‹ Théorie rationnelle du mouvement mélodique des sonsChapitre 21 sur 41 · B C DEF G II I · texte numérisé non relu

B C DEF G II I

Soit O la corde la plus grave, avec dix vibrations fondamentales. Considérons successivement A, /i, C\ ü, E, F , G, //, / les cordes qui donnent 20, 30, 40, 50, 60, 70, 80, 90 et 100 vibrations fondamentales. Nous voyons que :

1° Tout son simple de moins de 10 vibrations ne peut pas être perçu.

2° Tout son de 10 à 20 vibrations n’est révélé que par une seule empreinte, on ne peut repérer que l’unisson.

3° Tout son de 20 à 30 vibrations, avec deux empreintes, peut révéler l’octave.

4° Entre B et C naît la cadence.

5° Entre D et E naissent les accords parfaits, etc., etc.

A mesure que le son s’élève, les intervalles qu’on peut mesurer se resserrent. Les sons graves se prêtent mal aux intervalles serrés.

Au delà du point / apparaissent les empreintes additionnelles. Quand on arrive à 180 vibrations, on possède toutes les empreintes distinctes ; on possède les empreintes du premier degré de confusion à partir de 320 vibrations et on les possède toutes à 400 vibrations.

Le diapason donnant 870 vibrations, on constate que :

1° Le violon, du sol grave, au si aiguë première position, émet des sons qui s’étendent de 391*,5 à 1957 v ,5.

La perception des sons donnés par le violon est donc complète.

2° L’alto commence à 26 l v , ses sons donnent donc toutes les empreintes distinctes et davantage.

3° Le violoncelle commence à Y ut de 130 v ,5, possède toutes les empreintes distinctes, sauf les sons graves à partir du fa où il en manque quelques-unes.

4° La contrebasse descend jusqu’à 84 vibrations, les sons émis possèdent sauf les deux derniers, toutes les empreintes directes.

Au-dessous de ces sons, les basses ne peuvent servir qu’à préciser les supports réels des intervalles formés par des sons plus élevés, et a donner de la netteté à certaines empreintes éloignées qui tendraient à se confondre.

Lorsqu’au lieu de considérer des sons graves on considère des sons aigus, on voit qu’à partir de 10,000 vibrations et plus, les perceptions deviennent incomplètes. Toutes les empreintes directes échappent après 100,000 vibrations. La notion d’un véritable son se perd certainement dès que le dernier son implicite n'a pas au moins cinq empreintes directes. Cette limite correspondrait à 20,000 vibrations. Au-dessus, les notions perdraient leur caractère, les sensations étant trop incomplètes.

Remarque. — S’il existe 6,000 cordes dans l’oreille, et si les cordes extrêmes donnent respectivement 10 et 10,000 vibrations fondamentales, 1 intervalle moyen entre deux cordes consécutives de l’oreille serait moindre que un dixième de comma mineur. Ce petit intervalle formerait la limite au-dessous de laquelle nous ne pouvons pas apprécier la différence de deux sons, indépendamment de toute adaptation résultant de la faculté Z.

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