‹ Théorie nouvelle de la métrique arabe, précédée de considérations générales sur le rhythme naturel du langageChapitre 20 sur 22 · fi» Oj t-iL^AJl (g- A •Si · texte numérisé non relu

fi» Oj t-iL^AJl (g- A •Si

Remarque. Dans (g^^li^, lJ^^\, (^L^, tfûljÀ, les syllabes m, ù, ^, ', qui précèdent deux autres syllabes mues, restent brèves parce qu'elles correspondent à la syllabe faible • de (^ï^Uj. Si elles rece-

— ^n»( 220 }.« — vaient un ictus prosodique, la mesure du vers serait tout autre. On obtiendrait, en effet, un mètre qui n'existe pas dans la prosodie arabe :

rf , ,'"• , '-~ , ,^J ii i^ijj jUlii J^

Deuxième variété (a* 'aroûff^- '^' et 3" dkarb). Cette variété consiste en ce que chaque hémistiche est formé de deux ^jJksLi* et non de trois. La première variété n'était pas en usage dans l'ancienne poésie.

3* 'aroââk et a' ^larh.

Le dernier pied de chaque hémistiche est,^îwlÂ*. Exempte.

Notation arabe.

Notation métriqae

^^( 221 ).^- Remarque. Nous avons ici deux exemples de l'ictus d'un mot disparaissant dans le vers, parce que la syllabe (jui le porte doit entrer dans un temps faible. Le prétérit u^-J^, isolé, reçoit l'ictus fort sur la syllabe f; le mot ijjAi. appartient à la catégorie des mots qui sont accentués fortement sur la première radicde. Cependant, ici, les syllabes fortes ^ et à... devant entrer dans le temps faible i de (jÂsIlL* , perdent leur ictus et s'abrègent. Je reviendrai en détail sur ce point quand je traiterai du rhythme des mots isolés et des modilications que subissent les mots par leur rencontre dans le vers.

Le dernier pied du deuxième hémistiche devient (^iiéLli = j^^LL» ^, I — kj ^ I , ou , plus souvent , ^i^jU u I - îCT'n I , pour la pause.

Al-Akhfiisch cite un vers où le dernier |iied du premier hémistiche eit (^iLu ^ | -» » '-u ^ I , et lé dernier pied du deuxième hémistiche ycU.*» l-u-^'-u r. I . Le voici :

Les syUabes ^Jt 4» et aj^^) forment, en effet, les

* , 'jy *^, "^j

pieds ^^^ et ^xi — (jjXU* et yJli«.

Enfin, les exigences de la rime peuvent amener

b suppression de la voyelle finale du pied ytJia =

jijj i*. q ui devient ainsi JI>tjU {4L»îXi) = ,J^ (J*ji»)

u I ■^;0' " 1- P*"" exemple, l'hémistiche que voici se

termine par te mot J>^ :

•^7" 'tÏ**^ W*^ j'***** et sa mesure est :

— «.[ 223 )t^— Or, comme le vers suivant a pour dernier mot >il^\ , le seul moyen de faire rimer les deux mots, d'après les règles de la poésie arabe, est d'en supprimer la voyelle fiTidc. il^yï devient donc iloj-ï et se prononce liL^j-ii, ce qui a pour effet de modifier le dernier pied u I .^j. ^f, I en ^- I -^^^o^ "^ '■

Modifications du pied ^jJlsIjL* ailleurs qu'à la fin de» hémistiches.

Le premier et ie deuxième pied de chaque hémistiche, dans la première variété, le premier pied de chaque hémistiche, dans la deuxième variété, peuvent suhir différents changements dont le tableau se trouve livre 1, S 6, vers la fin. Au lieu du primitif (jjlUUU, on trouve fréquemment employée fune des formes suivantes :

En outre, le premier pied du premier vers perd quelquefois sa première syllabe (cf. livre I, S 8). Les quatre variantes (jJii^Ju», ^gXii\À», tf*J-cliU et (^LU deviennent alors ;

ciltii [i] „ I L :„ „ I

Exemple de ^jaUsU.*.

C'est la variante la pius fréquente :

Bemarques. La syllabe ^ qui reçoit i'ictus prosodique est dans les conditions voulues; deux syllabes mues la suivent : AJ de *j JJ. — L'afltxe • est bref dans ce vers (cf p. 170).

».( 225 )*— Exemple de ^Jk^LU.

Cette variante est très-rare aussi :

„TûÀ, jCTi -Hir; rrci no. rrpè„ Il

Exemple de j^jjJkfUl'*).

i" hém. <ifJ^ jU l-"-^-!-* <^^wJ

Exemple de ^JXXi■\i{i).

i" hém. ^^wj <^ ^^5*^ ^i

Exemple de o>AsU(«) et de f^U(«).

Ces deux variantes sont extrêmement rares :

i" hém. |fta»j i3jj liXU iy

J. As, Extrait n''5.(i876.) i5

Reman^ae. Dans le premier exemple, la syllabe i de iiiiJ» a déjà l'ictus par sa forme grammaticale; ne l'eût-elle pas qu'elle devrait le recevoir comme représentant îa syllabe J du pied JicU*. Au contraire, dans le second exemple, la syllabe ^ de ÇSp perd son ictus grammatical, parce qu'elle entre dans le temps faible, du pied f^siM».

$ a, Kâmil et ses variétés.

Ce mètre se compose normalement de deux hémistiches formés chacun de ,jis.\ÀX* trois fois répété , et ce pied admet, suivant les cas, les deux notations v,^l'^.„'-^-^l et^^lL^loI {conf. livre I, S a). Les syllabes brèves suivies de deux autres syllabes mues qu'on rencontre dans le Kàmil ne reçoivent pas d'ictus prosodique quand elles font partie du temps faible Mota de ^AslU^.

Le Kâmil offre trois variantes pour le dernier pied du premier hémbtiche , et neuf variantes poui- le dernier pied du deuxième hémistiche. Il a donc trois 'aroâdli et neuf dharb.

— «.( 227 )♦■— Première variété ( i" 'aroâ^, i". a' et 3' ithari).

- l,e dernier pied du premier hémbtiche est (jjXeUl» ; le dernier pied du dcusdème hémistiche : i°jU«Ul* ou, pour la pause, jielÀii; 2° yJti** ^ ^ I __ '-^ ^ I ou Jtii* 1, u ! __ ^ ^ I , ou leurs équivalents j^AjuU* «^JL „ ^ „ I et jiijui ^ ^, I L ^ '^ ^ I ; 3° til-i v> "Ijjj D I ou ses, variantes "ÙU* i __ a I , ^iiu -«IL^n I et^'- I '-v-^a I {cf.livrel.S 7).

\'"aroâ^h, i" dharb.

Nolatioa arabe.

^ifrUxA ^JkcLu.* (jjLsLùb*

jAsUa^ ^jUlùb« (^Ux«

Nolatioa métrique.

TnzTi :z\U7. ::7[rz

Notation atuelle.

— «.( 228 )-^— Remarque. Au milieu du vers, le pied a la notation « « I -w u L o I , parce qu'il est suivi de deux, syllabes faibles.

i"'aroâdk, 1' Siarh.

^ «-ïX-o^ yU) [i)A4 ts/l

Notation arabe.

f^lÀX4 (^lû* ijXfLiL* jjjii£i ^^liai (^Ijlu

Notalioit métrique.

^Tîù: rrc: 337:

:rrc: -TTC: rTiir^^rji

JVofofion luaelle da dernier pied.

i" 'aroà^h. 3' (i/iari.|

— **.( 229 ]t*— Notation arabe.

fji-xUiJù* (ji^\ixJt ^JA\ixi

Notation métriqae.

rrrr. :ji~rL zj^l

Notation tuaelle.

Remar^ae. Le premier pied du premier hémistiche est une variante de yXeUiù». li en sera question plus loin.

Deuxième variété (a' 'arotlçA, W et 5* ^harb). Le dernier pied du premier hémistiche est XJûti u u I __ a I ou ^iî* ^> u I -u r. □ I ; le dernier pied du deuxième hémistiche: l'XJa^ ou xi£*; ^"XJjJi

râlai o„^rir„ai.

a' 'aroâdh, W dharh.

— «.( 230 )**— Notation arabe.

Notation méiriqu*.

::rrcî rrc: -TTC.

rrrcirrcirTn^nii

NatutioR moelle.

Hemartjaes. A ta fin liu premier hémistiche, il se produit un silence égal à un temps seulement, parce que les syllabes u « du pied suivant viennent se placer dans la mesure à laquelle appartient le dernier pied du premier hémistiche. — Au milieu du Ters, dans ies deux hémistiches, la variante (jXcUic* remplace le primitif (^.^Mii. Nous n'avons plus à insister sur l'équivalence do ces deux formes.

d' '/troifih, 5' ^htirb.

^«.( 231 )«^— Notation arabe.

Notatton métritfue.

:3m„Tiùl^l^aii

Nolulion uxaeUe.

Troisième variété (3*'aroû^A, 6', 7*. 8' et y' dharb).

Cette variété consiste en ce que chaque hémistiche se compose de deux pieds, au lieu de trois. Le dernier pied du premier hémistiche reste généraiement (jXeUi* ou subit une des modificiitions médiates indiquées hvre I, lin du S 6. Le dernier pied du • deuxième hémistiche devient : 1 " par l'addition dune syllabe, ^3teUJJ , yiSteUJU ou leurs variantes {cf. livre I , S 7 ) ; 2° par la suppression de la voyelle finale deyiUUli, *^3ÎsUii = Z,7:^Ùli (cf. ibidem); 3° il re ste ^JA ^\-iJi-i^, W A devient ^jJtjLï-i, jJtj»*i

u w 1 r^j^ '-^ r^\ , w„| '-C «I OU (jJj»jUj , ^}jîjl-jij

3* 'aroi^. 6* dhifi.

i" et a' liém. JuUlcl^ AZ-è -yj^ f ^^' '^ ^ i^^^iij

Notation aivbe.

y-jjt cl. i jÎ * ^j^lxXa A'ofalfon métrique.

rfù: „TiûÀ ii

3"uroû(iA, ■^' ^karb.

" el a" hém. ô^I ^^ *^Ja* ^^ oXïi *5j v>SJl^ My

Notation arabe.

Notation métrique.

Bemartjiie. Dans le dernier mot yaj, on observera que l'ictus grammatical a changé de place. Ce mut appartient en effet à la catégorie des mots accentués fortement sur la première radicale. Mais la dernière voyelle du mot ayant été supprimée , l'ictus a passé sur la seconde radicale. Ce phénomène est analogue à celui qui a été décrit livre I, S .S.

3' 'aroûdh, 9" dkarb.

1" et r héin. .--■i:--r--jrij^?<i i^tii^ij^i '^ iSr;

«.( 234 )»^ Nolalion arabe.

Nolalion métrique.

Autres modifications qui surviennent dana le pied ^jAslu:.*.

Toutes les variétés du Kâmil admettent e modifications indiquées livre I , fin du S 6 , pour le pied ^J>t^àJ;i, ailleurs qu'à la lin de chaque hémistiche. C'est-à-dire qu'à tous les endroits du vers, on peut substituer à jjXfiLiiu l'une des formes équivalentes

que VOICI :

— «.{ 235 ).*^ Ces modifications sont aussi employées dans le dernier pied du premier hémistiche pour les première et troisième variétés, et dans le pied final des premier, septième et huitième dharb , où elles revêtent une des formes indiquées livre I, 5 7. Les deuxième et neuvième dkarb ne subissent qu'un seul changement, celui' qui consiste à remplacer les syllabes initiales x^ par une syllabe fermée xi, de sorte que yjtxùt et ^tjLia , l^iMii et fiiJijû^ deviennent (jltix« etyi.il*, ^JuUii etyJuLu (cf. livre I, S -j). Il est inutile d'en donner beaucoup d' exemples, la parfaite équivalence de toutes ces variantes étant démontrée. Je citerai pourtant un cas de la substitution de (l^ixÎA.* et de (j}XcU« ù |^^Ux*.

Xotution arabe.

— *».( 236 ).**— Notation utaetle.

Remarques. DansiL'JJ* = (j%â;*< la syliabe j reçoit un ictus prosodique ; elle est placée dans les conditions requises, c'est-à-dire précédée d'un temps faible et suivie de deux autres syllabes mues ii. Reçoivent de même un iclus prosodique les sylbbes • de M, j de cMÀfi*, «■ de l^cw^K 3 de u^ =igjç. La syllabe ^ de J' uX a l'ictus grammatical (troisième personne du prétérit), et d'ailleurs elle est également suivie de deux syllabes mues j>.

Notation arabe.

--«.( 237 )»^ Modifications rares.

Freytag cite un vers dans lequel les deux syllabes initiales du vers ont été supprimées, de sorte que jjJielili devient yicl*(*i) :

(£■><« ^£<Xj iLaLlB

rïr::inr~::i

Dans un autre vers , on trouve la variante yjâteUî* employée à la fin du premier hémistiche sans qu'elle y soit amenée pour la rime; en effet, le dernier pied du deuxième hémistiche est yXeUiu. C'est là, trèscertainement, une faute contre la prosodie. H est bon d'observer à ce propos que l'emploi de la variante yiOAfiUJu.À la fin du premier hémistiche , amène une légère modification dans la mesure de la syliabe ^^ et dans celle de la syllabe x* du pied suivant. Eln effet , on a deux syllabes fermées x* ^ ou une syllabe fermée et deux syllabes ouvertes xi (^', en d'autres

--«.( 238 )■**— IftiTiios, quatre articuliilîuns faibles pour romplir un temps faible. Chacune de ces quatre articulations restreint donc sa durée à j de temps = y brève, et deux de ces articulations forment une brève. La mesure du schéma que voici :

est par conséquent :

Mo..Ui.Jà..'i..lM Mo.Ja..fi..'i..Ù..lôn Mo..ta..jA..H..hâ Mo..la. .fL.'i.h

Il est cependant permis de supposer qu'en pareil cas les Arabes faisaient sentir un temps d'arrêt entre les deux hémistiches, pour marquer la césure, plutôt que de précipiter ainsi la prononciation des syllabes xi yS ou i* yj ^. En représentant ce temps d'arrêt par un point d'orgue , nous obtenons la notation suivante :

Ti ^ " il

' Dans la poésie allemande, il y a quelquefois jusqu'à cinq artirulations et plus réunies en un temps faible.

' Ailleurs qu'à la fin d'un héoiisticbe, cen'eatpas Un iaconvënient. Dans quelques mètres où ,jJllf l> se combina avec ^jJjuLl»*, noua trouvemiu des exemples d'une semblable réduction de durée.

— -*>( 239 )**— S g. Hazadj et ses variétés.

Ce mètre se compose du pied ^y^Li* deux fois répété par hémistiche :

rrrr; rm ji

Notation usuelle.

H admet deux formes à la fin du deuxième hémistiche. Le Hazailj a donc deux dkarb.

Le dernier pied du vers ne subit aucun changement. Exemple 1

, Jl-'.JI

Mais le plus souvent, pour la pause, jjU*LL< final devient jA*tU,« ^ I ! ^f^ I ; exemple (Hamâsak,

yi^j^ piJji lH*;

riirc jL-ej

Le pied final devient yJtii = ^jii „ | ^ ^ « | ou ytii =y>w - ( i:^ ^ " I - Exemple ;

i" et a' hém. ^jJ^Jt ^ft^l# *^l ^4,^î u:^ UJ

Notation asuelU.

Modiftcations médiales, initiâtes, finales ' du premier hémisticbe.

Le pied ,^^X^LU, même à la fm du premier hémistiche, peut être remplacé par un de ses équivalents :

rare .

j^LU .,|L:^«I (fréquent).

En outre, il arrive que l'une des formes (jJuelu, j^lU ou J*i*U*, perde sa syllabe initiale au commencement du premier vers :

— *>( 242 )k*— Notution uiutlle.

Remarque. Trois syllabes brèves reçoivent un ictus prosodique, te Je de J^asA, le ^ de jUjI, le ijs de ,>^. Toutes trois sont précédées d'un temps faibli* et suivies de deux autres syllabes mues dont la première est faible, car le vers précité, transcrit d'après les règles de la scansion , devient :

Ce qui montre que I0 précède «^ (deux syllabes mues), et que, de même, j est suivi de 4, et ^ de

Exemple des vnriantea initiales jjl«li(^] et JytfiUt'*].

Notation atuelte.

Remarque. La syllabe ^ de ^ycr, qui correspond à la syllabe J de J^eljU , a Tictus grammatical , comme troisième personne du prétérit. Mais en supposant même que L. fût bref, il deviendrait long comme recevant un ictus prosodique. Cette syllabe est, en effet, précédée d'un temps faible et suivie de deux syllabes mues &*.

jIt; riL>ji

Notation usuelle.

Remarque. Lo y de Q^ reçoit l'ictus prosodique et s'allonge.

Citons enfin un vers dont le dernier mot a perdu la voyelle filiale, ce qui a pour etfet de changer ^^XacIU en J«eU« = J-^lJ^ :

S lo. Badjaz et ses variétés '.

Ce mètre se compose normalement du pied ^ijJjiJLi, qu'on répète soit trois fois, soit deux fois, soit même une seule fois par hémistiche. Eln outre , il existe une variété dont chaque vers comprend un seul hémistiche de trois pieds.

Le pied (j \jt.: i x :m. * admet les deux notations |-uukjol et(-u«'ol, suivant les cas (conf. livre I , $ 2 }. Il en est de même de ses variantes.

— «.( 24ft y^

Preinière variété (trois pieds par hémistiche).

Le dernier pied du deuxième hémistiche est :

i' (j^XwUmw* ou l'une de ses variantes (pour la pause

j ^ - * ■• r- * et ses variantes); a" ^Ju^ | ^un'-u» I ,

(Jj X stK.» - I -^ Aj o I ou , pour la pause , j 1, * ï ,■■ i

rrc5^„i,/dii:Tir?j.

Exemples.

/jAxÂJÙHn^ (jXmLwm.* (jXmLwm.* «mjIuii.' ijwLiin.» (jXmLwh.*

nul nûL nT?L rrcirrcirni^j

Notuiion usuelle.

3* hém. "^ jT^ 0«aI^ (^ t JuiIt} ' J'emprunte cet exemple à la grammaire de Palmer.

.Volai ion usmIU.

Oeutjèniu variété (deux pieds par bémbdche).

Le dernier pied reste ^jIjuLùh.* ou devient pour la pause.

Exemple.

l^marqae. Ici le premier hémistiche rime avec le second.

Troisième variété (un seul hémisticbe formant un vers de trois pieds).

Le dernier pied est (jLfci**>*, ou, pour la pause, Ex.emple.

^kftÀXM^ (jJLwilMfc* ^jJuuLuM^

Quatrième variété (un pied par hémistiche).

Le dernier pied reste ^jIUjUhh» ou devient ^^XmUw^ , [)U((r la pause.

Exemple.

Modifications inédiales du pied

Le pied noraiai (jJjàjc*.,. peut, dans toutes, ces variétés , être remplacé par l'un de ses équivalents :

nul j

Kn voici des exemples

' Tr~:„i

^Ij j.L^ *ij-w L+jL^

rfr'-sî

j L«LXi« fjJLsLL* qJlxLh.*

Heinartfoes. On a ici des exemples de la double notation de f^KJXmn* et de ses variantes , en ce qiù concerne la syllabe j^], selon que le pied est suivi d'une forme commençant par une seule brève ou par une syllabe fermée. — Dans le premier hëmisticbe, ia syllabe u de 4^ reçoit l'ictus prosodique; die est précédée d'un temps faible et suivie de deux syllabes mues , dont la première est faible , I». de i*^^ i*^^ •

—«.( 249 )**— Dans le deuxième hémistiche, la syllabe .» de J^ a l'ictus par sa forme grammaticale même. D'ailleurs elle est aussi placée de manière à pouvoir être frappée de l'ictus prosodique.

llém. \^. <^^^f\ ou^jl 5a Notation aiuelle.

Remarffue. La syllabe »^ de C# = C^^ a déjà f ictus par la fopne grammaticale du mot. Ne l'eût-elle pas d'ailleurs qu'elle le recevrait comme étant précédée d'un temps faible et suivie de deux syllabes mues, dont la première est faible, J^. On ne peut supposer que la syllabe ts» de cmju soit susceptible de recevoir un ictus prosodique, car elle est suivie de trois syllabes mues et non de deux.

Su. Ramai et ses variétés.

Ce mètre se compose du pied yûteli répété trois fois ou deux fois par hémbtiche. Les anciens poètes n'ont guère employé que le dipode.

-- «^ 250 }•**— Première variété (trots pieds pai' liéiiûsticlie).

I^c dernier pied du premier hémistiche devient ^XcU (i" 'aroâdk).

Le dernier pied du vers admet les trois variantes. (|ue vuici : i* il reste ^^jAteli (y)^Bli pour la pause); 3° il devient, par la suppression de la voyelle finale. ùiiuU ^ Jiif^li-, 3* il devient ij)s\» ou ^U. Ces, trois variantes sont appelées i" a' et 3' dharb.

ir jÂij lié ^\^ JL

^LràJI ^.^S^ »Li-^ j h« yJteU ySteli y»teU

I cz: I d: 1 1

Notation tuueUe.

Hemarque. La substitution de ^^^l* à ^jj^tslj, à la lin du premier hémistiche , permet à la voix de marquer une césure.

' 'aroâdk, 3' ^Itarb.

yJUU IJ-ïiUU (jjiL*U

^7^ (j^i^iUU (j3^U

, I cz: I cz: I !~:

Remarqae. jlliiil se prononce jeClâïi! . Si la voyelle finale - pour j^- (qui est ici le suffixe du pronom de la première personne) n'avait pas été supprimée, le dernier pied aurait eu pour mesure :

Wàn..li..À.^ 1" 'aroàdh, 3" (Iharb.

Remariftte. A la fin du premier hémistiche, la (lumière syllabe li contenant une lettre de prolongation , et le pied suivant commençant par un tempsfort, cette syllabe U peut, à velouté, être prolongée jusqu'à la barre de mesure. (Voyez, à ce propos,, p. 189.)

Deuxième variété (deux pi«ds par héiuistiche). Le dernier pied du premier hémistiche reste (jSMftti. Le dernier pied du deuxième hémistiche devient : 1° (t^^IlbUti (â° dkarb); 2' i^^s^UU ou j3iXe.\i (5- dkarb); 3" yieU ou jjUU (6' dharb).

A* dhtai.

^jfJiUii I^JiUii

' Gel hémitlidie provient de la grammaire de Palmer;

5' ^harb.

6*rfA«r6.

i" et 2* hém. ^ lÀ* (j* yllliJt */ *^y Lt L.

Autres modifications du pied (jï3HtU.

En tout endroit du vers, le pied (jiSUU peut être remplacé par ses équivalents :

^-iô icr:i

.iâçii I CÂTT I

I^ii voici quelques exemples :

.1^1 ^-i,\ AÀlS

Notalioa ufoelle.

Remarqae. Les syllabes i de jJUi, il, de ^^lol, j de dljl jJll , reçoivent un ictus prosodique. Toutes sont précédées d'un temps faible et suivies de deux syllabes mues.

Notation utuelie.

-'■>».{ 255 )^— Remar{fttP. La syllabe ^ de jp^ reçoit un ictus prosodique. Elle est précédée d'un temps faible et suivie de deux syllabes mues.

Notation ataeUe.

Remarque. Le premier mot 1j£J^ =^ j^Ja reçoit un ictus prosodique sur la première syllabe i; cette syllabe est, on le voit, suivie de deux syllabes mues; elle est nécessairement précédée d'un temps faible ' puisqu'elle est le premier temps fort du vers.

Freytag cite comme une exception un vers dans lequel le pied (l^J^li* = f^xJLi, qu'il note - u u , remplacerait i^i^^. Il aurait dû voir que c'est un de ces vers faux dont les scholies de Harîrî ne sont pas exemptes. 11 est de toute impossibilité que ^^>^CiL.», qui a pour rhythme - { ^^ » Wy ,. | , se substitue , en aucun mètre , à (jSSUU I -v », 1 I . On comprend, toutefois que Freytag s'y soit trompé, La noation usuelle dénature à ce point Je rhythme et la

— «.( 256 )*.— mesure des pieds, qu'on est excusable de croire à l'existence d'une nouvelle succession v. u , à côté de u-weti^u — w, comme variante de ^

S I a. Motaqàrib et ses variétés '.

Ce mètre se compose du pied i^y^ et de sa variante (|)Jm, répétés quatre fois ou trois fois par hémistiche.

Première variété (quatre pieds par hémistiche). Le dernier pied du premier hémistiche reste ijiy^ ou ^^lii, ou suhit une des modifications qui seront exposées page aSg. Le dernier pied du deuxième hémistiche admet i une de ces catégories de modification : 1 * (j^Iyû , -QJa ou , pour la pause , ^yà , ^ii ; a" Jyti = ^*p»»; S'jiî olL-,^louJiio|!^J„Dl; 4' J«(i) ou Jc[i) :-^l-::;^al,"l-«j"al,un silence remplaçant la première syllabe du pied apocope. Ces quatre catégories de modification sont appelées i", a% 3' et 4" dharb.

s loin le ^7~>. le ZT~^ ^' '** i.*-*''

us^"^ (j!>** w!>** ^

jr:^; ^TU:, jp; jr JïTc rnr^ jp: „it

a* (Mitri.

a* hém. JlxwJI JΫ ^amL« lâ^x^ J*j-ii (jijLi (jjjjû (jj;«

Jûx rru^ jtt:, rîi

3' dharb.

a* hém. Jiï^L* X,.:iî.iaj JJL^

Jij (jîj« yLti (jï«i

:rc^ Jû?. J^ ^Tî

4' ^harh.

a* hém. jui (|^ y^li ^ ûJlL

jl*{i) yJL*i (j^ (jïii

rnrri: .irr^ „tc;: rn;

J.As. E.lraitii'5.(i876,j

Deutième variété (trois pieds par hémistiche). Le dernier pied du premier hémistiche et celui du deuxième hémistiche sont jii ou yià. Exemple :

., ' •* ' » ■ » • L&iJl t»l<Xf J^k^

Autres inodificatîom de ^jjU. (^JiJU-

Dans les deux variétés, le pied yJj** peut être remplacé par l'équivalent «j^ , qÏkA par ji» , excepté , dit Khalil, devant le pied final ji(h) ouy((i]. J'appelle l'attention sur ce dernier point : Dans les variantes ,^Mi et J«i, la syllabe J reçoit un ictus prosodique, et l'on sait que, pour qu'une brève reçoive ainsi l'ictus prosodique, il faut qu'elle soit suivie de deux syllabes mues. Or, si J^ ou J«> étaient devant jt(i) ="j*(i) ou J*(i), on voit que leur dernière syllabe j ne précéderait plus qu'une seule syllabe mue,

puisque la première de^(i) et de J*(i) est remplacée par un silence. Khdil ne défendait l'emploi de JjM et Jjti devant ^{i) et ji(») que parce qu'il n'avait jamais rencontré cette succession dans les poésies anciennes; il n'avait pas soupçonné la cause de cette singularité.

Le dernier pied du premier hémistiche (première variété] admet l'une des modifications suivantes : J^xi ou J«*, Jlyxi ', yù ou Jjw, et le dernier pied du premier hémistiche (deuxième variété) la modification ^(i) où Jie(«). flnfin , le pied initial du vers perd quelquefois la première syllabe, qui est alors représentée par un silence.

Exemple de J^, Jxl.

^ ^ jt-L oJ^ jjJ

>*i yXfci (jjL*i J^ Ppfci ijJjXJ yl^ 4^

no; JCà. jûà. :âUZ

I Lorsque le premier h^islicbe du premier vers rime avec deuxième liémiiliche d qiie cdui-ci est lui-mAmp termina [

,V«lafion uiuelle.

Remarifae. Dans ce vers, partout où une brève reçoit ua ictus prosodique , elle suit un temps faible et précède deux syllabes mues dont la première est faible.

Exemple de ^«i et Jjii, à la fin du premier hémistiche.

1 " hém. jM&ls (fi^ liiX» t>u« tXjiJ

-TUrc J7û~; :aU^ -'H^-..

>** ijy*^ iJy** wî^

.lU: ro: riu^ ri^.„

Exemple de jljjû. à la fin du premier et du deuxième hémistiche.

JijÂi JjjJ yû» yjj*i

rnr; nui jD: riû; jCà. rrci ro riir; ji

Exemple de )a suppression d'une sj^llabe au commencement du vers.

„i!~: jCù „T[r; rii:o„

jTTa. JCi: jCX jl- a II

j«» yt^ Jp» J«(î)

„ I C2: rfUi: jûx jl-.-

A^narfiie. Il est rare que cette suppression ait

-— «.( 262 )<*— lieu au commencement du deuxième hémistiche. En voici un exemple i

.TTi; nUi; JITX nue ro. rnix rîlT: :7U^ ji

s i3. Motadàrik et ses variétés.

Ce mètre, qu'a retrouvé Al-Akhfasch, a été peu employé par les anciens poètes. Il se compose du pied (jJlfU répété quatre fois ou trois fois par hémistiche.

Première variété (quatre pieds par hémistiche}.

Le dernier pied du premier hémistiche est (^U ou^XftU. Le dernier pied du deuxième hémistiche est jjX»U ou ^fiUU. Au milieu du vers le pied (jIaI* peut quelquefois se lire ^Uli.

Exemple.

ll„:„„

■ ja».t*(^li

c~:„ ic~;^iCà;„

Notation usuelle^

On a vu que lorsqu'au milieu du vers la dernière syllabe du mot qui forme le pied contient une lettre de prolongation, le pied admet deux notations ad Ubitam. Cf., à ce sujet, p. 188 et suiv.

Deuxième variété (trois pieds par hémistiche).

Le dernier pied du deuxième hémistiche admet l'une des trois formes que voici : 1 " par l' addition

~—^ 264 }**— d'une syllabe, u-OLcL*, ouyJiL&Li, pour la pause; a" *»»3teli, par la suppression de ia voyelle fînde de^^MeU, pour U rime; 3" (ji^\i ou^XcU, pour la pause. Cette variété a donc trois dkarh.

't^ii

y^ti^li I

(yiclt

ll„

3* {iAarfc.

Si nous supprimons la voyelle finale de ^j^^ dans l'exemple précédent, nous obtenons ^Â, prononcé jjt^a, et l'hémistiche devient :

inich ^Jlcli ou

Autres modification» du pied jjXsU.

A tous ies endroits du vers , (jilsU peut être changé en l'une de ses formes équivalentes :

Le pied ^^Laî lui-même est susceptible de se pro iioncer yJîi, et ie pied yiStà de se prononcer yîli, comme on !e verra dans les exemples que je vais citer :

O^ ÔV j W^ÔV

Notation asuelk.

Remanjaes. Les mots <lv-» et «^ ont l'ictus sur la première syllabe par leur forme grammaticale même ; 1^^ et «IL ont l'ictus prosodique.

i"iiém. fi^ i^juiti u;

iii»

Noialion asaelle.

Remanjae. Les mots U et J, contenant une lettre de prolongation, peuvent être prononcés à volonté chacun comme une double longue , ou comme une longue et demie. JL* fonnant un mot, sa syllabe U se prononçait sans doute exclusivement .,^-,.

>lialtiu)tî

' Maçoudi {Prairies d'or, éd. Barbier de Mejnard, l. VII, p. 87) e un vers de ce genre et ajoule qu'aucun pràsodiste n'en a jamais

NolcUion luiulle.

Remar(jae. Ici (^^Xsli alterne avec (jW. On voit combien, dans la notation usuelle, ii est difficile de

rendre compte du changement de en — , et

combien ce changement devient clair dans notre notation.

S là. Considérations sur le Sari', le Moiaarik, le Kliajtf. le ModhÂr?. le Moqladkab et le Modjlatklh.

On se souvient que j'ai laissé de côté ies mètres qui forment ie quatrième cercle, à savoir : le as—.

^, le >jt>^, ie

Le moment est venu de m'expliquer à ce propos. Au dire de Khalîl, ces mètres seraient composés

Sarf : JnHytK* j^^XxjUuut (^Vxiub* (Hém.)

Monsanf} : ^jWjùwt i^V^juU ^^kLm.^

Mo4hâri^ : jjXisLL. (jj-iteli yJUeLU Moqtadkab : ^^lUiia*-» {jJuuLùtwt uiiVyuu

et ils formeraient le cercle que voici '

lequel cercle, déroulé à partir du n° i, donnerait le 5ori'; le Monsarifi, à partir du n" a , et ainsi de suite pour les six mètres. Nous allons voir que Khalil, pour composer ce cercle , a dû imaginer un pied qui n'existe pas, le pied oOIjjuL*. Nous connaissons la place des temps forts dans tous les autres pieds; transcrivons les six mètres en marquant les ictus des pieds connus * :

SarP. .. . l . . .

JUbnmnTt. . 2. . . .

Kbajtf.... 3...

Mo^hâr^. . 4. . .

Moqta4hah. 5. . .

Modjtathtk. 6...

' Dans ce cercle, comme dans les quatre autres, les brèves repréitenl les syllabes ouvertes; les longues, les syllabes fermées des Mis arabes.

* Je ne distingue pas ici les temps soiiï-rnrts des temps forts.

— «•( 270 }-^ Si la composition de ces mètres était réellement celle qu'indique Khalîl, nous devrions constater que toutes les syllabes fortes et toutes les syllabes faibles de l'un des mètres correspondent aux syllabes fortes et aux syllabes faibles des cinq autres mètres, comme cela a lieu dans les premier, deuxième, troisième et cinquième cercles. En outre, chaque syllabe du cercle entrant successivement dans ia composition d'un pied différent, suivant le point de départ, on devrait pouvoir déterminer, par la coïncidence des syllabes, le nombre et ia position des syllabes fortes du pied i^i^^juU. C'est ainsi que dans le premier cercle, si nous ignorions la position des syllabes fortes du pied i/ — du Taicf/, nous la découvririons au moyen des pieds connus appartenant au même cercle. Il sufliralt de placer en regard les mètres qui font partie de ce cercle, et de chercher si les deux

syllabes fermées de sont fortes , ou si elles sont

faibles, dans les autres pieds qu'elles constituent. Ainsi , superposons le Tawil au Maàid :

T..fl... :-:iLl LU IUL- LU

M.i!i L „L-IIL „LliL „L.IIL ;!!ll

Aussitôt nous trouvons qu'au-dessous du deuxième V- — du Tawil, les deux syllabes fermées correspondantes sont pourvues d'un ictus , preuve que le pied

%j du Tawil a pour accentuation u Rien de

tout cela ne se vériâe dans le quatrième cercle.

—«.( 271 )^-H- Beaucoup de syllabes fortes et de syllabes faibles se correspondent dans les six mètres qui composent le cercle; mais d'autres sont fortes dans un mètre et faibles dans les autres. Ainsi, la syllabe n° i est faible dans les mètres n" i et 2 : elle est forte dans les mètres n" 3, 4, 5 et 6. La voyelle n^Ô et celle qui la suit sont fortes dans le mètre n" 4, ce qui semblerait indiquer que oijlj— «- * — « est accentué

— u; mais ces deux mêmes syllabes sont faibles

dans le mètre n° 6. Le moyen qui nous a conduit i la vérité pour les premier, deuxième, troisième et cinquième cercles est donc le critérium qui nous dévoile ici l'erreur. En quoi consbte cette erreur ? n est impossible, avons-nous vu, de déterminer l'accentuation de •liHyÀA. Voici d'autres arguments, non moins concluants , contre l'existence de ce prétendu pied. Dans le j^j—. on substitue généralement au pied théorique t^yuU, soit (^^juU, ou tLVyuU (formes sur lesquelles je reviendrai}, soit- (jicti, soit (j^jii , lesquels derniers pieds appartiennent respectivement à des classes différentes de rhytbme, car ijlyti commence par un temps faible et ^^li par un temps fort. Or, il est clair que quelle que puisse être l'accentuation du prétendu Ja^^Ji», ce pied ne saurait se changer tantôt en (^>ù et tantôt en ^^JL^Ii. Pour que u:>l|ytjU devînt (jiy*, il faudrait supposer que sa première syllabe composée est faible, et que sa seconde porte l'ictus, conune la seconde syllabe

-«.( 272 )*4— de (^yU. Pour que k^^M* devînt yJitU, il faudrait supposer précisément le contraire, à savoir que sa première syllabe est forte et sa seconde faible, comme la première et la seconde de (jisU. Conclusion : dans i^^xjU , la première et la deuxième syllabe seraient à la fois fortes et faibles. «L^^ajU est donc un pied imaginaire. Ce n'est d'ailleurs pas la seule cbose qu'ait inventée Khalil; je vais montrer comment après avoir foi^ë le pied i^jxjU il en a déduit les trois mètres pj^-t^, tyhtaaiU et c«ï^.

Le u-w comprend deux variétés dont le scbema est ' (j)ksU (^jiiXmjt fjXKiJbHw* et ^H* »J; wk jjJut.fcit» ^Ijjti. Khalll aurait dû en faire deux mètres distincts , puisqu'il trouvait comme dernier pied des formes aussi dissemblables que le sont (jJLsU et (jlyû. Au lieu de cela, il en a fait deux variétés du même mètre. Puis, en conséquence de son système, il a cbercbé un primitif rendant compte de ^Jis■\à et ^Jjjù considérés comme variantes d'un même pied. Il a donc choisi d'après l'analogie des primitifs des autres pieds une forme plus pleine que (^U et (^y»i à la fois : ii a pris (^yuu, qui, par la chute de la syllabe quiescente à, devient (Jiyu = ^yû,et, par la chute de la quiescente J, devient ^XaA^ = ^XfiU (sur les motifs qui ont dirigé Khalil dans le

' Je devrais direporafl élre, t:aTJe montrerai tjaele ^jm t: variété du -j^y Ainsi le véritable schéma des deux variélé» cite ^ ; .L l( Z..l (jAjLÎi—. yixii— . et (ij^tii y

-~~^>[ 273 )■«— choix des formes primitives ou fondamentales, cf liv. 1 , S g ). Ce n'est pas tout : il avait recueilli des vers qu'il scandait ^^jXxiMM^ i^yù ^^ » tx^^* et (jUjU— ^ QX)uU«b* k:>^li. Il fît également de ces deux sortes de vers deux variétés d'un même mètre ', et posa comme primitif commun de t^yti et u:>iteli le pîed théorique i^jxÂ^, lequel, par la chute de À, devenait i^^l*= u^jjti, et, par la chute du J|, si!>^ljûu = u^i^U. Après quoi, pour réunir dans un même cercle le ^iît* et le ry*****' '^ supposa que le primitif ^Jjaju du MvH> dérivait lui-même de s::>ïtyuu, par le changement de >^ en ^J. La forme intermédiaire lui sembla être la variante i^yuU qu'on rencontre en effet, parfois, à la fin du fij^, et sur laquelle je m'expliquerai. Ayant ainsi obtenu pour schéma normal du ^yw et du rr**^ ^^s successions ^.ImLXw^ <^^MLt fjitiiiXm^ et (jUAji\*y« ^Sytx* fj^)AjU«wt, et les ayant formées en cercle, if s'aperçut qu'en partant d'une certaine syllabe (n° 3) on produisait le schéma du mètre ancien qu'il appela ^j^àà.; en outre, il découvrit qu'en partant des syllabes n" â , 5 et 6., on obtenait trois nouveaux schémas, différents des trois premiers, II posa donc en fait fexistence de trois mètres nouveaux qu'il appela >;1''^m, ^.MiaiJU et iM^. Ces mètres étaient inconnus aux anciens poètes :

' C'est le rj—'"-

J. Al. Exlraim'S. (1876.) .8

Khalil ne s'en inquiéta pas. Considérant qu'ils ressoi-taient naturellement du cercle du ^t~. du ry*^ ^t du i.jlft>^, que dans leur composition il entrait des pieds déjà existants, ^X^sLU, ^^^ï^li, ^^luûuu*, ainsi que le pied théorique t^^wU, il n'hésita pas à forger des exemples de ces mètres, à les diviser en variétés, d'après l'analogie des autres mètres, enfm, à prescrire les règles des changements qui pouvaient affecter leurs pieds. Seulement, il n'avait pas observé que certains de ces changements ont lieu dans des conditions déterminées; par exemple, il n'avait pas vu que la variante J*filii doit forcément être suivie de deux syllahes mues : il autorisa, dans le Modhân, l'emploi de J*eLiU devant jjJSXel*; il inventa, pour le Modjtatktk, les variantes JkjU,— « et J«U*, qu'on ne rencontre dans aucim des mètres anciens. La variante JaIjl» est particulièrement curieuse et significative : elle viole une loi posée par Khalil lui-même (cf. Darst. der arab. Venk. p. 108), et je m'étonne que Freytag n'ait pas signalé cette contradiction. . En résumé, le pied i^yJu* est une pure invention. Le AN** et le ^y-Â* se divisent autrement que l'a pensé Khalîl. flnBn, le ^Liâ^, le i-,oa*i>« et le uLûh^ sont des mètres artificieb, contraires au génie de la versification arabe ^ Le quatrième cercle mérite

' Serail-ce pour cfiU qu'ils ont faitfortuneen Perse, en compagnie (lu f;iiT~ eldu ry-J'". dont la composilioii n'élait pas claire? Car il

— «.( 275 }■«— bien le nom qu'il porte de doateux, ambi<fu, obsc

Le Sari', comme le Radjaz, se compose normalement du pied (jJU fc Uw trois fois répété par hémistiche, li en diffère par une variante du dernier pied de chaque hémistiche, qui, outre les modifications Tmales accoutumées, su\àt parfois encore la suppression de la syllahe i»^, laquelle est remplacée par un silence. Mais souvent, comme témoin de la forme primitive, on rencontre à la fin de chaque hémistiche les variantes f^Xx^ [^ZxJLi) , ^JljLuL* (yiJtxJLi), tjXli (jJ'CJu), yX^li iJ^)' >^^'^< *i.^iii, respectivement équivalentes à fjJjuLx«wf (^Immh.^) et -k ses variantes (j^UÏ;u {^^mjlm) et i^5*» À.s..i. Et comme ^PMàj[MiJa) est équivalent à ^^^Wi, (JiXî^ et ^^JjiJuL* à (^yuLt ', (jltl* et I^^Sxa à (^yù, i^ïltlxa et u>3>îJL* à (^yw, les métriciens arahes désignent les variantes

faut remarquer que seuls parmi les mèlres aulhenliques le ^jw et le g j ..Jj offrent des pieds aussi étrangers l'un à l'autre que ^y^ et jjlfU, Jo>^ et Jn'AcXi. comme variantes d'un mjme primitif.

' En réalité à ^yù* et AJjuU, Mais le) métrïciena arabes ne distinguent pas, ainsi que je l'ai fait observer déjà, les cas où une syllabe qui doit durer en tout deui longues contient une lettre de prolongation, des cas ob elle conlîeal une consonne forte. ^yuL* «prime pour eux [^^u^ et ,^ïii,«, conme ^^^ «prime yJyi*

finales de chaque hémistiche dn San par les mots ^JUU, fjtyJu», (^yMi et f^yà, ce qui les a empêchés de recomiattre la parenté du Son et du Radjaz '.

Le dernier pied du premier hémistiche est I^Mkt{JLi). Le dernier pied du deuxième hémistiche est: i*K>Mwb[^]-, a'f^JLKjLsf^lJ*) ou, pourla pause, Ji^iJJ.]; 3° ^(JU), ^Xj(ZÀ), ou j-Ui{^).

jiZ3{ZJt) , soit trois dharb.

^[li)

u>ïLuL3(Mh«) ^JlkjUjm** fjJbuUw^

■ Djatvliari i cepeititant g

Remarques. Comme le dernier pied de chaque hémistiche remplace par un silence sa syllabe composée initiale, la dernière syllabe du pied précédent admet trois notations , suivant les cas , parce que rien ne la gêne dans la dernière partie de la mesure à laquelle elle appartient. Il est clair, par exemple, que, la syllabe Li de uj (premier hémistiche), qui termine ie second yX«jLi«u«, contenant une lettre de prolongation, on peut, aà lihitam, attribuer à cette syllabe la durée d'un à (long), d'un â (longue et demie) ou d'un âae {double longue). Dans ie premier cas un silence égal à une longue (o), représentant la syllabe jm* du dernier pied, termine l'avantdemière mesure. Dans le second cas, un silence égal à une brève (n) termine cette mesure, et il faut supposer alors que le dernier pied du premier hémistiche est la variante ^^Jdl3{/l] , le dernier pied du second hémistiche , t^^Ujb(^)'. Dans le troisième cas,

l'opinion que les variétés du ^.jm o ^yuut et aiilj»,tj appartiennent au ■■ p. i53.

' Afio de simplifier, j'adopterai par la suite la notation uniipe !u r. 1 po'"' 1" demiËre partie du deuiiëme pied de chaque bémisticbe, en supposant que ie dernier pied est toujours une des vaiîantes

-«^ 278 )**— c'est un silence relatif, la partie faibie de la double longue âae, qui représente la syllabe Mk« du dernier Ainsi a'e..i]âd..ma..dkât forme le demi^ ^; seulement le a'e semble en même temps appartenir au pied précédent'. — Sur la variante

^, cf. p. 301.

,^i**3(i) yLaji-ut (jLtiiUfc*

^Jlwb(.«) ^^^LÛAMà^ (jJUt>MW>

nul -X?. „^i

Àb ïj !:> ^>I1 .i Aj Lt^

de i j Xnjta— » où la sjllibe anique > est nuEutitui^ à la syllabe c<»n~ posée ^. Cela, bien entendu, dans les variétés qui ont pour pied final ^jUUlJj,).

' IJes trois cas qui se présentent pnor la DOlatlon do pied jU «j,— * , devant le [ùed final de chaque hémistiche, dans le Sort, k présen-

yi*Àj{*] fj^MjUn^ yij»ifc*-« J^j i3(i) yi«»i,-* yJjtÀA—^

XTl :k^^ .tûl

DeuKÎéine variété.

Le dernier pied du premier hémistiche est ^)i*3(i) . Le dernier pied du deuxième hémistiche est i ° (jiL«3(*) ouyx$(i), pour la pause; 2°,^JU3(.i) ou^U5(i), pour la pause. Ces deux dernières formes sont appelées à'' et 5° dharb.

i* (ikarh.

^jJLaj(ift) ^JLxÂmhi-* ^^XjÛmw*

^jJUiL>(,«j qJuuXw^ (jLmi'M.*

Inroiit nature) lement aussi dans le Moruarih, Pour simplifiur, jesup' |>09eraique le pied final de la première vanélé du Moniarih ( premier et deuiiëme hémistiches) est ^JiJJlS^i) et |j^(i). ^Iaj(^). Cf. la note * précédente et le passage auijuel elle se rapporte.

— mK 280 )**— Remanfue. Dans le premier hémistiche, ie i de ^yf'j reçoit un ictus prosodique; dans le second hémistiche, c'est la syllabe O de \JS\ : ces deux syllabes sont placées dans les conditions voulues, elles précèdent deux syllabes mues (ja de IjS = Lj^ et J.s de Îas), et sont elles-mêmes précédées d'un temps faible. Il est à observer que si on ne prononçait pas ces deux syllabes avec l'ictus prosodique, elles resteraient brèves, et alors le vers cité deviendrait un Kâmil :

-il„l-il,„l3:„dIi

En effet, les syllabes ^ 5 et £ iJ, étant supposées brèves, devraient se placer aussitôt dans un temps faible, et en particulier dans celui qui termine la mesure du second yXtLiJU. Voici une nouvelle preuve très-frappante de l'existence des ictus prosodique.

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