Pour abréger les calculs, je ferai
cr.\
où je remarquerai d'abord que les trois quantités désignées par a', /5*, y* sont toujours positives.
Car, en premier lieu, à cause de h^ toujours > c*, il est clair que a* et ^* sont toujours positifs. Ensuite, comme on doit avoir
on a, par conséquent,
et il en résulte que la troisième quantité 7' est aussi positive; car, en
donnant à h^ une valeur quelconque qu'elle puisse avoir, et que je représente par
il vient
toujours positif.
Ainsi a, ]3y y seront toujours trois lignes réelles comme les rayons a, 69 c de l'ellipsoïde central : la dernière seule 7 peut devenir nulle ^
et le devient dans le cas particulier de A = aô : yja^ -f- b^ ; ce qui est au fond le cas de A =c, puisque c est nécessairement compris entre h
et ah : V«*-+- A*.
57. Maintenant 9 si l'on prend les différences de la quantité j3^ à chacune des deux autres a^ et 7', on trouve
^*-/ = ^'(*'-c*)>o; d'où l'on voit que j3 est toujours la plus grande des trois lignes a 9
Si l'on prend ensuite la différence entre a' et y^, on trouve
différence qui est positive ou négative, selon que h est plus grand ou plus petit que b.
Les trois lignes a , /3 , 7 sont donc toujours rangées ainsi qu'il suit :
I®. Pour h> bj dans cet ordre : ]3 > 7 > a;
a**. Pour h <b^ dans celui-ci : ^ > ol> y.
Remarque II.
Maxima et minima des rayons vecteurs de la polhodie.
58. Les trois lignes a, p, 7 ne sont pas seulement propres à sim-
loo THÉORIE NOUVELLE
plifier les expressions de notre analyse, mais elles ont encore une signification remarquable dans le problème qui nous occupe.
Et en effet , par les trois équations précédentes de l'orbe s , entre le rayon vecteur u et chacune des trois coordonnées jc, j^, z, il est aisé de voir que |3 est le plus grand des rayons vecteurs u qui vont du centre à cet orbe ou polhodie s. Car, i°, en faisant uz=z ^^ ces trois équations sont satisfaites, et ne conduisent qu'à des valeurs positives de or*, ^*, z^; mais a®, toute valeur de w > j3 rend Vjr^ négatif , et, partant, Vjr imaginaire, et ne peut ainsi appartenir comme rayon à l'orbe s.
Le rayon u = ^ est donc le rayon maximum; et comme il répond à jr = o^ on voit qu'il tombe toujours dans le plan principal de l'ellipse moyenne (oc).
Quant au rayon minimum^ il faut distinguer deux cas :
i^. Si h > bj ce rayon minimum est la ligne y; car toute valeur de £^ < y conduirait à z^ négatif, et, partant, à z imaginaire. La ligne y est donc alors le rayon minimum, et comme il répond k z = o, on voit qu'il tombe dans le plan de l'ellipse majeure {ab).
Enfin, dans ce même cas de A > 6 , on voit que la troisième ligne a ne peut appartenir comme rayon à aucun des points de l'orbe s : car, en prenant la différence entre h^ et a*, on trouve
b^ — or = ' ^ -' ;
d'où il résulte, à cause de h> b par hypothèse, que la ligne a est alors < A , et, par conséquent, ne peut être un des rayons de l'orbe s.
2^. Si h<Zby c'est au contraire la ligne a qui est le rayon minimum, lequel répondant à x = o, tombe dans le plan de l'ellipse mineure [bc] ; et l'autre ligne y, qu'on trouve alors < A , ne peut appartenir comme rayon vecteur à aucun point de l'orbe s.
Suite des abréviations.
59. Nous emploierons les trois lettres e, e', e"^ pour désigner les
DE LA ROTATION DES CORPS. loi
excentricités respectives des ellipses principales {ab)j {bc)j (oc), de Tellipsoîde central.
Mais, comme les carrés a^^ h*, c* sont rangés dans cet ordre a^ > i* > c*, si l'on commence par poser û' — i* = e*, et puis b^ — c* = c'*, il faut, pour avoir de la symétrie dans les calculs, suivre encore le même ordre, et prendre ainsi, non pas a' — c*, mais c' — a' = e''*. Seulement, comme on a c* < a', il faudra se rappeler que ce n*est point e*', mais bien — e"', qui représentera le carré de Texcentricité de l'ellipse moyenne [ac).
Nous poserons donc, pour la symétrie des expressions,
et nous ferons le produit
Relations entre les quantités désignées par aS /3% 7% e\ e'\ e"\
60. Par les abréviations qui précèdent, les trois équations (A), (n^ 51), qui ont lieu entre u et chacune des coordonnées x ^ y^zà^ l'orbe s^ prennent cette forme très-simple:
IÊ« :r^ = £1* e'» (tt« - a^), Or ces équations, étant ajoutées ensemble, donnent
donc , à cause de
loa THÉORIE NOUVELLE
on a ces deux premières relations ,
Si Ton divise respectivement les trois mêmes équations ( A ) , la première par a* y la seconde par 6', la troisième par c', et qu'on ajoute, on trouvera
donc , à cause de
le premier membre se réduit à £•. et, par conséquent, le second membre devant aussi se réduire à £*, quel que soit Uy il faut qu'on ait ces deux nouvelles relations,
Les mêmes équations étant divisées respectivement, la première par a*j la seconde par b*j la troisième par c^, donnent
donc , à cause de
le premier membre se réduit à t^; et, par conséquent, le second de-
vaut se réduire aussi à t-,' quel que soit Uj on a ces deux nouvelles relations,
a^e'-' -^ /5«e"» h- yV» = - £* : A\ Ainsi, en employant, pour abréger, le signe somme 2, on a les
io3
six relations suivantes :
la*e'* = i*,
qui serviront à réduire les expressions.