‹ Théorie nouvelle de la vieChapitre 46 sur 73 · SS · texte numérisé non relu

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- ÊTRES POLïPLASTID.VTIiE'!

HiusdQ arec sa graisse, ses suhslancea de réserve i toute nature, etc. ; là où je dirai qu'il y a accroissement, il pourra doac en rêalUù y avoir amaigiksemeat, si l'aL-ci'oissemenl des substances plastiques ne contre-balance pas (et cela a lieu le plus souvent) la perte de poids des substances non plastiques annexées au muscle; je trace, une Cois pour tontes, une ligne de démarcation bien nette entre l'organisme et le milieu întcrieur, en délinissanl milieu intérieur, l'ensemble de tout ce qui, dans le corps, n'est pas substance plastique faisant partie d'an plaelide.

Les phénomènes macroscopiques de la physiologie, respirationi nutrition, excrétion, soûl des échanges entre le milieu extérieur et le milieu intérieur, c'est-àdire, la respiration, la nutrition, l'excrétion du milieu intérieur du vertélii-i; et ne doivent donc en aucune Eacon être comparés aux phénomènes portant, à tort, les mêmes nome, chez les plastides qui vivent tsolcmeut.

C'est entre le milieu intérieur et les éléments hislologiques que se font les éclianges qni permettent la manifcslalion de la vie élémentaire de cas derniers. C'est dans le milieu intérieur que ces éléments puisent les substances Q et rejettent ' les substances £ de leur équation II. Le milieu intérieur est donc très complexe ; sa composition d'ensemble à un moment donné résulte de ses échanges, avec le milieu extérieur d'une part, avec tous les éléments àistologiques d'autre part. La cii'CuJation brasse constamment ce milieu intérieur.

Eli bien, plus un animal est élevé en organisation, plus ses éléments histologiques sont nombreux et diiTéreneiés, plus aussi les conditions de milieu nécessaires à chacun des éléments sont précises i il faut que le milieu dans lequel baigne un élément histologiquo déter.iuiné el auquel il est adapté, reste entre des limites de composition de plus en plus rapprochées à

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meiiire que l'animal devient plus parfait ; les condilions physiques mèmea doivent être très peu variables (animaux à température constante).

Le mécanisme des réserves ' fatilile la réalisation de tous ces desiderata, mais celte réalisation n'est ne'anmoins pas constamment parfaite, comme nous le Terrons plus loin en étudiant les phénomènes de fatigue. On conçoit, dans tous les cas, la nécessité d'une coordination à peu près invariable entre les divers cléments constitutifs de l'organisme et que l'absence momentanée de cette coordioalioii peut entraîner des troubles généraux dans l'organisme. Si par exemple, pour une raison accidentelle, un grand nombre d'éléments se trouvent détruits, il en résultera des variations dans la constitution du milieu qui ne restait constant que lorsque tous les éléments coexistaient; il en sera de même si des plast ides étrangers, introduits accidentellement dans le milieu, y puisent les substances Q et y déversent les substances R de leur vie élémentaifc manifestée (maladies mici'o-

Je reviendrai plus loin sur ces questions de coordination à propos de la mort ; la vie, telle que nous l'avons délinie, comprenant toutes les manifestations d'ensemble de l'association de plastides qui constitue un animal et, de plus, toutes les réactions qui proviennent, dans chaque plastide, de l'inRuence des plastides voisins, celte coordination dont je viens de parler devient naturellement un des attributs les plus caractéristiques de la vie; la destruction de celte coordination produit In cessation de la vie, c'est-à-dire la mort.

(I) Les réserves doîTent le plus souvent (sinon toujours) èlre considérées comme le résultat de l'activité chimique des plastides à la condition n" 2. Nous avons déjà vu (p. 163] que les produits de la deslruclioti de certains plaitides devientieiit substances Q par rapport â d'autres plsslldea ou même à des plastides de la même cspËce. Alors nous comprenons qu'un muscle qui en travaillant se développe (voir p. 24iJ maigrisse dans le même temps et qu'au contraire le muscle qui se repose engraisse quoiqu'il se détruise.

22i VIE. — tinv^ i'OLTPi.A<;Tin\T>irs

Je lions & faire remarquer une foia de plus h. ce pro- pot, co^tibien il est illogique de comparer l'ensemble ùîs pliLujmëneH présentés par un métazoaire et l'en- BembJc des phénomènes préseulés par un prutozoaire, de confondre sous une même appellation la vie et la vie élémentaire manifestée. Pour les niouvemenls généraux, pur exemple, les échanges directs entre l'animal et le milieu expliquent tout chez le protoznire; il a'interviennenl pour ainsi dire pas en général chez les vertébrés dont les mouvements sont dus à des réactions se passant h l'iatcricur de l'animal.

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