COULEURS SUBJECTIVES
disque blanc sur lequel est peinte une spirale noire, comme celle de la ligure 27. On peut étudier ces phénomènes avec assez de facilité en suivant une méthode dont nous nous sommes servi il y a plusieurs années. Un disque noirci, avec quatre secteurs de sept degrés découpés dans le carton, tournait au moyen d’un mouvement d’horlogerie, et l’observateur regardait un ciel couvert à travers les ouvertures. Quand la vitesse du disque était de neuf tours par seconde, le ciel tout entier semblait souvent d’une teinte cramoisi foncé, sauf un petit point au centre du champ visuel, qui était presque toujours jaune. Avec une vitesse de onze tours et demi par seconde, le point central s’étendait un peu et se colorait en vert bleuâtre, avec un bord bleu pâle étroit, qui est indiqué sur la figure 28 par la ligne pointillée ; le reste du ciel paraissait pourpre ou pourpre rougeâtre. Sauf
Fig. 28. — Couleurs subjectives vues Fig. 29. — Couleurs subjectives, sur le ciel à l’aide d’un disque tour- anneau, etc., vus sur le ciel à nant. l’aide d’un disque tournant.
certaines variations du contour du point central, cette apparence se maintenait à peu près la même tant que la vitesse de rotation du disque ne variait pas. Quand cette vitesse s’accroissait, le point vert | bleuâtre s’étendait et prenait la forme d’un anneau vert bleu irrégulier, qui remplissait presque tout le champ visuel lorsque la vitesse atteignait quinze tours par seconde (figure 29). Avec des vitesses encore plus grandes, toutes ces apparences disparaissaient, et l’on voyait le ciel de même qu’à l’œil nu U On a fait bien des tentatives ingénieuses pour fonder sur les phénomènes de ce genre une théorie de la production des couleurs, bien qu’il soit facile de démontrer que dans I tous les cas semblables le disque ne transmet pas de la lumière colorée,
! mais bien de la lumière blanche, et que les effets produits sont dus à