‹ Théorie rationnelle du mouvement mélodique des sonsChapitre 28 sur 41 · sensible · texte numérisé non relu

sensible

t r fl d

Q' médian te

9» sensible mineure

9' majeur

cr

9* mineur

Cela correspond à quinze combinaisons différentes.

§ 8. — Génération des accords. — Son préalable, préparation. — Son final, fondamentale.

Nous remarquons qu’on peut former tous les accords, de trois, de quatre ou de cinq sons, en considérant sur l’échelle la série de trois, quatre ou cinq sons espacés successivement de tierces superposées. Présenté ainsi,

c’est-à-dire sous la forme que nous avons donnée dans la nomenclature, on dit que l’accord est à l’état générateur.

Si on se reporte, pour chacun des accords, aux schémas qui ont servi à les obtenir, on remarque que le son le plus élevé de l’accord générateur se présente toujours le premier, tandis que le plus grave se présente toujours le dernier, c’est le son final. Somme toute, l’ordre de la génération des sons d’un accord va, dans le sens direct, du son élevé au son grave de l’accord générateur. Le son le plus grave se nomme fondamentale, parce que c’est le son final. Le ou les sons au-dessus des trois sons graves de l’accord générateur est ou sont dissonnants avec les trois autres, ils sont préalables, pour éviter la confusion et pour éviter aussi les incohérences dont nous allons parler, ils doivent être exprimés les premiers. C’est ce qu’on appelle faire la préparation d’un accord dissonnant. Dans les accords de trois sons, la préparation n’est pas nécessaire à cause de la consonnance, bien que, pour ces accords, comme pour tous les autres, l’ordre de génération des sons suive, en descendant, ceux que marque l’accord générateur.

§ 0. — Incohérences à signaler.

Les incohérences à signaler avec les accords dissonnants sont tellement nombreuses qu’il faut renoncer à les indiquer toutes, sous peine de se perdre dans des détails souvent sans intérêt. Il suffit que l’on sache les déterminer, autant que de besoin, sur chaque accord pris en particulier.

Il y a d’abord l’incohérence qui résulte des deux quintes superposées dans la plupart des accords de neuvième. On peut signaler une incohérence de même forme dans l’accord de 7 e majeur

Le do forme avec le /«, d’une part une quinte descendante, et avec le mi d'autre part une tierce majeure ascendante. Or la quinte descendante est un parcours direct et la tierce majeure montante un parcours indirect, il y a donc incohérence à l’égard du pivot d. Il y a une incohérence analogue sur le pivot/ avec la tierce majeure descendante fl et la quinte montante l m

L’accord de septième de dominante s L r / et l’accord de 1'' de sensible / r fl ne présentent aucune incohérence, mais simplement de la dissonnance.

Cette dissonnance est plus marquée dans le second que dans le premier, parce que les sons indicateurs des intervalles, bien que donnant des indications concordantes dans les deux cas, se réfèrent pour le premier au support réel et pour le second au support virtuel.

Les incohérences se manifestent non seulement avec les intervalles originaux, mais encore avec les intervalles différentiels. Prenons comme exemple l'accord de septième mineur r f l d : L’intervalle de l à rf, si on se réfère au son indicateur r serait (—si on se réfère au contraire au son indicateur /'on trouverait jp). Comme le sens du parcours est différent suivant qu’il s’agit de ( ou de on voit qu’il y a aussi incohérence ; mais

comme il s’agit d’intervalles différentiels, l’incohérence est consécutive de la confusion qui résulte de la dissonnance.

Ces quelques indications suffisent pour guider les recherches d’incohérence dans tous les cas où elles peuvent se présenter. L’incohérence disparaît avec la préparation. C’est qu’en effet les difficultés dues à l’incohérence ne viennent que de la simultanéité de mouvements directs et indirects. C’est cette simultanéité seule qui est impossible, dès qu’il y a préparation, c'est-à-dire quand il n’y a plus simultanéité dans les mouvements, il n’y a plus d’incohérence. La dissonnance et l’incohérence s’unissent donc pour réclamer la préparation des accords dissonnants.

A l’égard de l’incohérence qui résulte de la superposition des deux quintes dans l’accord de neuvième, nous pouvons faire des observations tout à fait analogues à celles qui ont été développées au § 11 du chap. XII. Considérons par exemple l’accord de neuvième majeur figurant sous la lettre f dans la série des accords de cinq sons, et conservons seulement les sons incohérents extrêmes /‘et s , avec le pivot de l’incohérence d , nous aurons :

Pour caractériser davantage l’incohérence, renversons les sons s et f de

manière à former deux quartes superposées dont la direction est encore plus accusée que celle de la quinte. Envisageons les sons s et f émis simultanément en dehors du son rf, notre oreille prendra cet intervalle, qui est dans une position définie, pour (-^-) conformément à ce que nous avons expliqué à propos des sons indicateurs. Mais si l’on fait intervenir le son d en même

temps que s et /' la question change complètement ; bien que les sons réels s et /‘n’aient pas été modifiés, l’incohérence apparaît immédiatement, parce que les deux intervalles de quartes superposées nous obligent à prendre l’intervalle de s à f\ non plus pour (-£-) mais pour (- 77 -)- Cette simple modification de j = ( - 77 ”) — ("T")’ non P as dans les sons réels qui restent les mêmes, mais dans les sons repérés, signale une dissonnance. très caractérisée à cause de l’incohérence d’où elle découle.

L’incohérence et la dissonnance se résolvent simultanément de bien des manières :

ou bien

ou bien

ni

7 ci

fi

ni

etc.

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