Rép, 515 E : Sia Tpa^eîac tt)C àvaêavso); xa\ àvavxovc
216. Rep, 534 E : Sp' oSv... îoxeî dot... wanep Opiyxbç ^ ôtaXexTtxti ti|AJ» êicàvb) xeToOai.
217. TOiïo; vûyjt6; — épatb; t6icoç, iva \kr\ oupavbv g(itb>v fiôÇw coi aoçiÇcfl^)» Tiepi To ovopia [509 D], 508 B-510 B; cf. 516 A-C, 517 B.
la Science qui a pour objet ce qui est essentiellement (247 DE). Voilà donc les spectacles dont F Amour doit déterminer en nous la réminiscence et, nous le savons (cf. § 128, p. 145), c'est à l'Intellect, au cocher de T Ame qu'il appartient d'avoir cette réminiscence (253 E-254 B), parce que c'est à lui que ces spectacles ont été donnés (247 CD) . En outre cette réminiscence n'est autre chose que la réduction de la multiplicité des sensations à l'unité de l'Idée (249 BC). Or, en lisant ceci, le rapprochement s'impose avec l'objet de la Dialectique : n'est-il pas en effet de nous élever au-dessus d'une science, plus ou moins bien dégagée dû devenir, mais qui du moins vaut en tant que généralisation, jusqu'à la contemplation de l'Être par excellence et enfin du Bien, contemplation qui n'appartient qu'à un organe de l'Ame, dont la parenté avec l'Être fait précisément que l'Être est visible pour lui ^*^ ?
§ 151. — Il résulte des comparaisons qui précèdent que la méthode erotique et la méthode dialectique, l'Amour et la connaissance, ont certainement aux yeux de Platon la plus étroite parenté. Certes il serait illégitime de les identifier, comme l'ont fait certains auteurs ^*^. Mais il ne faut pas non plus, avec Zeller, considérer la méthode de l'Amour comme incapable, en comparaison avec la méthode dialectique, d'atteindre la Vérité elle-même : « Toute cette préparation, dit-il, que le Banquet nous a décrite et que la République nous décrira plus exactement encore nous amène jusqu'au seuil de la Philosophie ; seule la Dialectique peut nous guider sur son domaine propre. La nécessité de surajouter la Dialectique à Timpulsion philosophique [der philosophische Trieb] (l'Eros)
218. Bép. VI, 490 AB, 507 D-508 E; VII, 518 CD, 524 E-525 A» 527 DE, 532 A-C, 533 CD, 540 A. Cf. VII, 521 CD, 525 B. 527 B, 529 D, 530 BG, 531 DE, 533 A, 537 CD.
219. Par ex., Rettig {op, cit. 33, 306), qui coofond le Beau, terme du processus du Banquet, avec le Bien terme du processus de la République; et BoETTiGHER, quî va jusqu'à établir (Eros und Erkenntniss bel Platon in ihrer gegenseitigen Fôrderung und Ergànzung Pr. 1894 (Berlin), p. 14) une symétrie parfaite entre les objets et les modes du connaître d'une part et les objets et les formes de FAmour.
est déjà exprimée dans le Phèdre^ puisque dans ce dialogue, à une exposition de TEros, contenue dans la première partie, la seconde fait suivre une recherche sur Fart du discours, o « L'impulsion philosophique est... seulement le siimulant [das Slreben] pour la possession de la vérité. Mais... le moyen d'atteindre cette possession,... c'est la méthode dialectique qui le fournit. ))^^^ Mais une méthode qui nous donne la contemplation de l'Idée du Beau ne peut être considérée comme nous conduisant seulement jusqu'au seuil de la vérité. Quel sens aurait la comparaison de la préparation erotique avec la préparation dialectique, si l'Amour était lui-même une propédeutique ? Enfin l'argument tiré du Phèdre, eu laissant même de côté la question chronologique, est sans valeur, car l'objet du Phèdre, c'est la rhétorique philosophique, c'est-àdire la rhétorique fondée sur la Dialectique : la question de l'Amour n'y est traitée qu'à titre d'exemple (cf. n. 37), et, si le choix de cet exemple prouve quelque chose, on ne saurait du moins rien inférer de ce fait que Platon parle de la Dialectique après avoir parlé de l'Amour : n'est-il pas légitime en effet de commencer par développer l'exemple avant d'exposer les enseignements qu'il comporte? Si, d'autre part, le problème de l'Amour a été préféré à tout autre pour servir de matière à un discours vraiment philosophique, n'est-ce pas précisément parce que, au contraire, il est possible de trouver dans l'Amour un enseignement au moins analogue à celui que nous fournit la Dialectique? Il n'est donc pas une préparation à la Dialectique, mais il y a déjà en lui une partie tout au moins de ce que nous trouvons dans la Dialectique. Car le sens précis des développements poétiques du Phèdre, c'est
220. II, 1^, 614 sq. Telle est aussi, à peu de chose près, ropinion de M. KoCK die Rede des Sokr, in Platons Sympos. und der Problem der Erotik Pr. Berlin 1886, ap. Boetticher op, cit. p. 3, n. 2 — et aussi, bien qu'il insiste plus particulièrement sur Taspect moral et pratique de l'Eros, de HiLLE Ueber die platon. Lehre vom Eros. Welche ethischen Anforderungen stellt Platû in dieser Lehre an den Philosophen? In wie weit hat die Persônlichkeit Platos diesen Anforderungen entsprochen? Pr. Liegnitz 1892, ap. BôTTiCHER ibid. n. 3.