LES MÉTHES ET LEURS VARIÉTÉS
s I . Des mètres primitirs.
La plupart des théoriciens arabes, suivant en cela Khali), admettent quinze mètres fondamentaux, savoir: i" Tawîl (J^jia)\ i° Madià (j^j^,«); y Basit (Uft-o); k^'fVâfir [yî,}; 5' Kâmil (J-t^); 6' Hazaàj (rj*}; 7° Radjaz (j^^); 8™ Ramai [J»;); 9° San {»-«); 10° ilonsarik [^jjtJu»); 1 1" Khafif (..juÀi.); I a" Modhân (jjLa*); 1 3° Moqtadkab (i**àijù)-, 1 4° Modjlathih [<icc^) ; 1 5° Motaffàrib (yjUiï*). A ces quinze mètres , Al-ALlifasch en ajoute un seizième, que les anciens poètes auraient employé , le Motadârik (liljltXï*). De ces seize mètres, treize seulement se retrouvent dans les anciennes poésies. Le Modhân, le Motjladhah et le Modjtalluh n'y figurent pas, et, comme l'a fait observer Freytag (Darst. der arab. Versk, p. 13 8) et comme je le montrerai, il est vraisemblable que Khalîl les a inventés'. Nous verrons,
' On trouve datia tes Prairiei d'or de Maçoudi, éd. Barbier de Meynard , t. VII , p. 88 , un curieux passage sur Khalil : • Le secrétaire Abon'I-Abbas Abd AlUb (fils de Mohammed) en Nacbi, originaire d'Anbar, a composé contre Khalil ben Ahmed un livre sur la prosodie, où il traite de diverses questions dans tesqudies Khalil, sortant du sjstËme (primitif) des Arabes pour suivre ses vues personnelles et les arguments nécessaires il sa discussion , est arrivé i un résultat qui prouve contre lui-mâmeet détruit ses propres assertions. ■ Ce Nâtcki, surnommé le Grand , vivait au x* siècle, et voici ce que dit de lui Ibn KballiLân , k propos de son ouvrage de contrô-
lée t>GoOglc
o.{ 169 )**— en effet, qu'ils présentent des irrégularités qu'on ne rencontre dans aucun des mètres anciens '.
S 3. Divisions des mètres.
Tout vers arabe se partage en deux hémistiches comprenant chacun le même nombre de pieds.
Tous ies seconds hémistiches riment entre eux dans une pièce de vers; mais souvent aussi, le premier hémistiche du premier vers rime avec le second. On appelle tj^jj» ie dernier pied du premier hémistiche d'un vers et vr" 1^ dernier pied du second hémistiche.
S 3. Règles pour la s<
L eiif wesié et l'élif explétif qui s'écrit après le ^
verse contre Khalli : iHis penelralion and sa^acity eoabled liim also ta bring into doubl the established principles o( prosody, and to laj down forms oF versification entircly différent from tboae adniLtted by al-Khatil Ibn Ahmad.i Cf. la traduction de M. de Slane. t. II, p. 57-58.
' Disons quelque chose des noms des seize mètres. Quelques orientalistes ont ci'u pouvoir signaler des rapports entre le nom et le caractère de chaque mitre. C'est là , je crois , une chimËre. On sait que les mètres sont dassés par cercles : Khalil a choisi pour chaque cercle une forme grammaticale différente d'après laquelle sont construits les noms respectifs des mètres qui composent tel ou tel cercle. Ainsi , la forme J.qa1 appartient au premier cercle ( J.,)^, <}<,>■>>.•. Iïe~4}; la forme J^t* au deuïifcme cercle ( jilj , J,»L5] ; la forme Jii au troisième cercle (ya, ja^j, J-tj); la forme J-cUÎ.* au cinquième cercle (d.1j<ï.*, i^.Uù:.*). Seul le quatrième cercle, que j'éludieiai plus bas, S li. réunit des noms hétérogènes, preuve nouvelle à ajouter à ceUes que je donnerai plus tard que le quatrième cercle contient un pied faux et des mètres faut.
^^ 170)**— ^^^ du pluriel ne comptent pas. Ainsi JljiJ ïj = ~1|J^ ,
La nunnation compte pour un noûn djezmé :
y. Ainsi Ji-; = yii.5' ^.i =Û^.)' ^J^tfW-;- Toute lettre marquée du teschiid compte pour deux
lettres dont la première djeziiiée. Ainsi (-My = ^^^Hy. Les lettres de prolongation sont considérées
comme des quiescentes ou consonnes djezmées. Ainsi
Le t , le ^ et le (j de prolongation tombent devant une consonne djezmée, sauf à la fin du vers. Ainsi
Dans certains mots bien connus et énumérës par toutes les grammaires^, 1 elif de prolongation n'est pas exprimé. Ainsi iUI est pour iwl, yî^J pour i^^j- Cet éiif doit être rétabli dans la scansion.
La voyelle des pronoms affixes ^ et > est commune , c'est-à-dire que suivant les exigences du mètre on en fait une syllabe fermée ^ , ^ ou une syllabe ouverte », ».
Les pronoms affixes *i, Is, **, doivent être prononcés ^, ji , jJt.
A la fin des vers toute voyelle exprimée par un simple /afha, un simple dkamma ou un simple kesra est considérée comme virtuellement suivie d'une lettre de prolongation. Ainsi u^U ~ bU, yai =yf^ •
-•ai = u;yai. Quand le premier hémistiche du premier vers rime avec le second, il en est de même pour tout^ffia, dkamma ou kesra terminant ce premier hémbtiche.
A la lin des vers, la nimnation des mots est supprimée et la voyelle se fait suivre virtuellement d'une lettre de prolongation, en vertu de la régie précédente. Ainsi yoi, yÀ), I-i«û deviennent jyÂi, ^Jâi et lC«aj.
Dans les exemples métriques que je citerai, il ne faut pas s'inquiéter du rbythme des mots isolés sur lequel j'ai déjà présenté quelques explications, mais qui ne sera étudié en détail, avec ses modifications, que dans le livre III. Une fois dans le vers, les mots n'existent plus; il n'y a plus que des syllabes se groupant de diverses manières pour former des pieds.
Dans tous les exemples métriques, on observera que le vers se compose invariablement d'un certain nombre de mesures se réduisant toutes en huit brèves , les silences compris.
S i. Tawil et ses variétés.
Normalement, ce mètre se compose des pieds (ji^ et (jii»U.« alternant, deux fois répétés par hémistiche. Mais il est rare qu'il se présente sous cette forme : cela n'arrive que lorsque le premier hémistiche rime avec le second et que le dernier pied du second hémistiche est (j* j i*^ * -« (et non une de ses va-
riantes). 11 faut alors que le dernier pied du premier hémistiche soit aussi ^^^lJb^ pour pouvoir rimer avec le dernier ^^^JUaIL* du second hémistiche. Régulièrement, à la fin du premier hémistiche, on substitue lii variante (^U* au pied ^XisU*. £n outre, le dernier pied du second hémistiche admet trois variantes. De là , on dit que ie Tawtt a un 'aroadh , c'est-à-dire une variante pour le premier hémistiche, et trob dharb, c'esl-à-dire trois variantes pourledeuxièmehémistiche,
Schéma du TauiU normal.
i" héiti. fjXAfiljL* (^fiiti (^^XasU* (^y^
a* hém. jjl*filA» (^^ ijl**lA* (jlj**
Trunscription musical» et métriqtie.
"Mm. Fa..'M^.Aôn Ma./â..'î..lôn Fa..'5âme..lôn Ma.Jà.'i.AUt
, l'a.'ouoae..lôn Ma..fâ..'ï..Uin Fa.'oiioae. .lôn Ma..Jâ..'i..lôri —
7KJ~'^ jTT^ rrCT^ ^^TTTk, .
Traiiscriplion de Freytag.
zecbvGoOgIC
Première variélé.
Dans cette variété, le dernier pied du vers est
(^^JLfljU, ou^UfiLU pour marquer la pause (cf. livre I,
57), et le dernier pied du premier hémistiche est
régulièrement changé en ipi^U*.
Schéma.
-u.. TîsjT. lîsJT. T^Tn. TîsJs'.
• u.. ?j77j\ ?j77T. TisJT. ï^TJT. =, n
Exemple'.
D'après les rè^es de scansion, SA IjJLïj devient JJtSj = î^y^ ; Iw AJi ^j devient L^ JsJ ^j = ^^JusLÎ^ ; *"'5 uî"*5'^ V ^^ décompose en (ji^Jj v =0^^^^ ^t d
' J'emprunte mes eiemples à la métrique de Freytag. et je ne change rien à l'ordre qu'il a suivi dans son traité, parce <|ue cet ordre eal celui des traités arabes el que je dois montrer comment ma théorie s'applique a tous les mètres el i toutes leurs variétés, tels que les ont admis les auteurs indigènes. Si j'avais voulu modi/icr cet ordre traditionnel , j'aurais adopté uue classification bien différente.
-iJUUu, etc. Le
vers se scande donc
Ç-; -^-il
-iLii (i
-' -^ -JÎ
i)jiJ
-l)jjj
Transcription de Freytag.
Bemarifae. J'admets dans la transcription métrique de ce vers , et j'en userai de même par la suite avec tous les autres vers, la notation simplifiée dont il a
été quftstion dans le premier livre. La notation rigoureuse serait , en divisant les mots par articulations :
— «.{ 176 ).«— notation dans laquelle toute voyelle frappée d'un ictus dure une longue, toute articulation non frappée de i'ictus une demi-longue ou un tiers de longue, suivant qu'il entre dans le temps faible deux ou trois articulations. Mais afin de supprimer les tiers de longue dans ro..'ô..n' Qa..d' {où n', Qa et £f'==cliacun -J- d< longue) et dans les groupes identiques da Yâ..ip'. ma..a' et La..}wû-'e Ma.'e, je suppose que 'ô..n' Fâ..Mi' et hou-.'e forment une syllabe composée 'on Yaw, hou ne durant qu'une longue, au lieu d'une longue et un tiers, et j'incorpore ce tiers de longue aux articulations suivantes Qa..d', ma..n.', Ma..'e, qui deviennent ainsi des syllabes composées Qad, man, Ma durant trois tiers de longue ou une longue; et alors je les note "on, yâïB, ftôû, Qad, nmh. Ma. Quand la dernière consonne de îa sjllabe fermée dépassera la ligne, comme dans Qad, 'il, j'omettrai le signe de la longue.
Deuxième variété.
Le dernier pied du vers est ^^U* au lieu de fj^siÀA, ou plutôt ^JhftljU , pour marquer la pause. (Cf livrel.Sy.)
Exemple.
«.{ 177 ]<-*— Dans ce vers, les dernières syllabes du second hémistiche, -^-^^ ^ =ts^^*5r* •)• forment, en effet, le piedjl^tx*.
Schéma.
"Wm. Wa..Uy- tdl ..GhL.nii 'ii.. M Ghi. nm- nâf.ti lâl.ya..di
L- SfDi. Vï'a..IâI-(i/ott..-(fo 'il..lal..djoa...do Min-Qâb..UMâ«).S.,di • Transcription de Freytag,
Remarijae. Dans ce vers , la variante j^Xii m I -^ « ^ ^ | remplace partout yJ^ u I .-^ ^ « I .
Troisième variété.
Le pied final esty^ti ^ |__,^n|| au lieu de
jAi^lu "I — ^' "II, c'est-à-dire que, pour mieux
marquer la pause, on choisit un pied équivalent à
^lAfljLt, mais présentant la fusion de deux longues.
Exemple.
J. As. Kxirail n° 5. (1876.) lï
-^( 178 )*H- Le dernier mot du vers jULe = ^iLt appartient, en effet, à la forme grammaticale JLjL> = ^j ii. En outre, nous voyons apparaître ici dans les deux hémistiches la variante JyJ^ ^ i ::^^ ^ n, I , avec un silence après la voyelle marquée de l'ictus sous-fort, pour yJj-jtj u I __ 'ij ^ I , Et , conformément à l'observation consignée plus haut, livre I, S 6, les deux voyelles brèves qui reçoivent l'ictus prosodique et s'allongent en conséquence sont bien placées devant deux autres syllabes mues. Dans le premier hémistiche, ^ de C i) ta.ï précède «-* (deux syllabes mues); dans le deuxième hémistiche, t de Jllu précède jiie.
ii<i<u. '1 ■ . lâsch—schà ...mi Lim.. là Ilâb. so ..hôïioue Bt- '/. .qâiie. . .U - TranscriplîoH de Freyiag.
Remarque. Dans ce vers, la variante (^ t - r
— ^•.( 179 )<-<■- V, I -i, n -u r> I est employée concurremment avec la forme dite fondamentale i^yA ^ I .^^ ^ ^ I .
Exemple de cette variété, dans lequd le premier hémistiche rime avec le second.
Le dernier mot du premier hémistiche JjJi rimant avec J>jùiÇ, dernier mot du second hémistiche, son dhammak final reçoit l'ictus et se fait virtuelletnent suivre d'un >. De plus, on observera que JJa reproduit le pied final ^^■
Iio...kéM..ùà 'A...là Ma Fyk..dka..niîî'e..rî-Da„..]uè. .^
• uétK. ^<i-lâae..kin..Ha Mau>...lâ..hoa 'À . . lây -hl Dii..libîie . Jou Tranfcriplion asuelle.
— «.( 180 )^-.— Le grammairien Al-Akhfasch admet une quatrième variété de Tawîl ayant pour dernier pied la forme jacUv, c'est-à-dire J^JilU « I -.^^^ n I , au lieu de ^JLfiUd ui — ^nl. Cette exception s'appuie sur deux vers d'Imro'Gl-qais :
*L*l5 ^^1 J^ ^3 yj* A^ 'Âj^\ iJJ\) )y4^\ ^
dans lesquels il faut supprimer la voyelle fmale pour la rime; en effet, y|j-*-tc est au nominatif, et yl**?. au génitif Or, ^!P^ "^ P^"* rimer avec iJyi^< tandis que, si l'on retranche ies voyelles finales- et~, on a yl^-i-i^ et tjC*^ (pron. ^flyLw et y*!-*^), qui riment très-bien ensemble. Cela étant, ie pied final de chaque vers qui, sans cette suppression, aurait été
U Saf..tDâ..ttou — Bi..dji. .râ..ni -
' Dans l'éililioii d'AItlwnrdl , ce second vers est nùparé du premier r deiii autres vers ; df plus , Aliiwanlt siibslitiie les larrantea kkdj
devient J-tf^ , dès qu'on retranche les voyelles finales :
U Saf.u Bi.Jji.i
Le schéma des deux vers précités est donc, exprimé on noms techniques arahes :
En notation métrique :
riTT;, rrrr: jtt; jCi „TC; ro riiT- "TTri „ n
jlT. jTj: rnn jIt; „ n
à jlIaI (premier li^'mîslichej et |^LLul à iXUgl (premier hémislicl du «econd vers ). Cr. The D'aaia oj lie tim ancieat Arahm paeis, eU
La transcription de Freytag est la suivante :
-■ -I — 1 — 1 — I — -1"— i-- -1" — Il -- 1-— I — I-—I "■ -I"— 1 — I" — II'
ReTnartjae. Dans ces-deux vers, nous rencontrons quatre fois la variante ji* ou Jjjô, dont la dernière syllabe doit recevoir l'ictus prosodique et s'allonger. Chaque fois , conformément àla règle énoncée livre I , S 6 , cette syllabe se trouve placée devant deux autres syllabes mues. Premier vers , premier hémistiche , le y de jjjill est devant l^ de ^^y, deuxième hémistiche, le « de •xJhwl est devant (^ a = ^ a; îbid. le f de Ju^l est devant ^ J {Jt^ ^>UJI)- — Deuxième vers, deuxième hémistiche, le- 5 de ZjI est devant Ij de yLfIj.
Dans toutes ces variétés, on peut substituer aux pieds (Jiyi ou ^W et ^^^lUslU les variantes jyù ou jii (nous en avons vu plusieurs, exemples], (^^XeU*, ailleurs qu'à ia fm du premier hémistiche de chaque
' FreyUg reconnaissait que dans le» syllabe» contenanl deux quiescentes dont la première est une lettre de prolongation, la longue devait avoir Aie durée eic^)tionnelle . qu'il représentait va^ement par un long Irait.
— »*( 183 }<^ — vers, et enfin Ji*lu "I — ^ ^ I , avec un silence à la suite de la syllabe j frappée de l'ictus prosodique.
Exemple de (jXslU pour f^JkAftlL* ailleurs qu'à la lin du premier némisliche.
Ce vers en notation arabe s'exprime par les mots suivants :
qui montrent que, dans le second hémistiche, le pied usuel (jX*cIà» „ I ^ r. I est remplacé par l'équivalent (j^XsU.* -J I -u i< ^ n I .
Le premier hémistiche de ce vers est très-intéreesant, car il nous ofFre une forme qui tient le milieu entre ^^y^ ^\L-'^^\ et Jj** ^, I L :^ ^ I , laquelle apporte une preuve nouvelle à l'appui de l'existence d'un ictus prosodique sur le J de Jy<i. En effet, le mot avant-dernier J îî «à moi» devient pour les exigences métriques i- Or, il est certain que 3 se prononçait non pas j^J lïà, mais *J li'a, en conservant la prononciation usuelle de J et en le faisant
— «.{ 184 )•*^~ suivre d'un a; de sorte que J, naturellement pourvu de l'ictus, forme la syllabe sous-forte yJ de l'avantdemier pied, et que la voyelle euphonique a commence le dernier pied : yXsLU («^* | J 'j y^)- Mais nous parvenons au même résultat en considérant i comme deux syllabes brèves et en appliquant la règle énoncée livre I, S 6. Car les mots iCiy'ti \yS> forment alors ^J^Lia Jyti, et la syllabe supposée brève J , se trouvant placée devant deux autres syllabes mues i ^ , reçoit un ictus prosodique. Suivant donc que nous admettons que J se prononce «J ou 3. nous parvenons aux deux notations suivantes, équivalentes entre elles, pour le premier hémistiche du vers en question ;
fa..Tn-ï«scA..Ao..TOÛ Li ï'(ûcA..A(»..rôttoue Xf-'a JV^-ma-fân'
' Il ne Taul pas s'étonner si dans le mime hémistidie le m£me mol J a pour durée tanlût une longue cl demie, tantôt une longue ■, c'est que dans un cas il reçoit l'ictus et dnns l'autre il en est priic. Quant à l'ou final de 'i ^* ' . il dure deux longues lorsqu'U doil rem-
— «.( 185 l*— Dans le premier cas. Li est égale à une longue et demie, dans le second cas à une longue suivie d'un silence équivalent à une brève.
Exemple de JiAfilx* substitué à <JL£tji.a.
Héin. ^ôJU u\Ayjt? (J**^^ i^Umù
Les mots iJm^^ ^ forment J-t^lU. Mais la dernière syllabe ^ est placée deirant deux autres syllabes mues ^de u^Sjlé = y';^^; par conséquent, de mémo que le J de jj*», elle reçoit un ictus prosodique et s'allonge.
Schéma métriqat.
jc; Jlt; .td: jr>„ii
Tramcription de Freytag.
Pour terminer ce qui est relatif au Tawil, citons
plir une demi-mesure (lemps fort et temps Taible], et une longue seulement (ou plutôt une longue et |, cf. p. 175 et suiv.) quand il DG doit remplir que le lemps fart, comme cela a lieu dans le premier Ij.tla,''. C'est (Tailleurs pour les mêmes raisons que le oa de ^y^ dure lieux longues, tandis que l'n de ^^IcIXt ne dure qu'une longue et demie, et celui de ,^£IéUa qu'une longue [dans la notation siniplifiée).
encore quelques exemples du pied initial ^>«» avec
ses variantes u^mà , Jyti , Jm , devenant (^^(>) . (^^M^) ' (jys(î) , J^{it) , par la suppression de la première s^l- 4abe. (Cf. Uvre I, S 8.)
Hémist. Cft t^^ U^»Jjt (^^^ ^ La mesure en est :
et en notation métrique ^
jD: jD: riiTi JCij
Traiacription de Freylag.
Comme je l'ai fait observer, lorsqu'on scande un vers pareil, il faut mentalement prononcer une syllabe brève quelconque en tète de l'hémisticbe. Dans ma notation , un silence représente la syllabe absente.
Autre exemple.
Héinist. ÀcLû ^^!> i^ -bjAf owJ
l.a mesure en pieds arabes est :
et en Dotation métrique :
Tranicription de Freytag.
Dans cet exemple la syllabe li de t=*iJ=jé(i), qui doit recevoir un ictus prosodique, est suivie, conformément à la règle tant de fois rappelée, de deux autres syllabes mues i: {de Jbiâ<).
% 5. Madid et ses variétés.
Ce mètre se compose normalement de deux hémistiches comprenant chacun deux {j^i^U séparés par un ^^jAcU :
a' Unu (^:^U (jLfiU (^'^^^ Sa notation métrique est donc :
Mais le plus souvent le dernier pied du vers devient ysteli I -ui, L*!? I pour marquer la pause.
Tnaacription de Freytag.
Dans ce mètre, le dernier pied du premier hémistiche se présente sous trois formes et le dernier pied du second hémistiche sous six formes. Le Madid a donc trois 'aroàdh et six dharb.
Première variété (i" 'arvâdli et i" dharb).
Le dernier pied du premier hémistiche et celui du second hémistiche sont ^McU (yMsU à la lin du vers). Le schéma de cette variété est celui que je viens de noter plus haut.
Exemple.
L„ 1 -IL „ k,Jl„
Yd La..bak..ria '0,y..na 'ây - n&l..Fi..i
Remarque. Comme le mot 'ansckiroà du premier hémistiche se termine par une voyelle, et comme cette vojelle peut se prolonger jusqu'à la barre de mesure (la syllabe suivante devant commencer une
— «.( 189 )■«— nouvelle inesuiv) , il est encore permis de noter 'anschiroa :
En supposant donc que les anciens Arabes tantôt aient prolongé le son de la voyelle jusqu'à la mesure suivante et tantôt ne lut aient attribué que la durée d'une longue et demie, nous obtenons pour le pied ^Jisià une nouvelle variante jJLcU I -u « L | ,
La notation rigoureuse de Yâ Labakrin serait :
les articulations A", ri et n' valant cbacune un tiers de longue. Pour simplifier, je fais de bak tout entier une longue {cette syllabe fermée vaut en réalité une longue J-) et de la syllabe fermée rin une longue {elle n'en vaut que -). C'est de la même façon que je suis arrivé pour le pied (jjSi^el* à la notation I ^ ^ 1 I . Cf. livre 1,82.
La voyelle ou du dernier mot du vers s'allonge ad Ubilam.
Deuxième variété (a" aroûdh, a', 3* et 4' (/ftarfc}. Cette variété est caractérisée par la substitution, à la fm du premier hémistiche, de (^^U | -uu'-v>rs I
ou P*U I L.«L| à(j3a*U \'-^J^'. — I. Cette substitution s'explique par l'équivalence des pieds ^^U, pLfili et (^'^UU. A la fin du second hémistiche, trois variantes peuvent être employées : i " «^^U ^^ i^t^U lC75:i;»-y.lilC3j ouyUUlCCji S'jJ^ I r:^'(^n I, Ces variantes équivalent toutes à
Exemple du a* 'aroddk avec le a" dharh.
Notalioa mélràiae.
icr;iCÀ:„ic~
* On peut aussi admettre que le i de »±^ dure si longue et demie, et alors la notation du dernier pied e
jlemeQt u
Transcription de Frtytog.
Remarqae. Le dernier mot J'iTAJ se prononce JslKXI = iliï^li. Si sa voyelle finale avait ét^ conservée , n aurait eu le pied équivalent ^AUU.