I.'lNîlTVlDUAÎ.ITÉ PSïnnIOlIF
Une preuve 1res iielte de ia corrélation qu'il y a ciiLre la personnalité et la structure du système nerveux est donnée par le sommeil.
11 y a toute une partie des centres nerveux qui n'est q u'i ûdirec terne nt en relation avec l'extérieur, c'est-à-dire qu'elle ne se trouve impressionnée chimiquement par ce qui se passe fi la périphérie de l'organisme que grâce à l'intermédiaire d'autres centres nerveux qui
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sont en relation directe avec la surface. Cette partie A J
(fig. iSO) est très considérable chez l'homme et correa- ] pond donc i. une grande partie de l'individualité psychologique. A l'état de veille ', elle est par des prolongements a en relation de conliguité avec les autres centres B qui reçoivent directement les excitations provenant de l'extérieur. Le soir, les substances R s'élant accumulées dans l'organisme, il y a rétraction ■ des pseudopodes a et b, comme cela a lieu chez une gromie qui est plongée dans un liquide vénéneux; il y a lîonc discontinuité entre A et B; un acte réflexe se passera donc dans B seul sans que A en soit influencé {k moins que le phciioméne qui se passe dans B soit assez énergique pour que son influence physique franchisse la distance de séparation'), mais A, soustrait &
(1) Voyei ia Théorie du sommeil <ie MM. I.épine et Malliia»
(2) Ce passage brusque délermine quelquefois le réveil en causant un rupproctiement physique des prolongements a et £ ; maia, ai la fatigue existe encore, c'eal-ù-dire si l'élimination des substances R n'eat paa aurHaammetit complète, il y a rétraction nouvelle des pseudopodes et le somn esi pas de mërae dans le réveil normal produi
l'inDiience de B sera neanuiuias soumis à l'action chimique des liquides de l'organisme, d'où réacUons diverses accompagnées naturellement d'épi phénomènes
Pendant cet étal un très grand nombre de phénomènes d'enaerable qui ne se passaient dans les éléments régis par B que sons l'influence des connexions de B a.vec  ne se proditiseat plus; il y a donc repos, relatif, ce qui permet l'élimination des substances Raccuniulées pendant la veille (v, p. 2T9). Mais à mesure que ces substances s'éliminent, les prolongements o et 6 tendent à reprendre leur extension normale, la cause qui les a rétractés disparaissant; la distance île a h b devient donc de moins en moins grande, le sommeil devient de moins en moins profond; à un certain moment il y a transmission de 6 à a et réveil.
Pendant tout le sommeil, il y a eu dédoublement du sysième nerveux; il n'y a pas continuité dans la personnalité psychique par conséquent, mais, le malin, au réveil, tout se retrouvant à> fort peu de chose prés dans le même état que la veille, la personnalité se retrouve, parce que les mêmes épiphonomèues de conscience accompagnant toujours les mêmes phénomènes physiologiques. La personnahté est donc bien corrélative de la structure du système nerveux ; une modification de ceye-i'i modifie celle-là, momentanément {sommeil, condition seconde) ou définitivement (Tolie) ; la destruction de la coordination nerveuse détruit la personnalité psychique (mort psychologique accompagnant la mort physiologique).
Quand commence l'individualité psychologique? Evidemment pas avant que la conduclibililé nerveuse soit établie; en outre, la mémoire ne rappelant que ce qu'on a fait, n'existe pas avant qu'on ait fait quelque chose (asi^imilatioQ fonctionaelie) ; le développement de l'indi-
md l'oreanisme est reposé défini-
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vidaalité psychologique accompagne naturellement celui de Tindividualité physiologique définie par le système nerveux. L'œuf est-il déjà conscient? et le champignon, et le protozoaire ? On ne peut re'pondre à ces questions que par des hypothèses et ces hypothèses n'ont pas le moindre rapport avec la physiologie puisque nous devons considérer comme dépourvus de toute influence active les épiphénomènes de conscience.
Je n'ai fait qu'indiquer en quelques lignes les grandes questions de la vie psychique ; toutes les questions de détail sont traitées dans les ouvrages de physiologie et de psychophysiologie ; la conclusion que l'on tirera de leur étude approfondie est la suivante : nous sommes obligés de constater que chez nous-mêmes au moins les phénomènes physiologiques s'accompagnent souvent d'épiphénomènes psychiques; nous ne savons pas si ces épiphénomènes existent en dehors de nous, s'ils corres-"^ pondent à une propriété particulière des substances plastiques ou même de la matière en général, mais nous devons penser que tout ce qui se passe autour de nous se passerait exactement de la même manière si les corps de la chimie et de la biologie avaient toutes les propriétés que nous leur connaissons, moins la propriété de conscience.