‹ Théorie nouvelle de la vieChapitre 16 sur 73 · L. te · texte numérisé non relu

L. te

EQUATION DE LA VIE ÉI.fiMi:>iTATRE MANIFESTÉE 103

Nous constatons ici le déplucenient, la déformation on l'accroissement. Suivant l'espèce de plastîde observé, c'est l'un ou l'autre de ces phénomènes qui peut être décelé le plus rapidement par l'observation ; quelque- Fois on peut observer les trais à la fois. Mais il peut se produire en outre, enire les 71 + m substances du plaslide et du milieu, bien des réactions chimiques qui échappent à nos regarda.

Dans beaucoup de cas, le déplacement est rapide, la déformation et l'accroiBsement sont très lents ; l'obscpvaleur irréfléchi qui voit le plastide ae déplacer sans se modifier en apparence, ne pense pas aux réactions chimiques que son mil ne peut pas tiislinguer et croit le mouvement spontané, d'où le principe vital intérieur... etc.

Mais, poursuivons l'observation plus longtemps. Noua supposons que le milieu remplit les conditions t favorables à ta vie du pla&iide A > '. Nous constaterons bientùt que le plastide a grandi. Que signifie exactement cette phrase?

Ce que nous nppe]oas plastide A au temps To, c'est une masse non miscible à l'eau et composée de n substances chimiques dcfiniei au temps T' c'est encore une masse non miscible à 1 eau ambiante et composée de n' substances chimiques dtfinies.

Si nous n avons pas iiitTrompii l'observation depuis le temps !„ jusiu au temps T', nous pouvons affirmer que c'est toujours le même plastide, c'est-à-dire qu'il n'y a pas eu d'interruption dans son existence en tant que masse de substance séparée de l'eau ambiante, mais nous ne pouvons pas affirmer a priori qu'une seule des ri substances du plastide au temps T' préexistait dans le plastide au temps T;,. Nous l'appelons cependant du même nom A.

Et en effet, le plus souvent, l'ensemble des caractères

(I) Ces conditions peuvent être rîHoiirousement définies; je le montrerai pUiïi loin.

loi vil DES ÉTRIiS MOMfkrLASTIDAIHRS

visibles que présenle le plastide au lempa 1" a'écarte asseï peu de celui qu'il présentait au temps To, ponr que noua le reconnaissions. C'est ce qui fait naître la notion de l'individualité de A, notion d'autant plua facile à acquérir qu'elle est dans le langage. Voilà notr» plastide muni d'un état civil ; c'est au moins inutile.

En effet, en poursuivant notre observation, nous v rons, par une suite de déformalions successivea, le plat lide A se diviser en deux plastidea B, et B, qui, au temps T" seront identiques d'aspect à ce qu'était A au temps T(,. Qu'est devenue l'individualité en cette circonstance î Eu acceptant ce mot individualité nous avons pensé k l'homme sans y prendre garde et nous voilà très embar-J" fasses. Y a-t-il deux nouvelles individualités et qu'a devenue l'ancienne? M. Delage' se tire facilement d celte difûcolté ; « Il se divise, et, en se divisant, il dis- ' parait. >

Je prends une masse d'eau de la capacité d'un litre; je la divise en deux masses d'un demi-litre. L'eau des deux masses est identique à celle de la masse unique. Qu'est-ce qui a donc disparu? Il faut se défier da la notion d'individualité qui provient de l'étude des ani- , maux supérieurs et ne pas la faire intervenir tant qu'il 1 n'y a pas lieu de le faire.

Nous constatons qu'à un moment donné, pour daal raisons d'équilibre, une masse, unique jusque-là, seJ divise en deux masses. Si chacune dos deux masses ee] compose de la moitié exactement de tout ce qu'il yl avait dans A, nous pouvons prévoir que dam «ni milisu homogène, leur sort ultérieur sera le méme;| dans un milieu légèrement hélérogène il pourra inter- ■ venir des différences plus ou moins considérables dans les conditions des deux plastidcs suivant le point de l'espace où les conduiront leurs réactions motrices. S'il y a inégalité dans la division de A, il y a par là môme

ÉQUATIOM DE LA VIE ÉLÉMENTAIBE MANIFESTÉE 10S

inégalilé probatilc dans le sort ultérieur des deux plaatldes.

En général, les phénomènes eonalataltles optiquement font supposer fjue le partage a étc égal. Au temps T", B, et Bi sont identiques d'aspect à ce qu'était A au temps To-

Restant dans le même mUieu, ces deux plasiides continuent de réagir et gi'andùxenl, puis a. un moninrit donné ils se divisent comme tout à l'heure A el nous avons quatre masses isolées Ci, C„ Cj, G,. Au temps T,, chacune d'elles est identique d'aspect à ce qu'était A au temps To.

Arrètons-noua ici un instant et jetons un coup d'œil en arriére.

Les quatre plaslides G,, C;, (^, C„ nous semblent, au temps T], identiques comme dimensions et comme aspect à ce qu'était A au temps T„ ; ils se déforment de la même façon, se meuvent de la même façon en présence des mêmes réactifs. Logiquement, tout nous porte k admettre qu'ils sont peu ou pas différents de A considéré au temps To.

Ceci est une remarque très importante '.

Nous avons assisté depuis To jusqu'à T, à des réactions des substances de A entre elles et avec le milieu, réactions incessantes qui se sont traduites k nos yeux par des mouvements et des déformations et dont nous avons également trouvé un résultat dans la production d'acide carbonique et d'autres composés que met en évidence l'analyse chimique. Il était probable a p7'iori, comme je l'ai fait remarquer plus haut, que quelquesunes au moins des n substances composant A au temps Tn seraient modifiées au temps T^ M- 8 quelque petit que filt 'i. Or, au temps T,, nous constatons cette

(t) l'ai supposé dans l'èlablissement de l'équation de la vie èlémenlaire manifestée que les plastides considérés se reproduisaieiil par biparlilioii ; on arriverail au même résultat en s'occupBiit de plastides qui se reproduisent par bourgeonnement ou par sporulation.

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