‹ Théorie sociétaireChapitre 37 sur 39 · ILOTES. SI · texte numérisé non relu

ILOTES. SI

cmoHuieiel-ckaciiii de tes eaCuiti ; nos comptes avec elle ne sont fÊS réglés «par une «enle exif ience.

D'après cette manière de voir, qui a en sa faveur luie foule d'auar lubies dans la nature , nous renaitcoiis ki-bas, après un certain ^M dete«f>sfMi8sé dans une vie d'un moude différent et plus élevé ; mam Feiûeiidràns^nce mnndeHciipoury prendre encore notre part, soit des chances de malheur que nous y. aurons laissées à la vie Immame, Mi des £éiioUés qu'un meilleur ordre social aura préfêrfin aux (jénératioas lutures. Oui, je ne crains pas d'exprimei^ AetÉe^srofanoe, fondée Air le.prâncipetque/otfif éj/ Ué dans l'univers et néfi selon Jajusiicôj -oui, -c'est ma conviction profonde , nous revivrons sur terre , et aious sommes par conséquent destinés à «■bir inasB-dnéraes les lois d'iniquité et d'oppression que nous aucous laites Ml 4(iie aous aurons .laissé subsister, comme à joujr des biens idont, grâce à nos «0orts, la race humaine aura été mise en IMimeasion. Ken-seolerasut nous revivrons, mais nous revivrons «n aUennant de sexe d'-une existence terrestre à une autre ; nous «evivrons, sans qu'il nous soit possible de savoir dans laquelle des Sociétés «ncobérentes qui se partagent le Globe tant que l'Unité CDciaie n'y est .pas encore établie, ni à quelle place de ces Socit^tés ^pH en ont na si grand nombre de mauvaises pour une seule fAssable. Vous «oyez donc bien que nous sommes directement , lienonnelleiiienjt intéressés, tous tant que nous sommes, àaffraniriiir de la soulIranGe et de la contrainte toutes les conditions de la ne sans -en excepter aucune. Nihil humani a me alienimi.

Tel qui se voit aujourd'hui millionnaire pourra se trouver îndi|^t .dan» sa prochaine existence, si à cette époque la misère règne encore ici-bas. Le sage Platon, qui rendait grâce aux Dieux de l'avoir lait naître homme et non pas femme, homme libre et ^as .esclave , .Grec et non pAS Barbare , Platon a pu renaître ides fois, depuis, dans chacune des situations fâcheuses auxi|nitko 'il se bornait, .dans son égoïame, à se féliciter d'avoir pAur son compte, AU lieu d'aviser aux moyens dejes amé- \ «œs fliiuations iustement redoutées : tâche autrement digne 4e JOtféttie que les aubtilités et Jes controverses souvent ridicules Mv latqneUes il s'eat consumé, non aaos jeter beaucoup d'éclat M il'4Mi «anlq HMÎi im éclat inutile pour le bonheur des hommes. Jkmmum4ehmrmenmty voilàiieqn'nn peut dire de lui et de tous ^ni ABt dogmatité éL moralisé obl vne d'un état de aociéU

Îi8 NOTES.

divergent et faux, plutôt qae de chercher comment on lui en substituerait un autre qui fût unitaire et vrai; De leurs travaux il ne restera que ce qui est observation.

G*est dans cet ordre d'idées relatives à un retour ici-bas , que Verguiaud puisait, à. son insu peut-être, une de ses inspirations les plus éloquentes, lorsqu'il s*écriait à la tribune de FAssemblée Législative :

«Il me semble que les mânes des générations écoulées se pres- » sent dans ce temple pour vous conjurer, au nom des maux que « leur a fait souffrir Tesclavage , d'en préserver les générations « futures. Exaucez ces prières, soyez pour l'avenir une provi- V dcnce bienfaisante, associez-vous à la justice éternelle. »

S*il est permis de juger d'une conception de la Vie future par l'influence sociale qu'elle devrait exercer sur les hommes qui l'admettraient, y en eut-il jamais qui se recommandât mieux sous ce rapport que la conception indiquée par Fourier? Non-seulement une (elle manière de voir exclut absolument toute disposition d'esprit analogue à celle qui faisait dire au roi dégénéré d'une conr dissolue : a Cela durera toujours autant que nous, t lâche et antisocial sentiment, exprimé aussi dans ce propos à l'usage du vulgaire : Après moi le déluge ; — non-seulement, dis-je, une telle manière de voir exclut toute coupable indifférence au sujet de l'avenir, mais de plus elle nous montre l'impossibilité d'un salut individuel et exceptionnel pour quelques-uns soit en ce monde, soit dans l'autre. Avec une semblable idée du lien universel et indis^ soluhlc des destinées humaines, on voit qu'il n'y a moyen pour nous de nous sauver qu'avec tous nos frères, et -en coopérant à l'œuvre du salut commun.

Pas un des motifs vraiment moralisateurs que renferment sur cette question les dogmes des religions diverses , ceux de la religion chrétienne notamment, pas un de ces motifs (même, à mon avis, la révélation des actes et des pensées an jour du jugement) qui ne se rencontre aussi dans l'idée que Fourier nous donne de la Vie future. Mais combien n'offre-t-ellé pas, en ootre, de stimulants à bien faire , à servir de tout notre pouvoir, dans toutes les situations, la cause de l'Humanité, soit en matériel, soit en spiri* tuci, stimulants que ne présente, il faut bien le dire, aucune autre croyance ? Notez encore que cette idée, d'une influence si salutaire et si puissante snr la conduite des hommes qui en feraient

pénétrés, ne suppose Dieu ni cruel ni injuste , ne le fait pas tel en un mot qu'il est désormais impossible à notre raison et à notre cœur d'admettre qu'il soit, t Qui ne voit en effet , « comme le dit un auteur anonyme dont les inspirations sont parfois très-heureuses, a qui ne voit que le cœur humain gagne toujours du ter- 9 rain contre les dogmes qui veulent arrêter l'espérance ? H finira 1 par apaiser tout ce qui était implacable ; il ne se reposera que > dans une croyance qui étende finalement le bonheur à toutes « les créatures capables d'en jouir, t [Définition de la situnUion du monde au xix^ siècle. )

OPINION DB POUmER SUR LES CONCOURS ACADI^MIQUES. l'académie française et le livre de m. REYBAUD SUR LES

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