‹ Théorie nouvelle de la vieChapitre 68 sur 73 · CONCLUSION · texte numérisé non relu

CONCLUSION

On doit dislinguer ]u.Dieéléynentaû-c (iJtrcs moiioplastidaires) de la vie (étespolyplastidaires).

Tous les phénomènes de la vie élémentaire manifestée sont des phénomènes chimiques, souvent accompagnés de phénomènes physiques (mouvement, etc.). ' La vie élémentaire est la propriété, pour un corps, d'être un plastide.

Un plastide est un corps de dimensions limitées et tel : qu'il existe un milieu déterminé dans lequel tousiea éléments essentieles de ce corps (substances plastiques) sont l'objet de réactions chimiques complexes, dont un résultat est l'augnieulalion en quantité de tous ces éléments essentiels. Ce phénomène caractéristique résullant de ces réactions dans un milieu Irbs spécial ■ est l'assimilation. L'ensemble de ces réactions est la vie élémentaire manifestée; le milieu correspondant réalise la condition n° 1 (milieu de la vie élémentaire manifestée; liquide Raulin pour l'aspergillus). Le plastide est de dimensions limitées; il augmente à la condition n" 1, d>inc il se divise (multiplication des plastides).

Dans tout autre milieu chimiquement actif, les substances plastiques se détruisent sans être remplacées par d'autres substances semblables (condition n" 2, destruction, menant à la mort élémentaire si elle dure assez longtemps; inanition, poisons).

Enfin, le plastide petit être au repos chimique presque absolu (condition n" 3, vie élémentaire latente); ce qui

D'est en réalité qu'un cas parlicjUer de la coaditJoii n" 2 à destruction plastique extrême ment lente.

Un pjaslide perd la vie élémentaire si on lui enlève une de ses subslances essentielles (mérotomie); alors, il se trouve à la condition n" 2 même dans le milieu qui pour le plastide complet de la même espèce réalise la condition n" 1. Un plastide privé de son noyau se détruit donc falalement.

La mort élémentaire n'est pas une conséquence de la vie élémentaire manifestée; il y a au contraire incompatibilité entre ces deux phénomènes, le 'premier se produisant exclusivement dans la condition n" 2, le second exclusivement dans la eonditîon n' 1. Seulement, en milieu limité, il arrive souvent que la vie élémentaire manifeslée, longtemps prolongée, modifie la condition n° 1 (destruction des substances Q, accumulation des substances R) au point de la transformer en condition n" 2 pour la même espèce; c'est seulement de cette manière indirecte que la mort élémenlaire peut être une conséquence de la vie élémentaire manifestée.

Souvent la condition n° 2 ainsi réalisée ne détruit pas toutes les substances plastiques du plastide A , car, au cours de leur destruction, ellesformenl un autre plastide A' pour lequel la condition n" 3 de A se trouve élre condition n" 1. Il y a eu Iraiisrornialion d'espèce (adaptation au milieu).

La forme spécifique d'unpiastide est corrélative de sa composition chimique dans un miUeu déterminé; si ■ le milieu se modifie (milieu confiné), la forme change aussi (évolution d'un sporozoaire dans une cellule h6Ie].

La limitation des milieux engendre la concurrence vitale ou lutte pour l'existence.

L'adaptation au milieu fait des espèces nouvelles de plastides; les substances R de ces espèces nouvelles permettent quelquefois de les classer dans de grands groupes naturels (cellulose, végétaux; chitine, arthropodes, etc.). Quand une de ces substances R agglutine les uns aux autres les plastides qui proviennent de la

On objecte souvent la possibilité de faits autres que ceux dont nos sens peuvent nous révéler Taccomplissement; leur existence est prouvée par les découvertes qu'à permises l'addition à nos sens de certains instruments (microscope, etc.). Nous ne pouvons établir de lois que pour ce qui frappe nos sens, pour les phénomènes, aussi ne devons-nous parler que de ce que nous observons; les sciences naturelles sont des sciences d'observation.

Eh bien, dans ce qui frappe nos sens au cours de l'observation des êtres vivants, rien n'est en dehors des lois naturelles établies pour les corps bruts (chimie et physique); voilà ce que je voudrais avoir établi au cours de celte étude des phénomènes de la vie.

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