CHAPITRE XIX MILIEU INTÉRIEUR
Quand noui; avons étudié les plastides vivant isolé ment, nous avons été amenés k considérer leur vie élémentaire manifestée comme l'ensemble des réactions ayant lieu directement entre la substance des plastides et le milieu; I évolution individuelle des plastide? variait suivant que le milieu était illimité ou restreint. Il n'en est plus de même lorsqu'il s'agit des raêtaioairea et particulièrement des plus élevés d'entre eux, les vertéb.rés, 11 suffit de lire un cours de physiologie élémentaire pour s'en rendre compte ; pas un seul des éléments histologiques constituant un vertébré ne borne son fonctionnement cliimique à des échanges directs avec le milieu extérieur. La surface du corps est constituée en partie d'éléments prolecLeurs s'opposnnt aux échanges directs avec le milieu, en partie d'éléments autorisant ces échanges entre le milieu extérieur et le milieu intérieur.
Noua avons déjà rencontré, au cours du chapitre précédent, un premier exemple de ce milieu intérieur, dans le contenu de la cavité de segmentation. Mais, tandis que, dans la blasiula, les échanges directs avec l'exlérii'ur étaient au moins aussi importants pour Loua
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"es blastomÈpes que les éehaoges avec le liquirle interne, les éléments histologiquea d'un vertébré réagissent sortoul, et même presque exclusivement, avec le milieu intérieur.
La surface des poumons permet les échangea gazeux, la surface d'une partie du tube digestif les échanges liquides, etc.. Que ces échangea se fassent directement ou par l'intermédiaire du fonctionnement de certains éléments superDciels, il n'en est paa moins vrai que, même pour ces éle'ments superficiels, le milieu extérieur serait insuffisant k la réalisation de la condition n» 1.
On doit considérer un vertébré comme un aac, clos de toutps parts', et dont la paroi est, suivant les endroits perméable ou imperméable aux liquides ou aux gaz. La paroi du sac est formée uniquement d'éléments histologiquea particuliers, les éléments épithéliaux, quelquefois recouverts extérieurement d'une couche protectrice de substance inerte. Tous les autres éléments histologiques sont contenus dans ce sac, et tout ce gui, dans le sac, n'est pas élément kisfologique, constitue le milieu intérieur.
II faut bien s'entendre sur celte question dedéflnition; toutcequi, danslesaceonstituanU'organisme, n'est pas substance plastique faisant partie d'un plastide (que ce plastide soit complet par lui-même ou formé d'une association de ptastides incomplets) fait partie du milieu intérieur, même les substances non plastiques qui sont incluses dans l'intérieur des éléments histologiques. Ceci est très important; par exemple, quand je dirai qu'un muscle croît, cela voudra dire qu'il est le siège d'une assimilation qui détermine l'augmentation en quantité de ses substances plastiques, phénomène qui peut être concomitant d'une diminution du poids de ce qu'on appelle vulgairement le muscle, c'est-à-dire du