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VIEILLESSE ET MORT

haut, d'un même métazoaire' ; la mort, cessation de la vie, destruction de l'individualité, est donc la même, - (juelle que soit la définition de rindividualité à laquelle on s'arrête, la naort par le milieu intérieur entraînant fatalement la mort par discontinuité nerveuse, et réciproquement,

1° Mort par le milieu intéi'eur. — Le milieu intérieur doit contenir à ciiaque instant les éléments nécessaires â la vie élémentaire manifestée des divers éléments anatomiques, les substances Q de leur vie élémentaire manifestée ; si ces substances Q s'épuisent, il y a ina7ntio7i, et beaucoup d'élémenls anatomiques se trouvent à la condition a° 3 ; si l'état d'inanition se prolonge, les substances Q n'étant pas renouvelées par apport d'aliments provenant de l'extérieur, il y a destruction totale d'un grand nombre d'éléments essentiels; la coordination est détruite par cela même; c'est la mort par inanition.

La vie élémentaire manifestée produit des substances A dont l'accumulation est pernicieuse ; si pour une raison ou pour une autre, l'élimination des substances R .devient impossible, par le rein (urémie), par la peau (brûlures), par le poumon (asphyxie), un grand nombre d'élémenls anatomiques sont dans l'impossiUlilé de fonctionner, plusieurs se détruisent, la coordination n'existe plus.

C'est un phénomène analogue qui se produit quand un élément pernicieux pénètre du dehors dans le milieu intérieur, soit soua forme chimique (poisons), soit sous forme de plastides étrangers (bactéries, sporozoaires) dont les substances R sont pour certains éléments anatomiques de véritables poisons. Si la présence de l'élément pernicieux n'est pas de trop lougue durée (élimination des poisons par les voies ordinaires, phagocytose, etc.), ta coordination, un instant détruite,

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Ee rétablit, petit à petit, avaut que des éléments esaealiels aient complètement «liâparu (maladie, guérison); mais si la présence de réiément pernicieux est de trop longue durée, ai son elTet est assez rapide pour délruire complètement en peu de temps un élément essentiel, la mort est son résultat. Quand un élémeot essentiel est détruit, tous les autres se détruisent petit k petit, car ils sont adaptés à des conditioDs d'existence spéciales, dans un milieu très spécial; la mort élémentaire est donc la conséquence plus ou moins rapide suivant les éléments, mais toujours fatale chez les vertébrés, de la mort; l'élément nerveux, ea particulier, se détruit rapidement.

2" 3lorl par discontinuité nerveuse. — La discontinuité nerveuse intervient toujours au cours des ptiénomènes de mort parle milieu, et c'est elle qui précise le le moment de la mort; quelquefois c'est elle qui commence et alors la mort est subite, section de la moelle, épanchement sanguin déterminant une destruction de certaines parties du cerveau (apoplexie), écrasement du nœud vital, etc. Mais, dans tous les cas, sa destruction entraînant la fin de la coordination, le milieu intérieur varie plus ou moins vite et détermine la mort élémentaire de tous les éléments'.

Il y aurait un grand nombre de cas particuliers 4 étudier ; cela nous entraînerait trop loin \ il faut cependant signaler la discontinuité nerveuse particulière qui produit le sommeil, discontinuité particulière qui est normalement de courte durée et qui cesse naturellement quand l'élimination des substances R accumulées pendant la veille est réalisée. Cette discontinuité momentanée ne sépare de l'ensemble du système nerveux que les centres dits psychiques, et ne détruit eu .

(l)Ilyaunca crobe qui proitui crohe de la rB^e se cultive qu'il délruit petit à pelit se

tËme nerveux substance s H .iére notable.

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rien la coordination des éléments anatcimiques auxquels sont dévoluâ les roncLions de la nutrition. Je ne m'éteuda pns ici sur des l'aitH que l'on trouvera exposés dans les traités de physiologie.

Somme toute, la vie se manireste à nous par des phe'nomènes d'ensemble qui devienaeiit împoissible.^ dès que la mort survient; la mort entraîne toujours, plus ou moins vite, chez les animaux supérieurs, la mort élémentaire des éléments anatomiques, mais elle peut être réalisée sans qu'un seul des éléments aoit détj'uît (discontinuité) ; dans la plupart des cas, elle provient de la mort élémentaire d'un certain nombre d'éléments anatomiques exsenliets à la coordination générale, mort élémentaire qui est due en général au milieu intérieur (inanition au empoisonnement).

Depuis la fécondation jusqu'à la mort, l'individu vît; on donne le nom de vie à l'ensemble des particularités de structure qu'il présente à un moment quelconque de cet intervalle, ou bien encore à l'ensemble des phénomènes qu'il présente dans cet intervalle, etc. ; il est vivant el toujours en train de vivre tant qu'il n'est pas mort, ce qui n'est pas une vérité de La Palisse, mais une dtlinition. A. un moment quelconque de sa vie, il présente une coordination de structure qui s'entretient sans cesse jusqu'à la mort comme elle s'est produite au cours du développement, par suite de l'assimilation fonctionnelle.

Ce sont les particularités de cette coordination qui déterminent l'individualité, la personnalité physiologique, à laquelle correspond la personnalité psychologique comme nous le verrons. La mort détruisant cette coordination, l'individualité cesse ; il ne faut pas dire un homme mort, mais le cadavre d'un homme, puisque le mot homme, comme le mot chien, comme le mot saumon, représente quelque chose qui est vivant. Seulement, il y a une similitude frappante entre l'homme el son cadavre parce que les lésions physiques

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OU chimiques, qui onl détruit la coordinaliori spéciale d'où résultait l'individualité, sont peu apparentes morphologiquement.

L'adulle est le produit naturel, dans les conditions extérieures, de la vie élémentaire maaifeslée de l'œuf; le cadavre provient de l'aduile par une modification morphologiquement peu évidente; or, l'adulte étant très complexe, le cadavre aussi est très complexe et représente un ensemble de parties qui ne peut provenir que de la vie élémentaire manifestée de l'œuf; quand nous voyons un cadavre de vertébré, nous sommes sûrs qu'il a été vivant, puisque la vie seule a pu le construire par assimilation fonctionnelle.

Une fois le métazoaire mort, ses divers éléments anatomiques se détruisent et mettent en liberté dans le milieu terrestre des produits qui sont les substances Q d'autres espèces.

(!) Les dimensions limitées de ce volume m'obligcnl à passer très rapidement sur les phénomÈnes de reproduction et les épipli^nomènes de conscience ; je n'indiquerai donc que EOimniiirement les plus importants.

LIVKE Y

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