‹ Théorie nouvelle de la vieChapitre 7 sur 73 · MOUVEMENT · texte numérisé non relu

MOUVEMENT

Elle absorbe, par exemple, de l'oxygène et dégage de Tacide carbonique, phénomène par lequel elle perd une partie de son carbone de constitution ; eh bien ! ce carbone doit être remplacé pour que le corps ne disparaisse pas en se détruisant peu à peu ; il y a constamment soustraction, il faut qu'il y ait addition de parties nouvelles, et, pour que la substance conserve ses propriétés il faut que le résultat de ces deux opérations soit de ne pas modifier sa composition générale. C'est précisément ce qui arrive, et c'est pour cela qu'on peut dire que la substance d'un plastide à l'état de vie mani- \ V testée^ est, au point de vue de sa composition, dans un " état d'équilibre mobile perpétuel; V addition est suivie d'assimilation.

J'emploie intentionnellement le mot « addition » au lieu de toute autre expression ; je suis, en cela, fidèle à mon système, d'éviter d'appliquer aux manifestations de la vie élémentaire les dénominations employées pour celles de la vie des êtres supérieurs. Le mot nutrition a, en physiologie, une signification spéciale emprunt ée à l'étude des actes vitaux de l'homme et des animaux supérieurs ; il représente une série déterminée de processus : préhension, mastication, déglutition, digestion, etc., et l'on est trop souvent tenté, lorsqu'on emploie une telle expression, de lui attribuer son sens le plus complet, celui qu'il a chez l'homme. L'emploi du mot addition^ commun aux substances mortes, a l'avantage de nous faire éviter le danger anthropomorphique.

Page 1