‹ Théorie nouvelle de la vieChapitre 47 sur 73 · CHAPITRE XX SYSTÈME NERVEUX · texte numérisé non relu

CHAPITRE XX SYSTÈME NERVEUX

Nous avons eu une première idée du système nerveux en étudiant l'élément épithélio-neuro-musculaire de certains cœlentérés ; je ne puis pas m'êtcndre ici sur la description anatomique et histologique de ce système chez les verlébréa, on la trouvera dans tous les traités de zoologie et de physiologie ; je vais seulement étudier les actions réflexes en tant qu'elles jettent la lumière sur la the'orie des plastides incomplets exposé au chapitre xvni,

On croyait autrefois que tous les éléments nerveux étaient en continuité de substance par les prolongements dits proloplasmiques de leurs cellules; les nouvelles mélliodes histologiques semblent avoir prouve' qu'il n'en est rien et qu'il y a seulement contiguïté de ces prolongements. L'élément nerveux se compose d'une masse proloplasmique nucléée{fig, IS) émettant en tous sens des prolongements ramifiés dont l'un jouit d'une striic-

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tnre remarquable (que l'on trouvera décrite dans tous les trailés d'fiislologie), il se ramifie lui aussi à son extrémité dîsl.ile en plusieurs ramuscuies très déliés, Suivaut les parties du syslème nerveux où on l'éludie, cet élément présente des modifications aasei profondes, mais conserve toujours le même type fondamental. Je considère par exemple iiu élémunt nerveux faisant

Fij. IS.

partie des centres moteurs de la moelle épînière ; les ramuscuies de son eylindraxe sont en continuité intime avec la substance d'une ou plusieurs fibres musculaires comme le représente trêsschématiquemeot la figure 15; ces ramuscuies pénètrenl en effet dans le protoplasraa même de ces fibres musculaires; il y a continuité absolue entre le nerf et le muscle, quoique les derniers prolongements du eylindraxe puissent encore être distingués, par des procédés spéciaux, dans l'intérieur de la fdjre musculaire ',

^'y a-t-il pas là une association tout à fait comparable, au point de vue delà continuilé de substance, avec IVIément épithélio-musculaire biriucléé des cœlentérés (fig. 14 B) ï Mais ici, le eylindraxe est extrêmement long et une expérience de raérotomie est possible, Eb bien, le résultat de cette expérience est la dégéuération des parties séparées, si un pbénoméne de cicatrisation ne reproduit pas les connexions primitives.

(I) La continuité qui existe entre le nerf et le muscle est du même genre que celle qui existe entre le nnyau et le pratoplasma (l'un mËme plastide ; it n'y a pas de gaine de substance It séparant les substances plastiques puisque la gaine de ces subalani'es qui entoure le nerf se continue avec celle qui entoure le muscle BU niveau de la plaque musculaire.

520 TtE. — ÉTREÇ POI.rPL*STinAIBF.S

BufiposoDS qne la eectiou soit faite en x ((ig. 15):1a partie du cylindrase bUucc à droite de a dégénère très rapidement, ce qui prom-e qne, les noyaux des èièmeoU musculaires élanl très spécialisés, la connexion' avec oes noyaux d'nne certaine quantité de substance cylindraxite ne suffit pas à maintenir celle-ci clans la oondilion a" 1. Mais, résultat bien plus important, Téltiraent musculaire et l'élément nerveux séparés par cette expérience de mérotomîe dégénèrent à la longue daus un milieu où des éléments similaires voisins, ayant conservé leurs connexions réciproques continuent de pros>pérer.

Ceci prouve avec la plus grande évidence que les deux élémenls en questiun sont des plasUdes incomplets; l'assimilation a'est possible que dans une association composée de ces deux Éléments en relation de continuité, association qui réalise donc seule, par déûnition. un plaslide complet. Mais comment se produit l'assimilation dans une telle association? Cbcz cerlnina vertébrés il y a des cylindraxes qui peuvent atteindre des longueurs prodigieuses, un mètre et plus. J'ai déjà discuté plus haut (p. 137) la probabilité d'un transport direct de substance d'un bout à l'autre d'un prolongement protoplasmique de cette longueur et j'ai montré qu'il est plus vraisemblable d'admettre une transmission de proche en proche analogue à celle que Grotbus a imaginé exister entre les deux électrodes d'un voltamètre.

Cette transmission constilus ce qu'on appelle l'influx nerveux. Elle s'accompagne de pbénoménes physiques (électriques par exemple) et certains auteurs la considèrent même comme un phénomène purement physique; la discussion de ces diverses théories n'offre qu'un faible inlé''ét pour le but que nous poursuivons, puisque li loi de l'assimilalion fonctionnelle sera mise en évidence avec la même nelieté, que l'on consi'

(I) Connt

a note précédente.

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