RAIES FIXES ET ESPACES COLORÉS DU SPECTRE NORMAL
Le ronge orangé finit et le l’orangé
commence à
L’orangé finit et le jaune orangé
commence à
Le jaune orangé finit et le jaune
commence à *
Le jaune finit et le jaune verdâtre
commence à ■
Le vert jaune finit et le vert franc
commence à
Le vert franc finit et le vert bleu
commence à
Le vert bleu finit et le bleu cyané
commence à
Le bleu cyané finit et le bleu commence à
Le bleu finit et le bleu violet commence à
Le violet bleu finit et le violet franc commence à
Le tableau qui suit indique les espaces occupés par les diverses couleurs du spectre normal :
Rouge pur 330
Jaune
Jaune verdâtre et vert jaune.
Vert franc
Vert bleu
Bleu cyané
Bleu
Bleu violet et violet bleu. . . .
Violet pur
Rouge
Rouge orangé.
Orangé.
Jaune orangé.
Jaune verdâtre et
Vert jaunâtre.
Vert.
Vert bleu.
Bleu cyané.
Bleu.
Bleu violet.
Violet.
La figure 4 représente le spectre normal avec ses raies fixes et ses espaces colorés, disposés d’après les tableaux qui précèdent.
Si nous comparons ces tableaux à ceux que donne un prisme de verre, nous verrons que les raies fixes et les espaces colorés ne sont pas disposés tout à fait de même; nous avons déjà indiqué la principale cause de cette différence. Cependant, lorsque nous comparons les espaces qu’occupent les couleurs des deux spectres, il faut aussi nous
Fig. 4. — Raies fixes et espaces colorés du spectre normal.
rappeler que nous devons encore tenir compte d’une autre cause : en effet, la répartition de la luminosité n’est pas la même dans les deux spectres, et, comme nous le verrons au chapitre XII, cette répartition exerce une certaine influence sur l’apparence des couleurs ellesmêmes ; ainsi le rouge très lumineux prend une teinte orangée, le bleu très foncé tend à paraître violet, etc. Le spectre normal dont nous nous sommes servi a été obtenu au moyen d’un magnifique réseau parallèle dû à M. Rutherfurd. La plaque de verre contenait près de 750 lignes par millimètre et était argentée par derrière, de sorte que les couleurs avaient autant d’éclat que celles qui viennent d’un prisme de verre. Le spectre choisi par l’opérateur était à peu près six fois plus long que celui du prisme de verre, circonstance qui devait naturellement favoriser l’exactitude des observations.
Les tableaux que nous venons de donner nous rendent très facile de calculer les longueurs des ondes lumineuses qui correspondent aux milieux des espaces colorés du spectre normal. Pour cela, il suffit de constater le nombre qui correspond, par exemple, au milieu de l’espace rouge; on multiplie ce nombre par 3.653, et on retranche de 7603 le produit ainsi obtenu : le reste exprimera, en dix-millionièmes de millimètre, la longueur d’onde correspondant à cette partie du spectre normal. Le tableau suivant contient les longueurs d’onde qui correspondent aux milieux des espaces colorés :
Longueurs d onde en ~Lq qqq qqq de millimètre.
Milieu de l’espace rouge 7000
» rouge orangé 6208
» orangé 5972
» jaune orangé. 5879
» jaune 5808
» vert franc 5271
« vert bleu 5082
» bleucyané.. 4960
bleu 4732
» bleu violet 4383
» violet pur 4059
Les résultats que nous donnons ici diffèrent un peu des résultats obtenus par Listing en 1867 ; les différences sont dues en partie aux termes employés : ainsi nous avons partagé en rouge orangé, orangé et jaune orangé un espace que Listing désigne simplement sous le nom d’orangé. D’après nous, le bleu cyané tombe du côté du rouge