‹ Théorie nouvelle de la vieChapitre 5 sur 73 · IV. cl · texte numérisé non relu

IV. cl

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action sur la nalure même et l'intensiLé des mouvements

Ciiimiotaxie. — Naturelirment, pour qu'il y nit dhvtlîon du miiuvcment par une substance ciiimique, il faut que cette subsUince ne soil paa dialribuée d'une façon homogène dans le liquide où se trouvent les piastidea. On conçoit que ditns un milieu contenant en dissolution homogène uni? malièi-e A susceptible de véagir cliimiquement sur les pla^lides, la nature el l'inlensîtë du mouvement soient moiiifii'fs par le fait que celle réaction entre eux et A s'ajoute aux autres réactions vitales ; mais on ne comprendrait pas une action directrice dans ces conditions.

Dans !ea expériences de Pfelfcr qui sont un moiièle de rig-ueur scientifique, il n'en est pas de même.

Ponr étudier l'inlluenCB d'une substance A, il en introduit une solution de concentration eonnue dans un tube capillaire qu'il ferme à une exirémitc ; puis il immerge le tube ainsi préparé dans leliquide contenant tes plastides. Nalarellement à cause des diinensions capillaires du tube il ne pourra pas se produire de mouvement d'ensemble du liquide à son intérieur ; c'est seulement à son orifice que se produisent des phénomènes de diffusion et l'on pourra aiusi expérimcjiter sur des doses de substance tout à faitinlinitésimBies. Somme toute, an cours du phénomène, voici quelle sera la distribution de la substance dans l'ensemble du vase et du tube.

Par suite de la diUusion lente, la teneur eu suhstant^c A sera la même pour tous les points situés à la même dislance de l'ouverture du tube capillaire; autrement dit, les zones d'égale teneur en substance A seront des sphère» coDcentriques ayant toutes pour centre l'ouvertnrei dn tube capillaire, et celte teneur diminuera à mesure que le rayon des ephères croîtra. Quant au contenu du (ube capillaire Ini-même, comme le diamètre de ce tube c?t peu cnnsidorable nous pourrons nous le

1 ÊTRES MONOPLASTlIiAlnES

repi'ésenler grossièrement par une simple ligne le long de laquelle la teneur augmentera à mesure qu'on s'enfoncera à son intérieur plus loin de son orifice.

Ceci posé, considérons un plaslide dans le liquide où la teneur en substance A est ainsi distribuée suivant des sphères concentriques de centre (flg. 2). Menons du point un rayon quelconque ap qui rencontre la surface du plastide aux deux points a et p. Quelque soit

Fig.i

ce rayon la teneur en substance A sera plus forte au point a qu'au point p et par conséquent les réactions qui se produisent en ces points entre le plastide et le milieu devront présenter une différence d'intensité en rapport avec la différence de concentration. On pourra donc affirmer d'une fagon générale que, si l'on suppose construit le cône du sommet circonscrit â la surface du plastide, la ligue de contai.'t séparera cette surface en deux régions telles qu'à tout point de la première corresponde un point de la seconde où le liquide a une teneur moindre en substance A. Les différences de réaction entre tous les points a et tous les points p seront donc de même sens. Dans le cas d'un corps de forme quelconque, le calcul est compliqué quoiqu'on conçoive bien que la résultante de toutes ces différences groupées sur des rayons passant par 0, puisse passer par o.

Mais supposons que nous ayons affaire b. un plastide sphérique (fîg. 3).

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