuvent Revenir par l'addition d'une syliabe composée :
J. As. Eiiriiiln'îi. (1876,)
— «.( 162 ]<-,— On appelle ces nouveaux pieds ^^IbUJC«, ^^biUuxa, ^31jti*« et ^^litjt\Ju». En effet, ils sont formés comme ySSteli I L « 1 I et (J^fjS'U* I U y L - 1 auxquels on préposerait les syllabes ju, x« et ^. Le |j ftnal de ces formes peut disparaître et être remplacé par un i, comme cela a lieu dans tous les autres pieds. Hs deviennentalorsy^UiL*, y^U^, y^j^iju ety^i^U.*, ■ et ont pour mesure r
„rrcrr5-i
Enfin, pour les exigences de ia rime, ces derniers peuvent supprimer leur voyelle fmale et la remplacer par un djezm , ce qui nous donne les formes
i^ïMkÂju et i^ÛclL* = i^t^LL*, dont la mesure est, d'après l'analogie de «s^U et e>^U* :
De même, l^^ijJjJLi j-u^,k>,^[ et ses variantes
(jixiiJ I ^ ^ ^ n. I , ^Jti*ÀX« « I -u « '-v. ^ I , ^Ui«
ul^ u '-U rt| s'adjoignent parfois une syllabe composée. Ils deviennent donc ^^^KixLi, ^>^iJL.i, jy3Ulï«, (lyiiUii. et ces formes, à leur tour, admettent les variantes yâuL:^, y^U^L*, y^xÀiL*, jSiKtoi, puis, par k suppression de la voyelle fmale et son changement en djezm , i-iSUiLxJL* ( t^»3UAjoL*) , ^â«^U ( àïl^xM^J] , i£>iûÂl^ (t^fUOU^) et tl»^Ux.* {vntitfàij*). La mesure respective de ces variantes est indiquée dans le tableau suivant :
jjj^iiLw* ^^UjÛw.*
et Ml Tariantai.
rrcT rrr
■l -IL„l?l
~i rrcièi
(^iStxi)
En résumé, les pieds finals conservent
— t^s.( 164 )*(— - Jeur forme primitive. Pour marquer la pause, on leur fait subir des modifications dé plusieurs genres consistant soit 4 fondre ensemble plusieurs de leurs syllabes, soit à supprimer le y qui les termine, de sorte que la voyelle plact^e devant le noân puisse s'allonger ad libitiim , soit à supprimer le temps sous-fort et à le suppléer par un silence. Les modifications intérieures et les modifications finales se produisent fré- , quemment dans ie même pied. Enfin, les exigences de la rime, d'une part, et d'autre part la nécessité de terminer le vers par tel ou tel mot donnent naissance à des variantes qui se distinguent les unes par ia présence de deux quiescentes finales (Jjii^JlyJ, J*ciJu = i>-é*Li* , etc. } , les autres par l'addition d'une syllabe parasite. A son tour, cette syllabe parasite est traitée comme les autres terminaisons des pieds et subit toutes lés modifications dont elles sont susceptibles.
S S. Modincation qui peut survenir au commencement
Dans les mètres qui commencent par l'un des pieds ^jjû , j^Ju^U.* , j^3j£U.« ou par une de leurs variantes , il arrive quelquefois que la première syllabe du premier vers est supprimée ', ce qui a pour résultat de trans-
' Il est eitrêmement rare de ti-ouver celle licence employée an e poésie on
former ypî „ | ,-- k, „ | en !^jili) - | L^ ^ - | el
4>«* - I U' " I ™ i^W " I U^^-l-tr^l^t--
u I ^ »> j et sa variante ^^LjU « [ ^ i, kj ^ j en
^li(i) „|L-k,„|et|;;Lli(i) „|!v„'^„|, enfin (1^aJLsLLJ » I - u ^ kj r. I et ses variantes ^jJlLUJl^
cljili(i) ^ jl:n„ I et (^ti(i) ^1 L^'-^„ |. Un silence vient alors, comme ma notation l'indique, remplacer la première syllabe du pied, et quand on scande le vers, il faut mentalement prononcer une syllabe brève quelconque pour représenter la syllabe absente et rétablir le rbytl)me primitif. Les poètes arabes ont très-peu usé de cette licence, toute légère qu'elle soit. Et sans doute ils ne se la sont permise que lorsqu'ils se voyaient contraints de commencer le vers par un mot ou une gérie de mots qu'ils ne pouvaient cbanger. On observera d'ailleurs que cette suppression n'atteint jamais les pieds qui débutent par plus d'une syllabe brève, comme yi*ljU« (cf. cependant sur ce pied Freytag, Darst. der arab. Vershanst, p. 334] et ^^^JUÀuL*, ou qui commencent sur le temps fort, comme ,^^1* et yjS^eU,
t 9. Ce qu'il laut entendre par pieds primilirs el pieds dérivés.
Avec le paragraphe précédent, nous avons terminé l'examen de toutes les modifications que nous offrent les divers pieds, et nous pouvons maintenant aborder l'étude de chaque mètre en particutier. Mais auparavant, -il ne sera pas inutile de nous expliquer sur les dénominations, que nous avons employées jus- ' qu'ici, de pieds primitifs ou fondamentaux et de pieds dérivés. En réalité, il n'y a ni pieds piimitifs, ni pieds dérivés. Cette distinction imaginée par les théoriciens arabes a sans doute sa commodité, mais c'est une pure invention. Les anciens poètes arabes, lorsqu'ils composaient, se laissaient guider par l'oreitte; la théorie de leurs mètres leur était parfaitement inconnue. Ils employaient l'une pour l'autre toutes les successions rhythmiques qui leur semblaient produire le même effet, sans soupçonner qu'on pût envisager l'une d'elles comme le type d'où toutes les autres dérivaient. Rien ne prouve que le premier qui composa un Radjaz se' soit servi du pied ^^.*iXm^, dit fondamental ou primitif, plutôt que des piexis similaires et équivalents (jLuùl*, jjUjl— « ou (jU;:^. Rien ne prouve que , dans le Tawil , l'emploi de (jt^cU» ait précédé celui de j^XelU, et de même pour tous les autres pieds. L'existence même de taut de variétés pour chaque type rhythmique vient à l'appui de ce que j'avance. Dans toutes les manifestations spontanées de l'homme, le complexe et le concret précè-
— *>{ 167 )^H— dent le simple et l'abstrait- Les langues possèdent, au début, pour chaque flexion, cbaque catégorie grammaticale , une grande abondance de formes parmi lestjuelies s'opère peu à peu une sélection naturelle. Avant de devenir un aipbabet de vingt-cinq lettres, l'écriture a été la représentation de quelques centaines d'objets. C'est de plusieurs idées particulières que nous tirons une idée générale; et chronologiquement, ces idées particulières précèdent l'idée générale qui plus tard leur sert de type '. De même , les variétés rhythmiques ont existé sur un pied d'égalité longtemps avant que la réflexion vint choisir l'une d'elles pour en faire le modèle dont les autres seraient des déviations. Reconnaissons d'ailleurs que Khalil a généralement fait preuve d'inteUigence dans le choix de ces types. Il a adopté comme type de chaque variété la forme graphiquement la plus complète. Ainsi, parmi les quatre variantes ^^jJuuUw.*, ijijJûi», f^jtii^tt^, (jX«ï*, c'est la forme ^XmLuy^ qu'il a admise comme fondamentale, parce qu'eUe se compose de sept consonnes, tandis que les trois autres n'en offrent que six ou cinq. Des formes ^î^sli, (jïîW et -^^li, c'est la première qu'il a appelée fondamentale ou primitive, parce qu'elle offre une consonne de plus que les autres , et ainsi de suite pour tous les pieds.
' Cf. Rsnan, Hittaire lUs kuigati sànili^iie) , i'éà. p. loo.
— «.( 168 )^s— LIVRE II,