VIE, ÉTAT ADULTE
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phie. Donc, la conséquence fatale de la limitaLion du renouvellement possible du milieu intérieur dans un temps donné eal que : l'hyperlrophie d'un organe détermine forcément l'atrophie d'un autre organe du même individu. C'est la loi du balancement des organes.
Chez un lutteur forain, le cerveau ne pourra acquérir qu'un développement restreint; le système musculaire d'un homme de science ne pourra jamais être aussi développé que celui d'un lutteur. D'une manière généliile, dans une espèce animale, les organes dont les conditions extérieures détermineol le fonctionnement le plus fréquent, les organes dits les plus utiles à l'espèce prennent un développement plus grand que les autres; les pattes postérieures d'un insecte sauteur sont plus graniles que les pattes antérieures qui lui servent peu ; elc.
Somme toute, la forme de i'adulle qui provient d'un œuf dépend non seulement des propriétés de l'œuf, mais de toutes les conditions extérieures traversées au cours du développement (organes essentiels, organes rudimentaires). A cette loi du balancement des organes se rapporte aussi le développement extraordinaire des produits génitaux chez les parasites dont les organes de relation entrent en régression.
L'état adulte dure un temps, variable avec les espèces, pendant lequel il existe une telle coordination des activités élémentaires que le milieu intérienr reste sensiblement constant; cette coordination s'établit d'ellemême au cours du développement par ce/a même que tout excès de production de substances R arrête le fonctionnement des plastides; elle se complique de plus en plus avec le temps et devient chaque jour de plus en plus délicate, la diiTérenciationdes plastides ayant rendu de plus en plus précises les conditions nécessaires à leur vie élémentaire manifestée. Chez les mammifères, cette toordination se traduit d'une manière très remarquable ; l'ensemble des réactions qui peuvent se produire maintient constante la température. Qu'un accident quel-
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conque (Ipaumatiame, poison, elc.) détruise momenta- Bétueat la cooriimation. que tel organe ne puisse fonclioQiier pour telle raison, ou que tel autre fonctiontie trop, la tempéralure change; il y a Dêvre, etc., etc.
CnAPITRE XXY yiZILLESSE ET MORT
Repcirloas-nous un instant à ce que nous ont appris les filrea monoplasLidaires; nous avons vu que, contrairement aux idées règnes généralement, la mort élémentaire n'est pas le moins du monde une conséquence directe de la vie élémentaire manifestée; seulement les dimensions limitées du milieu entraînent la nécessité de la destruction de certains plastides dont les substances plastiques détruites fournissent des substances Q ù la vie élémentaire manifestée des autres. Noua savons aussi que les plastides peuvent vieillir de deux manières : 1» d'une manière, générale pour tous les plastides, et qui dépend non de leur nature propre mais de la limitation du milieu où ils se trouvent; 2° d'une manière spéciale à quelques espèces et qui dépend au contraire de leur nature propre et non de la limitation du milieu.
On exemple du premier cas nous est donné par la levure de bière qui séjourne dans un moût fermentant où l'alcool s'accumule; un exemple du second est la sénescence observée par Maupas chez les ialusoires et qui est corrigée par le rajeunissement karyogamique,.
Auquel de ces deux phénomènes correspond la vieilfesse des métazoaires, des vertébrés, par exemple?
Le premier occasionne, nous l'avons vu, la l'atigrue locale dans les organes qui ont fourni un travail excessif,
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!a fatigue générale tous !ea soirs après le travail quotidien; le repoa permet l'élimination des produits qui déteriDin aient la fatigue locale de l'organe; le sommeil permet l'élimination des produits qui déterminaient la fatigue générale de l'organisme.
Mris, toutes les substances R sont-elles élimînéesî Evidemment non, sans quoi il n'y aurait plus dans l'organisme que des substances Q et des substances plastiques; or cela n'a pas lieu. Dès le début de la segmentation, c'est à une substance R qu'est due l'agglutination des deux premiers blaslomères; de même pour les b lasto m ère s suivants ; d'une manière générale la su6stance fondamentale des tissus est composée de substances R; cette substance, presque nulle dans les épi- Ihéliums, est un peu plus importante dans les muselles, beaucoup plus dans les carlilages, dans les os où elle s'incruste de sels calcaires , etc. Mais il y a même certains organes essentiels dont la résistance est modifiée par l'accumulation de ces substances R, les artères par exemple qui deviennent de plus en plus fragiles. On a l'Age de ses artères, a dit un célèbre médecin. Il y a (lailleura un grand nombre d'autres organes dont le fonelionnement devient de plus en plus difficile par l'accumulation de certaines substances R.
Si donc l'on se place au point de vue de Vutililé des diverses productions de la vie élémentaire pour la vie de l'agglomération polyplastidaire, on voit que quelquesunes d'entre elles, indispensables au début, puisqu'elles déterminent la formation même de l'agglomération polyplastidaire, deviennent ensuite nuisibles par leur accumulation au fonctionnement de certains organea.
C'est pour cela que, lorsqu'on est devenu adulte comme nous l'avons vu plus haut, on commence immcdiatemeût à vieillir; le corps est limité, mais les substances R stables ' continuant de se produire par suite du fonctionnement des éléments anatomiques prennent
(l) Non Èljn
- ÊTRES POLTPLASTIDAIRES
dans l'org'anisme une importance de plus en plus grande aux dépens desélcmenls aiialonii()ues eux-mêmes,
La substance des os, par exemple, devient de plus en plus riche en parties mortes, aussi la cicatrisation d'une fracture esl-elle quelquefois impossible, toujours difficile chez le vieillard, etc. Mais àurtoul, un grand nombre d'organes essentiels fonctionnent moins bien, quelquesuns sont devenus très fragiles. Qu'une artère vienne à se rompre, la coordination générale est détruite, la vie cesse le plus souvent ; les causes de mort deviennent donc de plus en plus nombreuses à mesure qu'on vieillit.
Quant â la sénescence des infusoires de Maupas, nous ne pouvons guère affirmer qu'un phénomène analogue intervienne chez les métazoaires; aucune observation ne nous permet de croire qu'un élément anatomlque de vieillard n'est p]u3 susceptible d'assimilation et de bipartition; au contraire, le fonctionnement de certains organes du vieillard est absolument comparable à celuiJ de l'adulle; or nous savons que le fonctionnement e un phénomène accompagnant les réactions de la v élémentaire manifestée, c'est-à-dire de la synthèse a Liilatrice. 11 y a lieu, cependant, de faire des réserves ft ce sujet, tant que des observations précises ne nouil ruront pas renseignés.
L'accumulation des substances R non éliminablesS Euffit à nous donner une explication satisfaisante de l&l vieillesse. Un balancement obligatoire entre les période» 1 de fonctionnement et les périodes de repos provient dei la nécessité de l'élimination de certaines substances Rj éliminables (celles dont l'accumulation produit lafl fatigue); c'est ce balancement obligatoire qui déter-^ mine l'élat adulte; cet état adulte une fois re'alisé, ual grand nombre d'organes ne fonctionnent que grâce aux! substances E qui les incrustent (os, par exemple); mais! les mêmes substances R continuant de se produire I pendant les périodes de fonctionnement et ne se détruira sant pas pendant les périodes de repos comme lésa