L ASSIMILATION
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temps de la vie qu'il venait d'csposer si lumineuacmenl ;
« Ces phénomènes se produisent simultanément chez tout être vivant, dans im enchaînement qu'on us saurait rompre. La désorganisation ou la désaaaimilation use la matière vivante dans les organes en fonciion : la synthèse assimilatrice régénère les tissus; elle rassemLle les matériaux de réBervcs ' que le functionneraent doit dépenser. Ces deux opérations de destriietion et de rénovation, inverses l'une de l'autre, sont absolument connexes et insêparabies, en ce sens, an moins, que la destruction est la condition nécessaire de la rihiovatioo. Les phénomènes de la destruction fonctionnelle sont eux-mêmes les précurseurs et les instigateurs de la rénovation malérieile, du processus formalif qui s'opère ailencieusement dans l'intimité des tissus. Les pertes se réparent à mesure qu'elles se produisent et, l'équilibre se rétablissant dès qu'il tend a être rompu, le corps se mainlient dans sa composilion. •
On voit bien que dans tout ce passoge l'auteur a eu vue les métazoaires, tes vertébrés même, puisqu'il parle d'organes eu fonction ; il est certain qu'il n'y a pas d'organes dans la levure de bière ; toute la levure de bière foncHonne à la fois; donc, d'après Claude Bernard toute la substance de la levure de bière en loin;! ion doit se désorganiser, se détruire ; or, nous savons qu'elle se multiplie.
Y a-t-il un seul fait connu qui permette d'affirmer ce que Cl. Bernard afGrme, que la dealruclion organique seule s'accompagne de phénomènes externes ; pourquoi vouloir a priori, que la synthèse assimilai rîcc s'accomplisse silencieusement au sein des tissus. La synthèse, comme la destruction, est une réaction chi-
(I) Ce sont donc maintenaal les rËserves et non pins la Bubslance des organes elie-raème que le rgactionnement dÉpenEe? C'est vrai, nous le verrons, mais c'est précisÉmenl le conlraire da ce que l'auleur a affirmé pape ï!t, et même h la lisne précédente '. aee la matière vivante dans les organes en Jonction.
h'HtS POLÏPLASTIDAIHKS
inique et nous aommea habitués |à voir des réacUoas chimiques aussi bien synthétiques qu'analytiques s'accompagner, par esemple, de chaleur et de lumière.
Je crois que la manière de voir de Ci. Bernard, généralement adoptée aujourd'hui, ne peut s'expliquer que par une comparaison illégitime d'un animal supérieur avec une machine mécanique, une machine à vapeur par exeuiple, et que celle comparaison est naturellemeul venue de l'emploi du même mot fonction, fonetlonnemeat, pour les machines et les animaux, ainsi que je vais essayer de le montrer.
Qu'est-ce que le fonctionnement! Claude Bernard défiuit la fonction chez les êtres supérieurs seuls et d'une manière téléologique : « La /'ojic/iOH est une série d'actes ou de phénomènes groupés, harmonisés, e?i vite d'un résultat déterminé. Pour l'exécution de la fonction interviennent les aelivilés d'une multitude d'éléments anatomiques; mais la l'onction n'est pas la somme brutale des activités élémentaires de cellules juxtaposées ; ces activités composantes se continuent les unes par les autres ; elles sont harmonisées, concertées, de manière à concourir à un résultat commun. C'est ce résultat entrevu par l'esprit qui fait le lien et l'unité de ces phénomènes composants, qui fait la fonction. * {Leçons sur les phénomènes de la vie, p. 370.)
Voilà qui va encore entraîner une confusion, le mot fonction et le mot fonctionnement se rapportant évidemment à des choses différentes ; il faut cependant que le terme fonctionnement se rapporte à quelque chose de général chez tous les êtres aussi bien monoplastidaires que potyplastidaires, puisque Claude Bernard l'emploie dans la division en deux groupes des phénomènes de la vie, pour tous les êtres vivants. Eh bien, chez les protozoaires et les protophytes, le mot fonctionnement ne peut sa concevoir que comme un ensemble de phénomènes de la vie élémentaire manifestée. Ce que nous appelons fonctionnement d'un plastide, c'est c