Cf. Broghard art. cité p
moment de la reconstitution de Mantinée par Epamînondas, quatorze ans après le Stoixtdixoç (Xén. Bellen. VI, 5). Mais, lorsque le nouveau auvotxtcriJLéç des Mantinéens était Tévénement du jour, Platon n'y eût-il pas cherché plutôt un symbole du retour à Tunité première de notre nature? Ajoutons que, selon la juste remarque d'UEBERWEG {Unters. 219 sq.) et de Zellkr {op. cit. 549, 4), si la dispersion des Mantinéens eût été un fait aussi ancien, Platon n'aurait sans doute pas manqué d'écrire : xaôàxep o\ 'ApxaSeç %o'zï /.tX.
§ 78. — Cependant le sens même de cette allusion n'a pas paru incontestable à tous les critiques et il n'est pas inutile, pour bien comprendre à quel point la question est délicate, de passer en revue quelques-unes des hypothèses qui ont été ou qui peuvent être émises à ce sujet. — Il faut signaler tout d'abord la conjecture de Hommel, dans son édition du Banquet (Leipzig 1834); il proposait de lire : xaôazep o^ 'ApxaSeç àxô (au lieu de uxo) AaxsSaiiJLovfwv. Il n'y aurait plus dès lors aucun renseignement chronologique à chercher ici : la séparation géographique que de hautes montagnes établissent entre les Arcadiens et les Lacédémoniens serait seule en question. On expliquerait ainsi assez bien une anomalie, signalée par H. Muller, le traducteur de Platon*^ et que ni lie tour comique de la comparaison, ni le désir d'éviter une expression prosaïque ne suffisent peut-être à justifier, quoi qu'en ait pensé Ueberweg {loc, cit.) : pourquoi Platon a-t-il écrit 'Apxioeç et non Mavt'.vcT;?
Mais, objecte-t-on très justement, si l'on adopte cette hypothèse, le mot 5t(i)y.{(jôr^îi.£v n'est plus approprié, car ce mot a une signification parfaitement définie et convient uniquement aux opérations du genre de celle que Mantinée eut à subir en 385. La conjecture de Hommel appellerait dès lors une autre modification au texte traditionnel : il faudrait, conconformément à une leçon signalée, sans justification, par H. Estienne *^ lire 8t£ffxîcj6Y3[x£v, au lieu de âta)x{cxôr<[xev. Cette