‹ Théorie nouvelle de la vieChapitre 60 sur 73 · VIEILLESSE ET S · texte numérisé non relu

VIEILLESSE ET S

substances plastiques, encombrent peu à peu l'organisme au Jétrimcnt ries éléments anatoiiiiques et gênent te jeu de certains organes essentiels; et cela augmente ainsi constamment; on commence à vieillir dès i]u'OQ est adulte et on vieillit ensuite de plus en

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I.a mort naturelle serait celle qui surviendrait quand par suite de l'accumulation normale des substances R non éliminables, un organe essentiel cesserait de pouvoir fonctionner, ce qui rendrait impossible le maintien de la coordination vitale. Un tel phénomène doit être très rare, car, au cours du vieillissement, les chances de mort accidentelle par rupture de tel ou tel organe deviennent de plus en plus abondantes à cause de la fragilité croissante ceux-ci; il Buffit donc d'une cause très peu importante pour déterminer aceidenlellement la mort; et nous allons étudier les diverses sortes de mort accidentelle qui peuvent survenir, à un moment quelconque de la vie, aussi bien chez l'enfant ou l'adulte que chez le vieillard. Mais auparavant je veux dire quelques mots d'une théorie récente de la vieillesse.

M. Delage' voit une cause de sénilité dans la diiîérenciation cellulaire qui diminue, dit-il, l'aptitude des éléments à se diviser; il accepte en même temps l'idée de Roux, que chaque élément occupant une place déterminée, empêche ses voisins de se développer. Je ne crois pas qu'un seul fait puisse servir de fondement à cette hypothèse. Considérez un homme adulte, chez, lequel, d'après MAI. Roux et Delage, Il n'y a plus de place pour que les éléments se développent, et chez lequel, de plus, les éléments différenciés sont moins aptes à se diviser. Faites travailler cet homme chez un forgeron et, au bout de quelque temps, les muscles de ses bras auront pris un développement bien plus considérable, ce qui prouve qu'il y a de la place pour de nouveaux éléments et que les éléments musculaires (y

(1) Op. cil , p.

Î8I1 VIE. — ÈTBES POLTPWBTITATR ES

en a-l-il de plus difTérenciéaî) sobI par ra item eut aptet^ ae diviser (v. p. Î81, Balancement des organes].

D'ailleurs, une foU l'élalaHulle obtenu, dou» avons vu qu'à cause de l'élimination nécessaire des subsLances R, il y a un rapport établi entre les durées des périodes de repos et de fonctionnement, et que le travail répare as&ez exactement les pertes de substances plastiques réalisées pendant le repos ; si donc il n'y avait pns certaines substances R non éliminables, qui s'accumu^ lenl dans certains organes, il n'y aurait aucune raison' pour que cela ne continuât pas indéliniment, quoique le voluinede l'organisme soit limité comme nous l'avons vu ; mais nous savons avec une certitude absolue que ces substances B non éliminables existent et s'accumulent dans l'organisme et c'est ce qui produit la vieillesse.

MoH accidentelle. — Nous avons vu qu'on peut déGnir l'individualité physiologique de deux manières, suivant le point de vue auquel on se place : par le milieu intérieur commun, par la continuité nerveuse. Comme c'est la continuité nerveuse qui règle la plupart des fonctionnements cellulaires et les coordonne, il est certain que la nature du milieu intérieur en dépend, chaque élément analomique y puisant les substances Q et y versant les substances R au cours de son fonctionnement, y versant de même les produits de sa destruclion plastique au cours de son repos ; mais il est certain aussi que la continuité nerveuse dépend du milieu intêrieuL-, puisque cette continuité n'est réalisée que par la vie élémentaire manifestée d'éléments nerveux qui, comme tous les éléments anatomiques, baignent dans le milieu intérieur y puisent leurs substances Q et y déversent leurs substances fî. Il y a donc une corrélation intime entre les deux individualités, déGnies plus

(1) J'ai Tait des réserves pour le cas d'une sénescence comp^ rable ft celle que llaiipas a décrite chez les infusuires, et qu'aucun Tait connu ne nous pcniist d'atlribuer aux élementii anato-

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