‹ Théorie scientifique des couleursChapitre 77 sur 218 · ACTION DE LA LUMIÈRE COLORÉE · texte numérisé non relu

ACTION DE LA LUMIÈRE COLORÉE

Orangé. donne

Jaune de chrome, »

Gomme-gutte, »

Vert jaunâtre, »

Vert, »

Vert bleu, »

Bleu cyané, «

Bleu de Prusse, »

Bleu d’outremer, »

Violet, »

Violet pourpre, »

Pourpre, »

Noir, »

De l’orangé rouge et de l’écarlate.

De l’orangé.

De l’orangé.

Du jaune et de l’orangé.

Du jaune et de l’orangé (blanchâtre).

Presque du blanc.

Du gris.

Un pourpre rouge ou un violet bleu.

Un pourpre rouge ou un violet bleu.

Un pourpre rouge.

Un pourpre rouge.

Un rouge pourpre ou du rouge.

Un rouge sombre.

Tableau III.

Une lumière verte tombant sur un papier teinté de

Carmin,

donne

Vermillon,

dâtre.

Orangé,

Jaune de chrome

Gomme-gutte,

Vert jaunâtre,

Vert,

VejT bleu,

Bleu cyané,

Bleu de Prusse,

Bleu d’outremer,

Violet,

violet (tous blanchâtres).

Violet pourpre,

Pourpre,

gris rougeâtre.

Noir,

Tableau IV.

Une lumière bleue tombant sur un papier teinté de

Carmin, donne

Vermillon, »

Orangé, >»

Jaune de chrome, ».

Gomme-gutte, » ,

Du pourpre.

Un pourpre rouge.

Un' pourpre blanchâtre.

Un gris jaunâtre, un gris verdâtre.

Un gris jaunâtre, un gris verdâ tre.

Rood.

DU MÉLANGE DES COULEURS

Vert jaunâtre, Vert,

Vert bleu,

Bleu cyané,

Bleu de Prusse, Bleu d’outremer, Violet,

Violet pourpre, Pourpre,

Noir,

donne Un gris bleu.

» Un vert bleu, du bleu cyané.

» Du bleu cyané, du bleu.

» . . . Du bleu.

» Du bleu.

■ » . . Du bleu.

» . . De l’outremer, du bleu violet.

» Un violet bleu.

» Un bleu violet, un violet pourpre.

» Un bleu foncé.

L’ensemble de ces expériences prouve que, si l’on veut prévoir les effets que donnera l’action d’une lumière colorée sur des surfaces colorées elles-mêmes, il faut se laisser guider surtout par les lois qui régissent les mélanges de lumières colorées plutôt que par celles que l’on peut déduire de l’expérience des matières colorantes; ces premières lois nous enseignent en effet , lorsque nous étudions d’après nature, à suivre sans crainte les indications même les plus fugitives de l’œil, sans nous inquiéter si elles sont en contradiction avec les leçons de la palette.

Passons maintenant aux changements de teinte qu’éprouvent les surfaces colorées qui reçoivent la lumière d’une lampe à huile ou à gaz. Si, dans nos expériences sur cette question, nous nous contentons de regarder à la lumière de la lampe les surfaces colorées mises dans une chambre qu’éclaire cette même lampe, il nous sera impossible d’arriver à des résultats exacts, car en suivant cette méthode nous nous serons rendus pratiquement daltoniens, et notre œil n’aura plus la faculté d’apprécier toute une série de teintes d’une manière correcte. Les rayons violets, bleus et vert bleuâtre manquent à la lumière du gaz, dont la résultante est, par conséquent, jaune orangé au lieu d’être blanche. Si nous sommes plongés dans cette lumière, elle nous paraîtra blanche, et notre appréciation de toutes les couleurs sera plus ou moins faussée : les surfaces jaunes sembleront blanches ou blanchâtres ; les surfaces bleues, d’un bleu plus grisâtre, ou, si elles sont d’un bleu pâle, elles sembleront même gris pur. Voici une méthode simple que nous avons imaginée pour étudier les changements réels que détermine l’action de la lumière artificielle : nous mettons une chambre noire dans une salle éclairée par la lumière du jour; en face, et à une petite distance, nous plaçons une flamme de gaz, ou bien celle d’une lampe à huile, de manière que l’objectif de la chambre noire en donne l’image à peu près en demi-grandeur

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