‹ Théorie nouvelle de la vieChapitre 53 sur 73 · LOI DE L ASSIMILATION FONCT[O^K^:LI.I · texte numérisé non relu

LOI DE L ASSIMILATION FONCT[O^K^:LI.I

, absence de

tion, assimilation), coudition n° â ou n° f contracLion (destruction ou repoa) '.

L'assioiilalion, la sjiithèîe, la création organique concorderait doiïu avec le fonclionnemenL. Il importe de tliscutcr ce résultai qui est en conlradiclion pour les métazoaires avec la manière de voir iiniversellemeut adoptée; mais d'abord, demaudons-uous pourquoi cette manière de voir est adoptée et si elle repose sur une comparaison aussi légitime que celle que nous venona de luire.

H est bien certain que, lorsqu'un travail mécanique est produit, il représente une dépease quelconque ; maih pourquoi admettre de prime abord que celte dépense ne porte pas plutôt sur les substances d a milieu et les substances de réserve et ne coïncide pas avec une production de substances plastiques dans rélémentqui travaUle ?

Quand on parie de travail, on pense naturellement à une machine ; mais la comparaison entre une machine et un organisme vivant n'est pas possible. Une maciiine à vapeur dépense du charbùn cl rend du travail ; elle n'a pas changé au bout de quelques heures de fùnctioauenient; son activité a été esciusivcment physique; chacune de ses pièces a reçu une impulsion provenant de la iorce élastique de la vapeur, et a transmis celle impulsion sans semoditicr.

Dans un organisme vivant, au contraire, il n'y a pas d'aclivité purement physique ; le muselé qui se conti-acle est le sidgede réactions chimiques dans lesquelles interviennent sa propre substance, les matières de réserve et celles du milieu. Le phénomène mécanique de la cuntraclion du muscle accompagne ces réactions chimiques, comme le dégagement de chaleur accompagne la combuBlion de l'hydrogène. C'est le travail résidhint de celle contraction qui a fait comparer, à tort, on le

(1) ISouB verrons lout â l'heure qu'il faut dire : condiliaii n° 2 (iIesIru<]tioa), puisque certains piiénomânes nous prouvent que la cundilion n" 3 (repoe chimique) n'esl poa réalisée.

- ÉrnES POLÏPUSTIDAT

voit, le muscle à une machine, et, connus une machine qui fonctionne s'use à la lor/gue, on a pensé que le muscle s'use également en fonctionnant ' .

Je ne vois pas autre chose qui puisse amener à l'idée de (leslruetinn ronctionnelle admise par Claude Bernard, et je me trouve ainsi tente d'accorder plus d'importance à une comparaison naturelle entre un élément musculaire et un plaslide isolé, qu'à une comparaison absolument illégitime entre cet élément et une machine physique. Néanmoins celte comparaison ne suffirait pas, si la conclusion qui en découle ne se vérifiait à. posteriori d'une manière éclatante.

Formulons d'abord celte conclusion : Une glande sécrète ; la sécrétion est son l'onclionnement ; je prétends que ce fonctionnement est concomitant de l'assimilalion, comme cela a lieu pour la sécrétion de toxine par un microbe. La sécrétion est un des phénomènes concomitants des réactions de la vie élémentaire maniiestée dos éléments glandulaires, comme la fermentation pour la levure; de même pour un muscle qui se contracte.

Au contraire, en dobors de l'activité fonctionnelle, il ne peut y avoir, toujours comme chez les plaslides isolés, que repos chimique ou destruction lente. Il n'y a pas repos chimique puisqu'il y a toujours oxydation (respiration), par exemple, donc il y a destruction.

Que lioit-il résulter de tout cela ? 1" Qu'un organe qui fonctionne beaucoup se développe, parce que l'assimila-, tion fonctionnelle l'emporte sur la destruction au repos ; personne n'ignore que l'observation courante nous en fournit des preuves multiples. Les muscles des lutteurs sont remarquables par leur développement; 2" qu'un organe qui ne fonctionne pas du tout s'atrophie (muscles des membres immobilisés ; organes rudimeo-

(I) Et cela a paru tl'aulant plus naturel que le muscle qui travaille maigrit; mais la graisse n'est pas une subslancc pinstique ; c'est une substance Je reserve provenant de l'activiLé chimique de divers éléments aualoraiques à la condition n" 2.

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