PREUVES ANATOMO-PATHOLOGIQUES
Jusqu'ici notre rôle s'est borné à déduire, d'un fait physiologique bien établi, l'explication d'un phénomène pathologique. Il nous faut montrer maintenant que la théorie que nous venons de développer, sur le mécanisme physiologique de la production des hallucinations, n'est pas une concepiion purement spéculative et qu'elle peut s'appuyer sur des faits pathologiques. Mais quand il s'agit d'un phénomène morbide qui, tel que les hallucinations, est souvent transitoire et fugitif et ne doit par conséquent laisser après lui dans le cerveau aucune trace apparente de son passage, quelle peut être l'importance de preuves tirées du domaine de l'anatomie pathologique? Pour répondre à cette question, nous ne pouvons mieux faire que d'emprunter les paroles de notre maître.
« On nous accordera à ce sujet, dit M. Luys (1), « que dans le domaine de l'anatomie patholo- « gique, la contemplation intrinsèque des objets « présents n'est qu'une œuvre stérile, et qu'il est « légitimement permis, remontant du présent au « passé, de conclure, en voyant un fragment de « substance grise, friable, humide, teinté de colo-
(1) Recherches sur le système nerveux cérébro-spinal, p. 561,
« rations hématiques plus ou moins accentuées, « que ce tissu a été, à de différentes époques, le « siège de fluxions réitérées, et par conséquent « aussi, d'un certain degré d'exaltation fonction- « nelle passagère,
« C'est de la sorte, en effet, que nous interpré- « tons la valeur sémiologique de certains noyaux « d'hyperémie partielle que nous avons rencon- « très dans l'épaisseur des couches optiques de « plusieurs aliénés, lesquels avaient présenté, à « une période plus ou moins éloignée, des sym- « ptômes d'hallucinations, et que nous apprécions « ces taches et ces divers foyers de ramollisse- « ment que Calmeil a rencontrés, avec des nuances « et des colorations si variées, soit dans l'inté- « rieur, soit au pourtour des couches optiques « chez des sujets anciennement hallucinés. »
Ces réserves faites, ces explications données, nous pouvons donc admettre, sans porter atteinte au véritable esprit scientifique, que les lésions de la couche optique, trouvées chez des aliénés depuis longtemps atteints d'hallucinations, prouvent que cette région limitée de la masse encéphalique n'est pas étrangère à la production de ce symptôme morbide et qu'il y a une relation de cause à effet.
Une partie des observations que nous allons citer ont été empruntées à l'ouvrage de M. Calmeil [Traité des maladies inflammatoires du cerveau ; Paris, 1859) ; les autres ont été extraites de différents recueils scientifiques ; enfinnous devons
la communication de quelques-unes d'entre elles à la bienveillante obligeance de M. le D"" Auguste Voisin, médecin de la Salpêtrière.
Observation I. — Michel, 33 ans. Défaut de sommeil, hallucinations de l'ouïe, vision d'objets fantastiques, accès de terreur, craintes incessantes, conceptions erronées et sensations qui lui font dire qu'on le torture, qu'on le perce avec la pointe d'un couteau, il se croit mort. Il succombe après dixneuf jours de séquestration.' La coloration de la substance corticale varie du rouge au violet, elle est excoriée par place; la substance grise des couches optiques est colorée en violet foncé. (Calmeil, tome I, p. 345.)
Obs. il — Lucas 42 ans. Mélancolie, hallucinations terrifiantes, paralysie générale. Teintes framboisées et nombreuses ponctuations vasculaires au sein delà substance corticale; Zes couches optiques sont rouges et injectées. (Id., p. 349.)
Obs. III. — M. Alfred, 38 ans. Hallucinations de la vue et de l'ouïe, paralysie générale et démence. Les circonvolutions semblent atrophiées, elles sont d'une coloration de jaune rouille ; les couches optiques sont pareillement rabougries et d'une coloration bistrée. (Id.,p. 358.)
Obs. IV. — M. Marcus, 39 ans. Hallucinations de tous les sens, paralysie générale, démence. Substance cortiale jaunâtre; Zes couches optiques sont de coloration rosée . (Id.,p. 382.)
Obs. V. — M. Gabriel, 36 ans. Délire ambitieux, hallucinations de la vue et de l'ouïe, affaiblissement des facultés intellectuelles, symptômes de paralysie générale. Coloration rougeàtre de la substance grise dans la plupart des circonvolutions; Zes couches optiques sont augmentées de consistance, injectées et colorées en violet. (Id., p. 402.)
Obs. VI. — L..., 44 ans. Délire aigu, hallucinations de la vue et de l'ouïe, actesdéraisonnables. Injection des méninges; la substance grise des couches optiques est plus rouge que dan» l'état normal. (Id., p. 216.)
Obs. VII. — M. Sébastien, 40 ans. Excitatation maniaque avec symptômes de paralysie de langue seulement. Hallucinations de la vue et de l'ouïe. Coloration framboisêe de la substance corticale. La substance grise des couches optiques offre une teinte rouge des plus prononcées, [là., p. 30.2.)
Obs. VIII. — M. Emile, 67 ans. Epilepsie, excitation maniaque, hallucinations de la vue, démence. Substance grise de couleur rouille 5 celle des couches optiques offre les mêmes teintes. (Id., p. 461.)
Obs. IX. — M. Henry, 65 ans. Cécité, hallucinations variées, paralysie générale. Substance cortiale, de la coloration fleur de mauve; ces teintes sont encore plus prononcées dans l'épaisseur des couches optiques. (Id., p. 579.)
Obs. X. — M. Philippe, 42 ans. Délire mélancolique, accès répétés de panophobie nocturne, tenant à des hallucinations diverses. Excoriations et injection de la substance corticale, couches optiques de coloration rosée. (Id., p. 645.)
Obs. XI. — M. Antoine, 36 ans. Manie aiguë, puis démence avec hallucinations de l'ouïe. Ramollissement de la substance corticale, la couche optique du côté droit est ramollie et violacée, celle du côté gauche est presque à l'état normal. (Calmeil, tome II, p. 15.)
Obs. XII. — M. Hilaire, 54 ans. Délire roulant sur la sorcellerie, anciennes hallucinations. Foyer de ramollissement situé entre la couche optique et le corps strié des deux hémisphères. (Id., p. 380.)
Obs. XIII. Antonio, 55 ans. Hallucinations très-actives, • idées fixes, deux attaques d'apoplexie à deux années de dis- - tance. Deux foyers hémorrhagiques, l'un récent, l'autre ancien, dans le sillon de séparation de chaque couche optique et de chaque corps strié. (Id., p. 486.)
Obs. XIV. — Mlle Sophie, 68 ans. Démence, conceptions délirantes de nature mélancolique. Anciennes hallucinations de l'ouïe. Ramollissement des deiuio couches optiques. (Id., p. 496.)
Obs. XV. — Femme, 68 ans. Amaurotique, hallucinations.
Tumeur sous-méningée ayant comprimé le pédoncule cérébral et la couche optique. (Moutard-Martin, Société anatomique, 1845, p. 41.)
Obs. XVI. — Femme, 78 ans. Attaque d'apoplexie avec perte de connaissance; peu à peu l'intelligence revient, et Ton aperçoit quelque temps après qu'elle parle d'une manière incohérente et parait affectée de nombreuses hallucinations; elle devient démente. On trouve à l'autopsie, le corps strié et la couche optique du côté droit ramollis et pulpeux, le tissu qui les représentait avait unecoloration jaune d'ocre. (Archives de médecine, 1848, t. XVIII, p. 346.)
Obs. XVII. — Un artiste distingué se plaignait, depuis plusieurs année, de photopsie, à laquelle vinrent se joindre plus tard des céphalalgies et un affaiblissement de la vue, qai bientôt s'éteignit complètement. Malgré cela les éblouissements continuèrent nuit et jour, en prenant quelquefois la forme d'anges armés de glaives flamboyants, qu'ils agitaient en produisant de véritables lueurs électriques. Toutefois les formes variaient souvent. Les fonctions psychiques ne paraissaient pas troublées. Attaqué d'apoplexie en 1835, il se remit de cet accès ; seules les hallucinations de la vue revinrent avec un éclat plus douloureux et une plus grande persistance. Mort par attaque d'apoplexie. A l'autopsie, on trouve le ventricule droit rempli d'une multitude d'hydatides de différentes grosseurs; cette masse en forme de grappe, prenait son origine au plancher du ventricule par une sorte de pédicule, envoyait dans toute la cavité des ramifications au point de recouvrir le thalamus opticus de ce côté. Les deux couches optiques étaient d'ailleurs changées en bouUie, ainsi que tout le lobe cérébral antérieur, qui tomba pour ainsi dire en déliquium au toucher. Les nerfs optiques étaient comprimés par la masse des hydatides et il n'en restait plus qu'une enveloppe filiforme (Obs. du D>' Johnson, citée par Romberg, Lehrberg der Nerven-Krankheitein der Menschen, tome l, p. 131).
Obs. XVIII. — B..., 45 ans. Alternativement calme et agité, est incessamment tourmenté par des hallucinations delà vue, il est épris d'une femme qu'il adore, et avec laquelle il est,
dit-il, en relation journalière ; il la voit, il lui parle, c'est là un fait incontestable, et il fait même souvent sentir à son entourage les effets de sa jalousie. Sauf ces conceptions délirantes qui revenaient alternativement par accès, B... était calme et en général d'un caractère aimable. Il succomba très-rapidement aux accidents d'une congestionpulmonaire et cérébrale. On trouva, à l'autopsie, outre les traces d'une congestion récente très-accusée, portant sur le lobe cérébral gauche, deux petits foyers de tissu nerveux ramolli, du volume d'un pois, et occupant, dans chaque couche optique, les régions avoisinant la commissure grise (centres moyens). La délicatesse de ces deux régions de substance nerveuse était provoquée par un état hyperémique considérable des résaux capillaires dont les parois, déchirées çà et là, avaient donné lieu à de petites hémorrhagies moléculaires. (Luys, Recherches sur le système nerveux, p. 563.)
Obs. XIX. — B..., 56 ans. Manie chronique avec illusions et hallucinations, s'emporte contre des êtres imaginaires qui parlent, l'insultent et se moquent de lui. Succombe rapidement à une hémorrhagie cérébrale. A l'autopsie, on trouva un caillot entre les membranes et la base de la protubérance et du bulbe s' étendant sur toute la face inférieure du cervelet. Ventricule droit distendu et rempli par un caillot qui avec le sang extravasé pouvait atteindre le volume du poing. Couche optique et corps strié imbibés de sang. (Lagardelle, Rapport médical sur Vasile de Niort, 1867, p. 45.)
Obs. XX. — A..., 57 ans. Monomanie ambitieuse, idées de persécutions. Illusions pathologiques , hallucinations de l'ouïe. Mort de congestion cérébrale. Dégénérescence athéromateuse des artères du cerveau, sablé caractéristique, caillot fibrineux de la grosseur d'une noisette dans la couche optique gauche commençant à s'enkyster, (/d. p. 47.)
Obs. XXI. — J..., 49 ans. Délire théomaniaque avec hallucinations de la vue et de l'ouïe, violences, idées de grandeur, il est dieu, roi, gouverneur. Mort d'une affection cardiaque. Petit caillot fibrineux enkysté entre la couche optique et le corps strié gauche, substance cérébrale ramollie autour du foyer. {Td. p. 48.)
Obs. XXII. — G..., 54 ans. Idées de persécutions, illusions sur les personnes, hallucinations de l'ouïe, hallucinations internes. Elle dit qu'elle est morte et refuse de manger, puis elle a vu Dieu, la sainte Vierge. A l'autopsie, anémie cérébrale, ramollissement généralisé de la substance grise de l'hémisphère droit plus remarquable vers le lobe antérieur. Couche optique droite ramollie. (Id., p. 48.)
Obs. XXII. — Femme D..., 46 ans. Monomanie ancienne avec hallucinations de tous les sens. Hyperémie du cerveau, coucher- optiquiis ramullics. {Id., p. 49.)
Obs. XXIII. — La fille R..., 38 ans. Paralysie générale, illusions pathologiques, hallucinations de l'ouïe. Adhérences des méninges à la subtance corticale, ramollissement de cette dernière ; cicatrice dans la substance blanche de la couche optique gauche. {Id., p. 54.)
Obs. XXIV. — V..., 62 ans. Folie épileptique ancienne, excès alcooliques. Hallucinations de la vue et de l'ouïe incessantes. Mort à la suite d'une attaque de delirium tremens suraiguë. Hyperémie générale de l'encéphale; les couches optiques participent à cette congestion : leur substance grise, ferme, est d'une couleur foncée, sans aucune trace de ramollissement. (Id., p. 57. )|
Obs. XXV. — La nommée L..., âgée de 41 ans, entrée le 30 janvier 1867, dans l'hospice de la Salpétrière, service de M. le D"' Aug. Voisin. Dès 1865, hallucinations de la vue. Aliénation partielle -, par moments, excitation. Hallucinations injurieuses de la vue et de l'ouïe ; on lui fait du mal, on lui en veut. Hallucinations génitales, dont elle se plaint baucoup. Dans les derniers temps, diminution de l'ouïe. Elle succomba, le 17 avril 1869. à une fièvre typhoïde.
Autopsie. — Pas d'épaississements ni d'adhérences des méninges supérieures et latérales. Pas de sérosité sous-arachnoïdienne ; apparence normale des nerfs crâniens, sauf les huitièmes paires, qui sont molles à la partie la plus postérieure et interne des deux lobes du cervelet, et dans la région a plus immédiatement contiguë des olives bulbaires, on voit des amas de petites granulations comme on en voit dans les plexus choroïdes ventriculaires : ils se prolongent jusque dans Ritti. 10
le quatrième ventricule, où on les trouve tapissant sa paroi cérébelleuse. — Rien de particulier dans la couche optique gauche. Le centre gris antérieur de la couche optique droite est plus vasculaire que de coutume ; dans la partie la plus immédiatement sous-jacente au centre gris olfactif, on voit une petite tache lie de vin, due à un épanchement globulaire et une dépression correspondante . Il existe une lacune dans la partie moyenne. Elles ont chacune au plus un millimètre et demi de diamètre. ( Observation inédite communiquée par M. le Dr. Aug. Voisin.)
Obs. XXVI. — Femme D.., 75 ans. Démence, anciennes hallucinations, peurs. Sérosité arachnoïdienne abondante. Artères du cerveau athéromateuses. Hypervascularisation des deux hémisphères. Couches optiques : deux larges hiatus vasculaires, très-grand état de congestion des deux couches optiques, sauf dans les centres gris antérieurs. ( Aug. Voisin, Obs. inédite.)
Obs. XXVII. — Femme B..., 37 ans, entre à la Salpêtrière, le 14 mars 1873. Alternatives d'agitation maniaque et de dépression mélancolique. Hallucinations terrifiantes. Elle voyait un aigle d'une grandeur énorme et d'autres oiseaux énormes ; elle voyait venir l'aigle sur elle 5 elle dit qu'elle l'a senti dans son ventre; elle se dit empoisonnée. Morte le 12 mars 1873. A l'autopsie, on constate l'anémie très-prononcée des circonvolutions cérébrales ; mais la couche optique droite, ainsi que la circonvolution pariétale correspondante sont fortement hyperémiées ; il y a comme une arborisation vasculaire s'étendant de la couche optique droite à la substance corticale de la deuxième circonvolution pariétale droite. ( Aug. Voisin, Obs. inédite. )
Obs. XXVIII. — Femme W..., 62 ans. Entrée à l'hospice de la Salpètrière, le 25 mai 1861, décédée le 9 janvier 1871. Délire des persécutions; hallucinations de la vue et de l'ouïe ; on lui dit des injures, hallucinations de la sensibilité générale: elle sent des courants d'air; on lui jette sur tout le corps une espèce d'ingrédient qui la brûle. A l'autopsie, on trouve une néomembrane, tapissant la dure-mère ; la substance grise et la substance blanche des circonvolutions sont le siège d'arborisations et d'un piqueté très-notable.
Couche optique droite congestionnée ^ar points, en d'autres plus pâle ; elle est traversée par un vaisseau dilaté, qui est oblitéré par un caillot. Sur le plancher du quatrième ventricule et sur une section du bulbe perpendiculaire au sillon, on observe une injection très-vive; de plus, les racines des nerfs auditifs sont très-développées et saillantes. (Aug. Voisin, Obs. inédite.)
Obs. XXIX. — Femme R..., 44 ans. Entrée à la Salpètrière, le 7 octobre 1867, morte le 25 janvier 1871. Antécédents alcooliques; folie congestive; hallucination de la vue, de l'ouïe et de la sensibilité générale ; elle voit des diamants et des pierreries au plafond, voit et entend sa sœur ; on lui donne des coups, etc. A l'autopsie, on trouve une néomembrane arachnoïdienne. Dans le tiers postérieur des deux couches optiques, on voit un groupe d'ouvertures de vaisseaux dilatés, et rien dans le reste de ces mêmes couches. (Aug. Voisin, Obs. inédite.)
Obs. XXX. — Femme At..., 32 Aliénation caractérisée par des hallucinalions de l'ouïe, de l'agitation maniaque, et, finalement par de l'incohérence et de la démence. La moitié postérieure de la couche optique droite, offrait un piqueté vasculaire très-notable et des pertuis de vaisseaux, trois à quatre fois plus larges que normalement. (Aug. Voisin, Etudes d'histologie pathol. sur la folie simple, 1872, p. 5.)
Obs. XXXI. — Vie..., L...,70 ans. La folie datait de longtemps. Il y eut d'abord des hallucinations de l'ouïe, puis des idées de persécution et enfin de l'incohérence. Altérations calcaires des artères. Taches vert-de-gris, au nombre de 30 à 40, à la surface des circonvolutions frontales et pariétales seules. Couche optique droite : une coupe antéropostérieure y faisait découvrir une lacune qui pouvait loger une lentille. (Aug. Voisin, id., p. 8.)
Obs. XXXIl. — L..., 73 ans. Hallucinations de l'ouïe trèsintenses, surdité très-grande ; elle entend cependant un peu de l'oreille droite. Altération de l'odorat : elle prend le poivre pour le tabac -, ne reconnaît pas le premier au goût. Agitation continue.
Autopsie. — Dégénérescence calcaire des artères de la base
du cerveau. Une quinzaine de taches de vert-de-gris, dues à des amas de pigment dans les vaisseaux, sur la partie la plus supérieure des circonvolutions frontales et pariétales. La couche optique droite présente des lésions diverses : le centre antérieur est plus élevé qu'à gauche et présente à sa partie antérieure un collier de vaisseaux fortement turgides ; à la partie médiane de la couche optique, on remarque une petite tache roage correspondant à une dépression ; à sa partie postérieure, on voit deux autres taches rouges, mais plus petites que la précédente ] à ces taches, on voit aboutir les vaisseaux. ( Aug. Voisin, Obs. inédite.)