‹ Théorie nouvelle de la vieChapitre 49 sur 73 · CHAPITRE XXI LOI DE L'ASSIMILATION FONCTIONNELLE · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXI LOI DE L'ASSIMILATION FONCTIONNELLE

J'emprunte le passage suivant à un traité didactique qui fait autorité actuellement, les Eléments de P/)yswlogie humaine de L. Frédéricq et J,-P. Nuel et dans lequel je crois devoir trouver une expression fidèle des idées généralement admises aujourd'hui : • Le travail, les contractions musculaires, usant certains principes chiiniques de la substance contraclile, ces principes finissent par s'épuiser. Après plusieurs excitations, le muscle isolé se contracte moins énergiquement, il l'aut une intensité plus forte de l'excitant pour provoquer une contraction ; fiualement, le muscle refuse toute

(I) Celte ttiéorie est incompatible aTec l'hypolhùîe de la nalura

purement physique de l'influx nerveux. J'ai déjà dit queJs .faits

celle hypolliÈse; mais, même en l'admellanf, on

[conduit, quoique moins directement, a. la loi da

runctionnelle.

ani VIB. — ÊiflES POLlTLASTltlAinK'

péaclion. Le muBcle isolé et fatigué repi-enii sa coQtracliiité, est rcslaurù, si on le laisse reposer ou si ou fail pn'^r à travers ses vaisseaux du saog oxygéné... Le phenaviène fondamejUai dans le muscle fonctionnant eitune réaction chimique, unetianre de certains principes de ta substaitce contrucMe... •

Il me si-ml)le impossible de comprendre dnns cet espoié autre chose que ceci i " Le fonctioanemeni <£iin muscle apour effet de dimiaiuer la quantité des subs- Itmcaa plastiques de ce -muscle », c'est-à-dire, tout le contraire de ce' que u>>ua avons couslaLé chez uii plaslidi^ isiAt qunleonque à l'Otatde vie élémentaire manifestée. Mais alors, ce serait dooc pendant le repos du iiiu*cle que se réparerait celte perte de substniice aux dcpens d'éléments empruntés au milieu ? Gela est absolument contraire â l'observation. Un muscle au Tepos s'atropliie, dégénère ; j'emprunte encore au môme livre un passage qui suit de très prÈs le précédent : m Le simj'ls manque dexercietmtit€utaire\ le défaut prolongé de contractions atrophie les muscles. Cela s'ob- Êcrve-réguiiêremcnt si, L\ lasuite-d'oiis-lu-tatâon pevsis- Inntt-, d'une ankylose, etc., certains muscles sont mis dAiis un état d'inactivité prolongée. Inversement, Vexsrcke seul suffit pour hypertroplUer les muscles, lémoios rkypertrophie du cœur dans le caa d'obstacle à. ta circulation, les groa muscles du mollet des daui- ÊGurs, les hicL'pa volumineux des forgerons et des buulaiigeis et les elT^ïls liygiéniqucs et tliérapeutiquea de la g-voiuaslique. > Les auteurs expliquent ces pliènomênea par le Tait que la.circulalion sanguine et lympiiatiquc, et, partant, la nutrition intime ne se font bien dans )e muscle que s'il se contracte de temps eu temps'. Ou

(1) Ce n'est p^s la contraction, mais bien l'indiix nerveux qui loidélermlne, qui dâveloppa le muscle. Vous pouvez- raïi<a funo

dont le nerf a.i\A i:oupè ; vous m'empëchenn pas ses musoles de l'strapUier. Op, si l'explication par la.circulalion éLait vi-uiu, il. y aurait au contraire liyperliopljic rapide doua ces cundiUoos.

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voit immédiatement comLien celle explication est pca fbndêe si, comme le dit l'auteur, le masde s'use pondant qu'il se contracte et s'atrophie quand il ne se contracte pa».

Il y a donc une contradiction évidente entre ces deu:: passages successifs du même ouvrage. Cette coutradiclioa provoiiant précisément de l'interprétation, à mon avis- eiTonée, des phénomènes de fonctionnement, se rencontre fréquemment dans les écrits de Claude Bernard et je vais eu donner iai quelques exemples pour répondre an. reproche qu'on m'ii fait d'avoir prêté à l'illustre physiulog'iîite une manière de voir différente de celle qu'il avait vérilafalement' :

• Je considère qu'il y a nêcffssaircment dans l'clre virant deux ordres de phénomènes :

« 1" Les phénomènes de création vitale ou de synlLcse ODganisaJrice ;

• â" Les phénomènes de mort OU' de deàlruclion orga* nif]ue.

« Il est nécessaire de nous expliquer en quelques mois sur [&• sigaJGciUion que nous donnons à ces expressions création et desl^ticlioti organiques,

u Si, au.1 point de vue de la matière inorganique, on admet avec raison, que rien ne se perd et que rien ne se crée ; au point de vue de l'organisme il n'en est pas de même (?). Chez un être vivant, tout se crée morpliologiquement, s'organise, et tout meurt, se détruit. Dans l'iauC en développement, les muscles, les os, les nerfs apparaissent et prennent leur place en répétant une forme antérieure d'où l'œuf est soi'li. La matiêi'e amhiautc s'assimile ans tissus, soit comme principe nutritif, soit comme élément essentiel. L'organe est créé, itl'e&t a» point' do vue de sa stmcture, de sa forme, des propriétés qu'il manifeste,

» D'autre part, les organes se détruisent, si désotça'-

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