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CHAPITRE XXVI PARTHÉNOGENÈSE

Reportons-nous au phénomÈne de la segmentation (p. 209) ; pendant les premiers temps de ce phénomène

les diversblastoméresne deviennent en général dissemblables <]ue par de simples phénomèDes d'adaptatioD à des conditions spéciales de milieu ; ctiacun d'eux rest« un plastide complet ; chacun d'eux, détaché de l'a^lomcration dont il Tait partie, pent cons^erver la vie élémentaire pourvu qu'il ne soit pas soumis à des variatioos de milieu trop brusques. Gel état est presque définilif chez certains métazoaires inférieurs, l'hydre par exemple; on sait que si l'on retourne une hydre, les eellules adaptées à la situation endodermique s'adaptent à la situation exodermique et réciproquement, ce qui prouve que l'adaplaliou à ces diverses situations est accompagnée de modifications peu importantes ou au moins peu stables; aussi, on morceau quelconque séparé de l'hydre par un coup de ciseaux forme-t-il un être vivant dont toutes les parties conservent leur vie élémentaire, une liydre nonveUe. G'r-t comme cela que se produisent les hydres dérivant d'un bourgeonnement, iea méduses, etc., el«.

On conçoit que dans de telles conditions, toute cellule détachée à un moment quelconque de l'agglomération polyplastidaire recommencera, se trouvant & l'état de vie élémentaire manifestée, le cycle évolutif auquel elle a été empruntée elle-même et sera le point de départ d'une nouvelle agglomération polyplastidaircidenlique à la première. Une mngosphcera planula se ■ésiout h 'in moment donné en toutes ses cellules dont chacune esi ie puiuL Je déparl d'une nouvelle magosphœra.

Lorsque les divisions cellulaires par des pians parallèles aux plans tangents auront commencé ; c'est-à-dire lorsque chaque plaslide faisant partie d'un feuillet se sera divisé en deux parties, l'une superficielle, l'autre profonde, nous savons que, le plus souvent, les masses résultant de celte division seront des plaslides incomplets ; chacun d'eux, séparé de l'ensemble, sera donc à la condition n' 2, c'est-à-dire condamné à une destruction fatale.

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Hais cela n'a pas lieu pour Lous les plastidea ; quelqiips-uns ne se divisent pas dans le sens de la profondeur ou bien se divisent de manière à donner des plastidea complets; il est certain, en effet, qu'il y a des plastides complets dans la plupart des métazoaires adultes ; quelques-uns ont une existence évidente, les leucocytes par exemple. Or, les leucocytes, produits dans l'intérieur d'un liquide organique très complexe, sont adaptés à des conditions extrêmement spéciales et se trouvent dans la condition n" 2 quand on les transporte dans un liquide différent ; ils se délruisenl donc. D'ailleurs, dans le milieu très spécial où ils rencontrent leur condition n" 1, ils se comportent comme des protozoaires, c'esl-à-dire que leur bipartition est suivie de la séparation des deux plastides qui en résultent. Voilà donc un exemple indéniable d'un protozosire provenant d'un œuf de raétazoaire, très rapidement, par adaptation à un milieu spécial.

Hais il y a chez certains êtres d'autres éle'menls anatomiques qui sont des plastides complets et qui, par suite des conditions de milieu où ils se sont trouvés au cours des bipartitions dont ils proviennent, ne se sont que peu ou pas modifiés '. Ils se trouvent donc identiques à l'œuf d'où est partie l'agglomération polyplaslidaire qui les contient; qu'ils se détachent du corps et se trouvent libres dans le indieu, ils sont à l'état de vie êiêmentaire manifestée, se segmentent et donnent naissance à des êtres polyplastidaires identiques à celui d'où ils sortent.

Ce sont des œufs parlhénogénétiques ; cette reproduction est la reproduction par parthénogenèse ; on en connaît de nombreux exemples chez les pucerons, les phyllopodes, etc., etc.

(l) Ces éléments font partie de membranes épithéliales limi- Innt des cavités organiques (épi tliélium BerminDti[)etfie tiouvent toujours à des places détËrminëes où les Gondilions aoat probablement trËB spéciales.

VIE. — ÉrRES POLÏPLASTtDAIRES

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