‹ Theorie platenicienne de l'amourChapitre 46 sur 99 · RAPPORTS DU PHÉDON ET DU PHÈDRE · texte numérisé non relu

RAPPORTS DU PHÉDON ET DU PHÈDRE

VI Phèdre sur le Banquet n'ont pas paru probantes. Par con- Squent, la thèse opposée reste entière. Il suffît à l'objet que 3 me propose de Tavoir établie d'une façon générale, et je ne ousserai pas plus avant cette étude chronologique. Le ^hèdre est-il de 378, comme le veulent Thompson (XXXVIII, p. Raeder 278) et Lutoslav^tski (p. 352)? Doit-on se borner dire qu'il est postérieur à 380 (Raeder /oc. cit., cf. 266)? *eu importe *^^ L'essentiel, ce serait en effet, pour nous, l'avoir prouvé que les résultats de notre analyse (ch. I, § 73- J^) n'étaient pas illusoires et que la théorie de l'Amour exposée dans le Phèdre est bien postérieure en effet, dans le emps, à celle du Banquet, S'il est vrai que le Phèdre soit postérieur à la République et voisin des dialogues de la dernière période, du Timée, du Sophiste, du Politique, du Phi- (èùe, sans parler des Lois, il faut voir là une indication précieuse sur le sens qui pourra être attribué à cette forme plus récente de l'Erotique platonicienne. La théorie de l'Amour y serait élaborée principalen^ent au point de vue de ses rapports tant avec la théorie de l'Ame et avec la théorie de la Nature, que avec la conception de la méthode philosophique et morale, en somme dans ses rapports avec l'organisation de r Univers et avec la constitution ou la destinée de l'homme, avec l'action comme avec la pensée.

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