‹ Theorie platenicienne de l'amourChapitre 24 sur 99 · Grote Plato I ', 200 r ; Gomper;; loc, cit · texte numérisé non relu

Grote Plato I ', 200 r ; Gomper;; loc, cit

cette rhétorique creuse à laquelle fait défaut la réflexion philosophique.

La prédiction relative à Isocrate ne saurait non plus fournir la preuve qu'on croit y trouver. Qu'y aurait-il donc de si ridicule, demandait déjà Hermann^*, qu'elle fût un vaticinium ex eventu^ N'est-ce pas précisément ainsi que l'a comprise CiGÉRON {Orator XIII, 41 sq.)? Tout au contraire, il y aurait eu, observait encore le même critique, une grande outrecuidance de la part d'un homme jeune et inconnu à recommander sur ce ton un de ses contemporains, de neuf ans même plus âgé que lui. D'autre part, rien n'est moins certain que l'antériorité du Phèdre sur le discours d'Isocrate contre les Sophistes; beaucoup de critiques pensent, à l'inverse d'UsENER, que c'est au contraire Platon qui s'est inspiré d'Isocrate (voir plus bas § 100 s. i?i.), et nous essaierons de montrer, d'ailleurs, à quel point sont hypothétiques toutes les inductions que l'on fonde sur la comparaison des textes d'Isocrate et de Platon (§ 100, en entier). Sur cette première supposition, Usener en fonde une autre qui n'est pas mieux établie : le Phèdre, dit-il, étant antérieur au discours contre les Sophistes, il faut qu'il ait été composé avant le départ de Platon pour ses voyages. Mais rien ne prouve, remarque Zeller (loc. cit. et 404 sq.)^ et cela semble même au contraire tout à fait invraisemblable, que Platon ne soit pas revenu une seule fois à Athènes, depuis la mort de Socrate jusqu'au moment de son retour, après le premier voyage de Sicile, en 389/387.

§ 87. — Il n'y a rien non plus de décisif dans toutes les vraisemblances que l'on croit trouver dans les caractères internes du dialogue. Le manque de rigueur dans la composition, sur lequel Bonitz a principalement insisté (loc. cit.), n'est pas incontestablement un signe de jeunesse. Raeder fait remarquer avec raison que nous le retrouvons également dans la République et dans tous les dialogues postérieurs, où la considération du fond l'emporte sur les préoccupations

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