‹ Théorie nouvelle de la vieChapitre 33 sur 73 · CHAPITRE SIV MORT DU PLASTIDE OU MORT ÉLÉMENTAIRE · texte numérisé non relu

CHAPITRE SIV MORT DU PLASTIDE OU MORT ÉLÉMENTAIRE

J'ai rappela dans l'introduction, à propos d« l'exiatence simultanée des mots vie et mort ou de leurs équivalents dans toutes les langues, celte plirase de Claude Bernard' : i II' est impossible de séparer ces deux idées ; ce qui est vivant mourra, ce qui est mort a vécu, n Je crois pouvoir conclure de tout ce qui précède que cela n'est pas vrai pour les plastides ; la mort' n'est pas une conséquence de la vie élémentaire manifestée, ao con- Traihe; la vie élémentaire manifestée représente un

(t) On, an pent conclura auaa

■ ÉLÉMENTAIRi;

ensemble Je pJiéDomêQes easeiUieliemenl difliirents de Tensemlile de [jhL'nomënes qui mèaciiL à la morL ' ; loin d'élrc une conséquence fatale de la vie élémentair» manifestée, la morl est au contraire le résultai <!e- toute activité ehjmîque autre que In vie élëmenlaire manifestée ; la vie élémenlaire manifestée est la saule aclîvili; cliriïïïîfîie qui ne détermine pas la mort, qxii ne jiuïssii'p'as-délerminer la moii. Ba reprenant les dêUiiiliijfis que j'ai données plus liauJ. je puia Inaduire ainsi l'aflii-mation précédenle : La condition n" 1 ne conduit pas à la mort ; l'idée de moisi ne se présente pas le moins du monde à l'esprit quand on étudie cette condition n" 1 ; elle ne peut même pas se concevoir. La condition n" 2 conduit rapidement à la mort ; la Gonditioû n" 3 y conduit très leatemeut ou n'y conduit pas du tout s'il y a une vie latente absolue, uue indifUepence chimique csiiiplète (grains de blô des pyramides).

Une cellule de levure de bière introduits dans un moût sucré fait fermenter ce moût et, en même lejnps, loin de s-'y détruire, s'y niulliplie (condition n" \) ; au sein d'uu iiq'iide non sucré ou.dans-ua liquide contenant une substance nuisible (poison), elle se trouve dana la comlitioTi u" 2 ou dans la condition. n° 3 suivant les cas et meurt plus ou moins vite.

Dira que la vie élémcnj,airc manifestée mène fatalement à la mort c'est dira exactement ceci au point de vue cliimique : La deslmcUon d'une substance est le résultat fatal de la synthèse de cette substance. Si Ton veut dire par Id qu'il est nécessaire qufune substance esisie pour qu'elle se dclruiae, qu'une maison ait été construite pour qu'elle tombe, on a raison, mais c'est un enfantillage. Kk bien, ne serait-ii pas ridicule de dire, [lendant que des ouvriers conatruiaent une maison, qu'ils la détruisent? L'aJjsurdité de cette proposition est. évidente, et il est évident aussi que c'est bien la

(l) J'ai déjh ifénni

e manÏËre précise

ViE DES ETRES MONOPLASTIDAIBES

1 considérftQl, pour les plas i conséquence de la vie él<

même chose qu'on fait ( tides, la mort comme ui menlaire manifestée.

Ausai cette idée n'esl-elte venue, certainement, que de l'étude des êtres polyplaslidaires, mais Claude Bernard l'applique à tous les êtres, quels qu'ils soient, lorsque après avoir affirmé, peu auparavant, que la vie est la a'éalioii organique, ce qui est vrai, il dit tout le contraire ainsi qu'il suit ; « Les phénomènes de destruction ou de mort vitale (?) sont ceux qui nous sautent aux yeux et par lesquels nous sommes amenés à caractériser la vie. Les signes en sont évidents, éclatauls : quand le mouvement se produit, quand le niuscle se contracte, quand la volonté et la sensibilité se manifestent, quand la pensée s'exerce, quand la glande sécrète, la substance du rausele, des nerfs, du cerveau, du tissu glandulaire, se désorganise, se détruit, se consume. De sorte que toute manifestation d'un phénomène dans l'être vivant est certttinomenl liée à une destruction organique ; et c'est ce que J'ai voulu exprimer lorsque, sous une forme paradoxale, j'ai dit ailleurs [Revue des Deux Mondes, t. IX, 1875) : La vie c'est ta morl^, • Ce prétendu paradoxe cache une erreur, erreur dont on conçoit l'origine quand on étudie uniquement les êtres polyplastidaires supérieurs, mais qui est absolument incompréhensible quand on se borne à l'observation des protozoaires et des prolophytes. Je reviendrai sur ce sujet dans la deuxième partie du présent volume, je meborne.pourlemoment, à indiquer que, chez les êtres monoplastidaires, l'idée d'activité vitale est absolument indr-[M.>iidante de l'idée de mort. La vie élémentaire manifestée (activité vitale des plastidea) s'accompagne uniquement de synthèse, de création organique (condition n" 1) ; la mort n'arrive jamais dans la condition n" 1 ; elle se produit plus ou moins vite dans les conditions a*^ 2 et n° 3, c'est-à-dire dans tous les cas

1) Cl. Bernard. LffOï,

•.s de la vie, p. il.

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