‹ Théorie physique et mathématique des phénomènes électro-dynamiques et du magnétismeChapitre 15 sur 20 · THÉORIE DU MAGNETISME TEBBESTRE · texte numérisé non relu

THÉORIE DU MAGNETISME TEBBESTRE

g i . Théorie électrique du magnétisme terrestre,

117. Pour expliquer tous les faits anciennement connus du magnétisme, et ceux qu'il venait de découvrir, Ampère admit dans le sein de la terre un courant électrique fermé allant de l'est à l'ouest.

Les formules (48) qui représentent l'action exercée par un courant fermé sur un élément de courant , ou le pôle d'un solénoïde, seront donc l'expression de la force exercée par le globe dans les phénomènes précédents, et elle dépendra seulement des intégrales A, B, C (58).

118. En comparant en effet les expériences précédentes, avec les résultats obtenus dans les numéros (44etsuiv.), nous trouvons l'accord le plus parfait et nous arrivons à ces conséquences remarquables :

«L'action que le globe exerce sur une aiguille aimantée » n'est pas dirigée vers un centre fixe ; elle est appliquée au » pôle de l'aimant et change de direction avec la position de »ce dernier. Le méridien magnétique d'un lieu sera le plan «mené par la directrice et la verticale du lieu, l'inclinaison, •l'angle de la directrice avec l'horizon.

» La déclinaison , l'inclinaison et l'intensité dépendront en » chaque lieu des valeurs des intégrales B, C (58) qui ren- » ferment tout le problème du magnétisme terrestre. Pour le » résoudre il faudra déterminer la surface qui , substituée dans » ces valeurs, donnera des résultats conformes à l'observation, »et dont la courbe limite sera le courant terrestre. »

1 1 9. Nous allons examiner le cas particulier d'un courant fermé plan et très-petit que nous avons étudié (45). Cette action doit assez bien représenter celle du globe vers l'équateur magnétique , car les rayons menés dans ce cas du pôle de l'aimant aux différents points de la surface magnétique (118),

peuvent cire regardés comme égaux et parallèles, faisant un angle constant avec les perpendiculaires abaissées de ce pôle sur les plans tangents en chaque point de la surface.

Nous avons trouvé dans ce cas (4&)

tang 7=2 tang> (1)

F inclin = -p-V / 5wi î X+7=-^r X \Z4 5gin*/

F déclin =-?X

1 est l'angle d'inclinaison, X la latitude.

Ces lois étant celles que Biot et Barlow ont déduites d'observations nombreuses, il est impossible de trouver plus d'accord entre la théorie et l'expérience. Nous pouvons donc conclure de ces formules, avec quelque apparence de certitude , que l'intensité du globe décroît comme le cube de la distance, et non comme le carré, ainsi qu'on l'avait supposé jusqu'ici. Espérons que des observations faites à l'équateur, et à diverses hauteurs, vérifieront ce dernier résultat de la théorie d'Ampère.

1 20. Les courbes iso-dynamiques dépendant de la hauteur des lieux d'observation, doivent même, dans le cas particulier précédent, offrir des irrégularités et ne pas se confondre avec les courbes d'égale inclinaison.

121. Les lois générales que nous venons de donner (119) n'étant pas d'accord avec les observations faites en différents point du globe, il nous paraît nécessaire, pour expliquer tous les faits relatifs au magnétisme terrestre, de supposer : i° un courant de forme irrégulière agissant sur le pôle d'un aimant à une distance telle qu'on ne peut la considérer la même pour tous ses points; 2° des courants locaux; 3° des courants périodiques dans leur intensité; 4° enfin des variations permanentes ou accidentelles dans ces courants qui formeront un système dont l'action dépendra toujours des formules générales précédentes ,(38) .

Page 1