‹ Théorie nouvelle de la métrique arabe, précédée de considérations générales sur le rhythme naturel du langageChapitre 15 sur 22 · IL ^^ ' · texte numérisé non relu

IL ^^ '

'fin Ya..xà..k Qàtf.mo ou > &}. Ji ..IiLna ..nâ -]

Nolulion luuelle.

Remarque. On voit que la brève j de JIjj qui doit rester brève n'est pas suivie de deux syllabes mues, mais d'une seulement : » de U^. Il en est de même du ^ du ^j^a^^Iw, car le deuxième hémistiche du vers dont j'ai cité le premier hémistiche commence par ^xuTk^^xUM (cf. Dont, derarah. Versk, p. 1 89) , de sorte que le (j^de (jj*^Uî précède une seule syllabe mue I de (^^i^W.

Exemple de la variante uu^xi.

La notation arabe du deuxième hémistiche est :

— «.( 199 ).«— Noialion. métrique.

Bi-djo..wà..hi Fâ..ri..'ui~ Min Ta..lâ..<fi Notation asaelle.

Remarque. Dans le premier mot c^i^ = <.:y^, le premier f doit recevoir un ictus prosodique et s'allonger; aussi est-il suivi de deux syllabes mues : Âa- Au contraire, le dernier u doit rester bref; aussi n'est-il suivi que d'une syllabe mue i de »jU

-tf

S 6. Basit et «es variétés.

Le Basît dit nonnai se compose des pieds ^XwUw^ et (jieli répétés deux fois, et alternativement, par hémisticbe. En voici donc le schéma :

Notation arabe.

a' hém. t^^^ f^MÀjijMJ' (^yl^U ^^^IjuUw*

La mesure de ^ajm* isolé est I -u ^ '-u » | . Dans

Je Basît, Mostâfilôn conserve cette notation, car le pied qui le suit , (jJtfrU , commence par le temps fort ,

__^( 200 ]■**— de sorte qu'aucune syllabe faible ne vient se placer à la fin de la mesure de Mostàfilôn. Aa contraire, fjlsU , au milieu du vers , prend la notation I -u ^ ' o I , car il est alors suivi de Mostàfilôn dont la syllabe composée Mos vient remplacer le silence o à la fin de (^U (cf. livre I , S 2 ). fj^U ne reste I -u ^, '■« ^ I qu'à la fin du vers (et devant une variante de ^jUAum commençant par une seule syllabe brève), et il y est d'ailleurs le plus souvent remplacé par jJl«U I -u u '-J ni, pour la pause.

Voici donc la notation métrique du £asit normal :

nTTÀrJc

Notation luuelle.

Le Basit admet trois variantes dans le dernier pied du premier hémistiche et six variantes dans le dernier pied du deuxième hémistiche. Il a ainsi \Tois 'aroâdh et six dkarb.

Première variété ( i" 'aroâdh, i" et a* ^karb). Dans cette variété, le dernier pied du premier

— «•( 201 )*^— liémistiche est (jhti Ij^uIoI, au lieu de ^X&U I -u u L o I ; le dernier pied du deuxième hémistiche est : 1° (j)-L-«-i i ^ .- ^j ^ I (pied final) ou >-Ly i I j-i u !Cr n I pour la pause , et a" ^ILi I ^-^ '-u « | ou

Exemple du i" 'aroâi^h avec le i" dharb.

Notalioit arabe.

Notation métriqae.

-TC:; „ I ct: aT~X"„ I C5> . Il

Notation de Fr^tag.

Aenuir^iiej. Dans le premier hémistiche, les syllabes Uj ^ tj) forment le pied jj)>wU»«. Or comme

-^t.{ 202 }*»— la dernière sjUabe U contient une lettre de prolongation, cette syUabe u peut se prolonger jusqu'à la mesure suivante lii. On prononcera donc à volonté , en attribuante U soit la durée d'une longue et demie, soit la durée de deux longues :

/w Mîn Za..mâ - n

fin Min Za..mâae . .nî- ko.moa

Dans ce dernier cas. nous avons à constater pour ^jLùx>h« une nouvelle variante JJOuUw* - { -u ^ 1 1 .

Les syllabes iii=ySi forment le pied (^Ijti; la syllabe brève ; devient longue, parce qu'elle reçoit l'ictus prosodique : elle est placée, effectivement, devant deux autres syllabes mues is. — Le ^ de «^ =^ est restreint à la durée d'une longue par la syllabe fermée wal de j>>yJ' j i laquelle commence l'bémistiche suivant, mais en réalité termine la mesure à laquelle appartient ISo. Je rappelle que la notation rigpureuse de J^ serait une longue et un tiers.

Dans le second hémistiche, yK = (^j^ forme le pied ^Àm. La syllabe m reçoit l'ictus par sa fonne

^( 203 ).«— grammaticale même (cf. livre 1,5 5), et d'ailleurs elle est placée devant deux autres syllabes mues Sm,. Le t final se prolonge aà libitum pour marquer la pause.

.Exemple du i" 'aroâ^ avec le a* ^rb.

NoUilîou srabt.

Notation métrique.

Notation de Frvytag.

Remarques. Dans le premier hémistiche, la brève A de *j;^=j([ *';,»*, qui doit recevoir un ictus prosodique, est placée devant deux autres syllabes mues

A la Gn du second hémistiche, ajI> fonne le pied

— *».{ 204 ).*+— fJLi I __ ^ n I. La syllabe i de JuL» recevant l'ictus fort, et la syllabe f, l'ictus sous-fort, et deux ictus ne pouvant exister dans un mot sans être séparés par un temps faible, cela prouve que U dure un

temps fort et un temps faible I . On observera

que Jutî est pour JutS NâbiM; la suppression de la voyelle finale, pour la rime, a amené le transfert de l'ictus sur la syllabe précédente bi, qui, de brève qu'elle était, devient longue.

Exemple du dharbji U.

a* hém. ul^Xû ^Jf JA^ ^ âIoaJJJI ^

Les dernières syllabes bU forment le pied final I -J^.^ I avec prolongation ad libilam de la dernière voyelle.

Freytag a trouvé un exemple du pied Jltt^^Jii I -u n L^r I substitué à la fin du vers au pied jJu ! __ ^ I : les deux formes s'équivalent.

Deuxième variété (a' 'aroâdk, 3*, û* et 5' dharb).

Cette variété forme en quelque sorte un mètre à part, car son schéma normal ne comprend plus que trois pieds par hémistiche, au lieu de quatre; ces pieds sont disposés comme il suit :

i" bém. yXwLwM.* (jiLfrU ^Jktx'i^m■*

a* hém. f^jtkùttjt (ji^U (jJuwUmu*

--**.( 205 )^— Le dernier ^^XjuUw^ du premier hémistiche se trouve alors précéder un autre (jUix^* (le premier du second hémistiche), et, par conséquent, sa notation est celle de ^JLmLûw» médial suivi d'un pied commençant par une syllabe composée faible (cf.

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